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Eliot Engel: L'Iran et la Russie jouent des rôles négatifs dans le conflit syrien  - Majalla Magazine
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Eliot Engel: L’Iran et la Russie jouent des rôles négatifs dans le conflit syrien 

Eliot Engel pendant une conférence au House Studio A (Getty)
Eliot Engel pendant une conférence au House Studio A (Getty)
Eliot Engel pendant une conférence au House Studio A (Getty)

Par Mostafa El-Dessouki

Eliot Engel, représentant démocrate au Congrès pour l’Etat de New York est le chef des élus démocratiques du Comité des Affaires étrangères au Sénat américain. Il a travaillé aux côtés du membre du Congrès et président du Parti républicain Ed Royce, formant tous les deux  la principale force motrice de la législation du Congrès appuyant le régime des sanctions internationales imposées à Téhéran, avant de signer l’accord sur le nucléaire avec l’Iran  appelé «plan d’action global commun». Il s’est opposé à son parti et critiqué fermement le plan d’action global commun en le décrivant comme «mauvais accord». Il est prêt pour  soutenir n’importe quelles mesures prises par la direction de Trump afin de renforcer  la politique américaine de durcissement envers l’Iran et ses mandataires.

A propos de sa vision de la position de l’Amérique à l’égard du régime iranien et des craintes que représente l’Iran sur les plans, régional et international, Al-Majalla a eu un bref  entretien avec Engel .

Eliot Engel avec le président américain George W. Bush (Getty)
Eliot Engel avec le président américain George W. Bush (Getty)

Question : A quoi vous êtes parvenu après  votre expérience acquise sur la politique envers l’Iran à la lumière des craintes actuelles envers elle ? 

Réponse: Je pense que les États-Unis d’Amérique avaient et ont toujours besoin de prendre une position ferme envers l’Iran. Je ne pensais pas du tout que le régime iranien ou  ses membres – comme (le président) Rouhani – sont modérés sous n’importe quelle apparence. Je pense que le président Obama était de bonne foi, mais je ne suis pas d’accord avec lui et j’ai voté contre le projet de loi sur l’Iran et du plan d’action global commun parce que je ne pense pas vraiment qu’on peut faire confiance en le gouvernement iranien dans tout cela ou  dans l’ ensemble des négociations. Le gouvernement iranien n’a pas réduit le nombre de centrifugeuses ou d’enrichissement de l’uranium, et je sentais que nous devrions placer ces questions comme des conditions fondamentales.
Ainsi, il semblerait qu’ils ont pointé une arme sur nous. Je me suis opposé à l’accord pour plusieurs raisons, dont deux raisons principales, à savoir que l’Iran est venu à la table des négociations, car on avait imposé des sanctions qui lui ont causé des dommages au moment il n’a pas d’argent, et ensuite parce que sa monnaie était sans valeur du point de vue  pratique.
Sa jeunesse insoumise n’était pas satisfaite des opportunités de  vie dans le pays. Alors que le gouvernement ne disposait pas de fonds suffisants pour faire le travail essentiel qui doit être effectué par un état. Néanmoins, l’Iran a été et reste le plus grand Etat parrain du terrorisme dans le monde. Mais mon avis était que même si l’Iran n’a pas d’argent il serait encore le plus grand état parrain du terrorisme dans le monde. Imaginez si ce pays avait obtenu 150 milliards de dollars américains? Il aurait tout l’argent du monde argent pour commettre le pire.
« Hezbollah» est le mandataire de l’Iran. C’est certain qu’en Syrie, «Hezbollah» a eu un impact sur le processus de l’évolution de la guerre. A maintes reprises, Assad  (président du régime syrien) avait essuyé l’échec, à tel point que son régime semblait chuter. Mais  l’Iran a ramené «Hezbollah» pour  combattre à ses côtés et l’a aidé. Après ce sont les  Russes qui ont débarqué avec leurs forces aériennes en Syrie pour  détruire « Daesh », mais en réalité, ils visaient à détruire l’armée syrienne libre. Donc, je pense que l’Iran et la Russie jouent un rôle négatif.

Eliot Engel et Mostafa El-Dessouki aux bureaux des membres du Congrès à Washington
Eliot Engel et Mostafa El-Dessouki aux bureaux des membres du Congrès à Washington

Question: Le président Trump a appelé à prendre une position plus ferme à l’ égard de Téhéran, mais il a également appelé à établir une meilleure relation avec Moscou. Est-il possible d’atteindre cet objectif? 

Réponse: Après avoir découvert ce que j’ai découvert sur les tentatives russes d’intervenir dans l’élection présidentielle américaine, je n’ai pas confiance en Vladimir Poutine  (président russe). Nous devons faire attention à tout ce qu’il dit ou fait. Il est évident qu’ils ont essayé de gâcher les élections. Et saper la démocratie américaine est un acte entièrement hostile voire le crime le plus ignoble. Donc, notre politique étrangère doit être plus prudente.

Question: On a remarqué à Washington que de nombreux pays du Moyen – Orient ont émis des craintes communes au sujet de l’Iran et ses mandataires et d’autres organisations mondiales, et le Royaume d’Arabie Saoudite en particulier était le premier à s’opposer et à résister contre l’Iran. Que pensez- vous de ces points de vue? 

Réponse: J’espère que les États-Unis d’Amérique poursuivent ses relations amicales avec l’Arabie Saoudite. Je pense que ce point est extrêmement important.
Quand vous observez celui qui nourrit réellement les troubles au Moyen-Orient, je pense que les pays arabes de la région avec Israël ensemble seraient d’accord que l’Iran est  le centre de tous ces troubles, et de ce point de vue ils ont des points communs beaucoup plus  que des différents.

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