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A Tunis : La culture bat son plein - Majalla Magazine
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A Tunis : La culture bat son plein

Hany Adel de Wust El Balad sur scene durant la 12e édition du Festival de Jazz à Carthage, Tunisie le 2 avril 2017
Hany Adel de Wust El Balad sur scene durant la 12e édition du Festival de Jazz à Carthage, Tunisie le 2 avril 2017
Hany Adel de Wust El Balad sur scene durant la 12e édition du Festival de Jazz à Carthage, Tunisie le 2 avril 2017

Par Chokri Ben Nessir

Comme à l’accoutumée à l’approche du printemps, presque toutes les villes de la Tunisie se parent de leurs plus beaux atours pour accueillir des festivals. Tunis, Hammamet, Monastir, Sousse, Bizerte… Autant d’escales programmées pour accueillir, à bras ouverts, livres, théâtre, chant et musique. Le ton a déjà été donné pour certains festivals, d’autres gardent leurs joyaux culturels pour le mois de Ramadan ou pour les festivals d’été. Ces manifestations ont le mérite de revaloriser le patrimoine, de donner une meilleure place à la culture et partant d’animer, tout au long des vacances du printemps, des villes et des espaces.

Le salon du Livre vient à peine de clôturer sa dernière édition que les cuivres battent leur plein à Carthage.  Alors que les journées musicales de Carthage se tiendront du 8 au 15 avril, le bal de l’épisode 12 de Jazz à Carthage a été ouvert vendredi dernier avec le duo anglais Myles Sanko et Liam Bailey, deux jeunes stars de la chanson anglaise, d’origine africaine.  Au Programme, figurent 19 concerts à Tunis en provenance de 12 pays: Royaume-Uni, Palestine, Egypte, France, Autriche, Suède, Italie, Espagne,  Tunisie, Algérie, Maroc et les Etats Unis d’Amérique. Hors Tunis, l’épisode 12 se déplacera à Sousse avec trois concerts de Tunisie et des Etats unis d’Amérique.
La programmation comporte des artistes comme Liam Bailey, Tom Odell, Myles Sanko (Royaume-Uni), Aaron, Morgane Ji, Ben l’Oncle Soul (France), 47Soul (Palestine), Wust El Balad (Egypte), Mario Rom’s Interzone (Autriche), Jay Jay Johanson (Suède), Raphael Gualazzi (Italie), Hindi Zahra (Maroc), ou encore Akua Naru (USA).

Doc à Tunis

Pour Doc à Tunis qui se tient du 5 au 9 avril à la salle quatrième art et à l’Institut français de Tunisie (IFT),  une vingtaine de films en provenance de plus de 10 pays seront au menu de cette 11ème édition qui s’invite aussi dans les régions avec 20 autres films hors Tunis : Sidi Bouzid, Kairouan, Gabes, Bizerte et au Kef.
Tous les films proposés pour cette session sont des œuvres récentes et seront projetés en première en Tunisie. Cette édition 2017 propose en effet au public une sélection de 20 documentaires en provenance de France, Algérie, Russie, Belgique, Maroc, Italie, Suisse, Danemark, Irlande, Syrie et l’Iran. Pour ce nouveau rendez-vous, le choix s’est porté sur des œuvres engagées essentiellement focalisées sur l’Humain et qui portent l’espoir comme dénominateur commun en proposant des films documentaires qui sont autant d’aventures humaines et des récits poignants et singuliers. En effet, parmi les œuvres programmées figure le film algérien  » Les Contre pouvoirs  » de Malek Ben Smail, des aventures venant d’Iran comme  » Into the sea  » de Marion Poizeau ou encore  » Les chebabs de Yarmouk  » d’Axel Alvatori-Sinz (Syrie) qui relate l’histoire d’une bande de potes qui, dans le plus grand camp de réfugiés palestiniens créé en Syrie en 1957, partagent leur quotidien et se cherchent un avenir.

Impossible de se retenir

Quand aux Journées musicales de Carthage qui se dérouleront du 8 au 15 avril, l’affiche, lumineuse, brillante et au goût du jour, est à l’image de l’hétéroclisme musical en Tunisie. Des créations de tous bords s’apprêtent à submerger vos oreilles de sons nouveaux et à envahir vos émotions les plus enfouies. Au menu, une sélection officielle de show cases pour le plaisir d’une compétition honorable entre douze groupes compétiteurs : 8 tunisiens, 2 marocains, 1 égyptien et 1 centrafricain, désormais en lice. Le Palais des Congrès vibrera sur les ondes du jazz de Nour Harkati et de Wajdi Riahi, l’énergie du rockeur Hichem Ben Amara, les sons d’origine de Sabry Aouni, Badreddine Dridi, Mahmoud Turki et du Marocain Hicham Telmoudi, les sons voluptueux de la Centrafricaine Emma Lamadji sans oublier les nouvelles tendances du groupe égyptien Hawas, du groupe marocain Aywa, de Yuma et de Mortadha Ftiti épaulé par le grand artiste Tahar Guizani.

Impossible donc de se retenir et lutter contre les pulsions de la fête et de la joie et d’accueillir ces rendez-vous culturels malgré les effets insoupçonnés d’une récession économique qui pousse bien des tunisiens à réviser leur budget et à resserrer les cordons de leur bourse où les plus touchés par la crise devaient mettre une croix sur les loisirs, un grand nombre de citoyens pour ne pas dire tous les tunisiens, ont inséré dans leur agenda une place de choix à la culture.

 

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