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Convergence américano-saoudienne aux NU depuis l’arrivée de Trump au pouvoir - Majalla Magazine
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Politique

Convergence américano-saoudienne aux NU depuis l’arrivée de Trump au pouvoir

Donald Trump en compagnie du Prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud a la Maison Blanche a Washington le 14 mars 2017 (Getty)

 

 

Donald Trump en compagnie du Prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud a la Maison Blanche a Washington le 14 mars 2017 (Getty)
Donald Trump en compagnie du Prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud a la Maison Blanche a Washington le 14 mars 2017 (Getty)

New-York – Tarek Ali

 Des diplomates à New York, considèrent que le dossier du soutien de l’Iran aux activités terroristes sera inscrit en priorité à l’ordre du jour du prochain sommet entre le Serviteur des Deux Lieux Saints, le Roi Salman bin Abdul Aziz, et le Président américain Donald Trump à Riyad, à un moment où le Royaume continue à diriger les efforts internationaux au sein des Nations Unies pour institutionnaliser la lutte contre le terrorisme, au cours de sa présidence du Conseil consultatif du Centre pour les Nations Unies pour lutter contre le terrorisme, qui a été créé sur initiative saoudienne.

Les Nations Unies connaissent une convergence entre les des Etats-Unis et l’Arabie principalement, depuis l’arrivée du président américain Donald Trump à la Maison Blanche. Un accent est mis avec insistance concernant la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, en même temps qu’une différence majeure avec les années de l’ancien président Barack Obama, à savoir la mise de l’Iran au cœur de cet objectif, ainsi que l’appel à freiner rôle iranien dans le soutien au terrorisme, pas en Syrie et au Yémen uniquement, mais dans toute la région et au-delà.

Rapidement, s’est distinguée cette tendance commune entre les deux pays concernant la nécessité de s’opposer à la politique de déstabilisation, entrepris par l’Iran dans la région, ainsi qu’à son «soutien aux organisations terroristes». En première action diplomatique, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies Nikki Haley, a appelé au sein du Conseil de sécurité, à tenir une séance extraordinaire dans le but de débattre les violations de l’Iran des résolutions du Conseil de sécurité. Ceci après 10 jours uniquement de la passation du pouvoir à Trump à la Maison blanche. Cette séance, même si elle débattait de de la violation de la part l’Iran des résolutions du Conseil de sécurité, suite à son lancement d’un missile balistique, qui a été considéré comme un test visant à juger le comportement de l’administration Trump, les positions de Haley et ses déclarations depuis ce jour, ont insisté pour considérer l’opposition au soutien de l’Iran au terrorisme, comme un choix irréfutable. Ces choix qui prennent souvent la forme d’avertissement et de menace.

Bien que l’implication de l’Iran dans le soutien aux activités terroristes, ne fait pas l’objet d’un sujet à part, à l’ordre du jour du Conseil de sécurité, l’embargo sur les armes, imposé à l’Iran, par les résolutions du Conseil de sécurité constitue une forme directe de pression sur Téhéran, avec de nouvelles outils, en particulier à la lumière du constat du Conseil de sécurité, des livraisons d’armes iraniennes par voie maritime aux Houthis au Yémen. En plus de la violation par l’Iran de l’interdiction de voyager, à l’encontre du commandant de la Garde révolutionnaire Kassem Soleimani, qui a été vu sur maintes images et vidéo en Irak et en Syrie.

Soutien au terrorisme : L’Iran sous les lumières.

On constate bien, et ce depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump, une augmentation des critiques publiques de la part des diplomates occidentaux membres permanents du Conseil de sécurité, qui expriment d’une manière ascendante, la «déception, la frustration et le mécontentement» concernant l’approche adoptée par l’Iran dans la région, représentée spécifiquement par l’appui aux activités du Hezbollah libanais et des organisations similaires, après que la communauté internationale ait compté pendant des années sur l’application par l’Iran des articles implicites de l’accord nucléaires avec les six grandes puissances, à savoir adopter dans la région un rôle «constructif», selon les termes de l’ambassadeur d’une grande puissance auprès des Nations Unies.

Selon cet ambassadeur, qui a exprimé lors d’une rencontre privée à New York, que la politique régionale de l’Iran après l’accord nucléaire «devrait refléter la confiance de la communauté internationale en elle, en termes de sa contribution au soutien à la dynamique de stabilité dans la région, et ce, suite à la signature de l’accord nucléaire, mais nous ne constations de la part l’Iran qu’un rôle subversif visant à saper la stabilité et la sécurité dans la région. Chose que l’Iran doit abandonner si elle veut être un véritable partenaire avec la communauté internationale, à la fois par le verbe que les actes».

