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Festival de Cannes 2017 : entre révolutions et déceptions - Majalla Magazine
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Festival de Cannes 2017 : entre révolutions et déceptions

Marion Cotillard à la 70e édition du Festival de Cannes le 23 mai 2017 à Cannes, France (Getty)
Marion Cotillard à la 70e édition du Festival de Cannes le 23 mai 2017  à Cannes, France (Getty)
Marion Cotillard à la 70e édition du Festival de Cannes le 23 mai 2017 à Cannes, France (Getty)

Par Majalla

Cette 70e édition aura marqué un tournant dans l’histoire du Festival.
Le Festival de Cannes touche à sa fin ce dimanche 28 mai lors de la cérémonie de clôture en début de soirée.
L’édition 2017 a été marquée par le soixante-dixième anniversaire du festival qui a été célébré avec une soirée spéciale. Il a aussi été marqué par des thèmes forts abordés dans les films sélectionnés, dont les plus importants sont le militantisme, les migrants et les enfants.
La Palme d’or a été décernée, dimanche 28 mai, lors de la cérémonie de clôture du 70e Festival de Cannes présentée par l’actrice Monica Bellucci, au réalisateur suédois Ruben Östlund pour son film The Square.

 Les petites révolutions du festival 

Cette édition anniversaire a fait preuve d’audace dans la sélection. Pour la première fois de son histoire, le festival fait concourir pour la palme d’or deux longs-métrages produits par Netflix. Un affront pour les puristes du grand écran, dont Pedro Almodovar. Okja de Bong Joon Ho ou The Meyerowitz stories de Noah Baumbach sont en effet destinés à être diffusés sur la plateforme de streaming Netflix. Leurs détracteurs reprochent qu’ils ne bénéficient pas de sortie dans les salles obscures, argumentant une concurrence déloyale. Résultat, le Festival de Cannes précise que dorénavant les films en compétition pour la palme d’or s’engagent à être projetés dans les salles obscures.

Autre révolution, le débarquement des séries dans le temple du grand écran. Pour cette 70e édition, Thierry Frémaux a invité David Lynch et Jane Campion à présenter respectivement Twin Peaks et Top of the lake.

Dans le jury, on retrouve les actrices Jessica Chastain, Fan Bingbing et Agnès Jaoui. Mais la star incontestée du groupe reste Will Smith. Plus habitué aux blockbusters qu’au film d’auteur, le comédien est arrivé sur la Croisette avec la candeur d’un enfant au milieu d’un magasin de jouet. Très populaire, sa première montée des marches lors de la cérémonie d’ouverture mercredi 17 mai a créé l’hystérie.

Une 70e édition «décevante»

Les critiques du New York Times, d’El Pais ou encore du Guardian ne sont pas tendres avec cette 70e édition, tant au niveau de sa sélection que des films récompensés.
Après douze jours de compétition les journalistes et critiques du monde entier dressent le bilan de cette 70e édition du Festival de Cannes. L’affaire Netflix passe largement en dessous des radars et semble être retombée, au profit des traditionnels débats du «qui aurait dû avoir la palme», ou encore «pourquoi tel film ne mérite pas son prix». Et globalement, très peu sont contents de la sélection 2017, ni même du choix des heureux récompensés.

Le New York Times trouve par exemple que «le choix des films primés résume ce qui a souvent été un festival décevant, caractérisé par une compétition au niveau clairement faible, qui échoue à cause des auteurs vénérés et des rumeurs qui disent que certains longs-métrages ont été terminés à la va-vite pour le Festival, avant d’être complètement montés.

Toujours du côté des mythiques studios américains, The Hollywood Reporter titre un sarcastique: «L’année où Cannes n’a pas pu». «À peu près à la moitié du 70e Festival de Cannes, j’ai commencé à être désolé pour Thierry Frémaux et ses programmateurs, parce qu’à un moment dans le processus de sélection, il a dû apparaître clairement que les bons et excellents films n’étaient pas là cette année.» avance l’auteur de l’article.

L’édition espagnole d’El Pais regrette aussi un «Cannes oubliable». Au petit jeu des pronostics, le critique chargé de suivre Cannes s’amuse dans son bilan: «Hier, je citais le film You Were Never Really Here perpétré par la réalisatrice Lynne Ramsay, comme un exemple criant de script stupide accompagné d’une interprétation odieuse. Bingo. Il a été récompensé par le prix du meilleur script et du meilleur acteur, cet interprète naturel et professionnel de la psychologie des pervers, qui répond au nom de Joaquin Phoenix.»

Enfin, le Guardian trouve que le Festival a fait fausse route en accordant «sa distinction suprême à une élégante dissection bourgeoise

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