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En visite à Londres, Emmanuel Macron rencontre Theresa May

Emmanuel Macron au 10 Downing Street à Londres

Par Arthur Berdah

Emmanuel Macron au 10 Downing Street à Londres
Emmanuel Macron au 10 Downing Street à Londres

En déplacement outre-Manche ce mardi, le candidat d’En marche ! à la présidentielle va également tenir un meeting en fin de journée devant les Français installés dans la City. L’occasion de reprendre la main après la polémique suscitée par ses propos sur la colonisation en Algérie.

Il a décidé de frapper fort. Alors qu’il traverse actuellement une période difficile en France, Emmanuel Macron s’en est allé à Londres pour prendre le large et s’offrir un grand bol d’air frais ce mardi. L’occasion pour lui de tenir un meeting devant un parterre libéral conquis par son passé de banquier d’affaires. Mais aussi, et surtout, de travailler sa stature internationale, après un dernier déplacement raté en Algérie, où il a cru bon de qualifier la colonisation française de «crime contre l’humanité».

Ainsi l’ancien ministre de l’Économie a-t-il rencontré pendant 45 minutes la première ministre britannique, Theresa May, au 10 Downing Street. Un rendez-vous de la plus haute importance, et dont le secret avait été extrêmement bien gardé par ses équipes, qui ne l’ont officialisé qu’à sa descente de l’Eurostar. Il a également rencontré ensuitele ministre des Finances britannique, Philipp Hammond, après un point presse.

A sa sortie du 10 Downing Street, l’ancien ministre de l’Economie a affirmé que ses échanges avec la chef du gouvernement s’étaient «très bien» passés. «Nous avons évoqué l’ensemble des sujets qui concernent à la fois le Brexit – et donc la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne -, mais également la relation bilatérale», a-t-il détaillé. Selon le candidat, son interlocutrice lui aurait d’abord rappelé sa «volonté de mettre en œuvre la décision du vote britannique, de le faire dans des délais qui soient compatibles avec les exigences juridiques et parlementaires, et de le faire avec beaucoup de rigueur».
Ce à quoi il aurait répondu avec la fermeté de l’européen convaincu qu’il est. «Dans ce contexte-là, j’ai réaffirmé pour ma part d’abord ma volonté de défendre les intérêts français et européens – c’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir un Brexit qui conduise à une optimisation de la relation de la Grande Bretagne avec le reste de l’Europe. Une sortie c’est une sortie», a-t-il martelé, assurant qu’il n’y aurait «pas d’accès au marché unique sans contribution budgétaire». «On connaît les contraintes qui sont liées à cela et je serai très attaché pour ma part à ce qu’il n’y ait pas d’avantages indus», a-t-il encore prévenu. Parmi les autres sujets qui ont été mis sur la table, la sécurité et les accords du Touquet ont tenu une place importante, ainsi que la situation des quelque 300.000 expatriés français qui vivent en Grande Bretagne.
«La sixième ville de France»

Alors qu’il effectue actuellement sa troisième visite à Londres en à peine six mois, le leader d’En Marche! a ironisé: «C’est la sixième ville de France, comme le dit très joliment Boris Johnson». «Donc vous avez beaucoup de Français à Londres, et c’est important de leur expliquer ce qu’il se passe. Il y a 300.000 Français en Grande Bretagne, il y en a 200.000 à Londres», a-t-il souligné. Il a ainsi dit vouloir «convaincre un électorat jeune et entreprenant» de ce qu’il «veut faire pour le pays et pour l’Europe». «Je vais donner ma vision de la relation franco-britannique, de ma stratégie pour l’Europe, et de ce que je veux faire en France», a conclu le candidat.

Source: Le Figaro

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