Cette position occidentale, qui est devenue évidente concernant la nécessité de museler le rôle iranien saboteur dans la région, vient en conséquence directe de la fin de l’ère de l’administration du président Barack Obama qui a toléré longtemps ces excès iraniens. Pour converger clairement avec la vision exprimée depuis des années par le Royaume d’Arabie Saoudite, aussi bien aux Nations Unies qu’au Conseil de sécurité. L’ambassadeur Saoudien au Nations-Unis, Abdullah Al-Mouallimi, a tant souligné la nécessité de la riposte que doit adopter la communauté internationale à l’encontre du «mépris de l’Iran» des résolutions internationales, des objectifs des Nations Unies et les normes de la diplomatie. Chose sur laquelle a insistée Al-Mouallimi, à traves maintes interventions et déclarations devant le Conseil de sécurité, notant que l’Iran a déçu à la fois la communauté internationale et ses voisins, après la signature de l’accord nucléaire, en continuant à «soutenir les milices sectaires en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen, ainsi que sa quête de produire des répliques du Hezbollah terroriste partout, sans oublier son ingérence dans les affaires intérieures de mon pays et du Royaume de Bahreïn».

Les positions d’Al-Mouallimi, ont insisté pour exiger que l’Iran «cesse ce comportement irresponsable, la nécessité de réintégrer la communauté internationale et le respect de ses lois et coutumes, et d’œuvrer à réaliser les aspirations de son peuple dans le développement et la prospérité au lieu de chercher à fragiliser la sécurité et de la stabilité et de soutenir le terrorisme partout dans le monde.»

Des diplomates en poste à New York, considèrent la question de l’opposition au terrorisme et aux activités de l’Iran qui le soutienne, constitura un sujet essentiel lors du sommet américano-saoudiennes à Riyad. Chose qui trouvera traduction à travers la coordination des positions des deux pays au sein des Nations Unies. Les signes ont émergé de cette coordination après que l’Ambassadrice Haley ait exprimé en fin du mois écoulé, qu’elle «a discuté avec son homologue saoudien aux Nations Unies Abdullah Al-Mouallimi l’engagement commun» des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite «pour stopper l’ingérence de l’Iran dans la région, y compris la Syrie », lors d’une réunion avec son homologue saoudien.

Haley: Mises en garde répétitive à l’encontre de l’Iran.

L’Iran a reçu des avertissements directes et répétitives de la part Haley, à savoir que les Etats-Unis «agirons» pour arrêter son ingérence et le soutien au terrorisme dans la région, considérant que la question doit être à la tête des priorités du Conseil de sécurité, concernant le Moyen-Orient, en mettant l’accent sur la nécessité de «dégager l’Iran et ses mandataires de la Syrie».

Encore plus, Haley décrit l’Iran comme «un Etat clé dans le soutien du terrorisme, que nous constations dans tous problèmes auxquels elle est impliqué», soulignant que les Etats-Unis veulent «traiter» la question. Ajoutant lors d’une déclaration ultérieure, que le Conseil national américain de sécurité discute la question iranienne, ainsi que «la façon de traiter avec l’Iran de différentes manières dans différents endroits, mais l’objectif est de bannir l’influence de l’Iran parce que son rôle est négative et nuisible», surtout en Syrie. Expliquant que les États-Unis envisagent ces options avec les pays «qui partagent notre position».

Donald Trump (Getty)
Donald Trump (Getty)

Institutionnaliser la lutte contre le terrorisme : un exploit saoudien international.

En parallèle, l’institutionnalisation de la lutte contre le terrorisme au niveau international constitue un pur exploit Saoudien, après que le Royaume ait pris l’initiative de diriger une action internationale, qui a conduit à la création d’un organisme sans précédent aux Nations Unies, à travers la mise en place du «Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme», avec un financement saoudien, dépassant les cent millions de dollars à ce jour. Un projet est encore en croissance, et qui doit accomplir un saut qualitatif prometteur lors des prochaines semaines, grâce à l’application de la vision mise en place par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, pour hausser le niveau du centre, qui sera supervisé par un Secrétaire général adjoint, qui sera nommé bientôt.

Occupe la Présidence du «Conseil consultatif du Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme», le Représentant permanent du Royaume des Nations Unies, l’Ambassadeur Abdallah Al-Mouallimi, qui préside un Conseil, composé de 21 représentants d’Etats, ainsi que de l’Union européenne. Parmi ses membres, les États-Unis et les autres membres permanents du Conseil de sécurité, l’Allemagne, le Pakistan, l’Egypte, la Turquie, le Maroc, le Brésil et d’autres.

Le Centre fut créé en 2006. Un an après l’accueil de la première conférence internationale contre le terrorisme par l’Arabie Saoudite à Riyad, où le Gardien des Deux Saintes Mosquées, le Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saoud, a lancé un appel à la communauté internationale pour créer un centre international de lutte contre le terrorisme.

Les directives du feu Roi, furent réalisées, par le biais d’une résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en Septembre 2006, établissant «le Centre des Nations Unies de lutte contre le terrorisme», sur la base d’une contribution financière de 10 millions de dollars, fournie par le Royaume d’Arabie saoudite aux Nations Unies.

A travers une nouvelle contribution généreuse, le Royaume a octroyé au Centre en 2014 une subvention supplémentaire de 100 millions de dollars pour aider son financement, ce qui a encouragé d’autres donateurs à contribuer au financement, parmi lesquels les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège et l’Allemagne.

 

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