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Chanteurs arabes dans les festivals : Constellation de stars en Tunisie - Majalla Magazine
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Chanteurs arabes dans les festivals : Constellation de stars en Tunisie

Lena Chamamyan (Getty)
Lena Chamamyan (Getty)
Lena Chamamyan (Getty)

Par Chokri Ben Nessir

Chaque été le public tunisien déroule le tapis rouge devant les artistes et les vedettes arabes. C’est un immense et permanent défilé de têtes d’affiche qui attire des milliers de festivaliers, qui depuis les années soixante et avant même la création du festival de Carthage et de Hammamet, vivaient à Tabarka, sur des airs de la musique. C’était le festival international de Tabarka, qui a vu passer sur la scène Fahed Balane, Abdelhalim Hafez, Najet Essaghira et bien d’autres.

Vraies  ou prétendues stars arabes, les médias tunisiens les affublent de tous les superlatifs. Qu’importe ce que l’on dise car tout semble consacré, de manière quasi obsessionnelle de se rapprocher de ces stars, au culte du paraître et de l’artifice. Un argument de taille pour des choix de programmation auto-légitimés par les organisateurs  qui  multiplient les efforts pour faire venir des vedettes de grande renommée ou celles qui caracolent en haut des podiums.

A tunis, on court déjà ventre à terre acheter les tickets pour satisfaire les sacro-dépendances des airs si huppées des festival et pour se remplir les yeux et surtout les oreilles de belles chansons arabes. Car, d’ors et déjà les noms des personnalités de show bizz, des têtes d’affiche qui portent les  symboles de la magnificence de la chanson arabe qui seront présents cet été, commencent à filtrer.  Ainsi chaque soirée de festival apportera son lot de bonheur, de belles rencontres et des moments de joie. Têtes d’affiche de talent…ou artistes régionaux prometteurs… la programmation de cet été en semble pleine de promesses  !

Tamer Abu Ghazaleh (Getty)
Tamer Abu Ghazaleh (Getty)

D’ailleurs, on ne compte plus le nombre de stars qui ont décidé de se lancer à l’assaut des scènes tunisiennes mais la programmation de la 53è édition du Festival international de Hammamet qui a été guidée par une option de qualité qui renoue avec les fondements et les nobles messages de ce festival, comporte déjà TAMER ABU GHAZALEH, ce chanteur palestinien aussi performeur  que créatif, multi-instrumentiste, compositeur et producteur est sans doute l’artiste du monde arabe le plus novateur de sa génération.

On retrouve aussi, à Hammamet, Lena Chamamyan qui associe le raffinement du traitement des modes dans la musique arabe et leur subtile ornementation à une interprétation engagée dans l’émotion. Adepte du chant classique oriental, cette artiste a exploré d’autres genres musicaux, notamment le jazz, la musique traditionnelle arménienne, qu’elle intègre à son style vocal afin de l’enrichir, le façonner et lui donner son identité́.

Le festival de Hammamet a réussi un tour de force en invitant Mohamed Mounir, ce chanteur égyptien qui a acquit au fil des années le surnom de La Voix de l’Égypte en raison de ses chansons à coloration politique et sociale, qui trouve ses racines dans les divers registres musicaux arabes et africaines et la chanteuse libanaise Houyam Youness, qui malgré son âge assez avancé reste doté d’une capacité vocale impressionnante.

L’Algérie ne sera pas en reste puisque le groupe Babylone, qui a fait 30 millions de visions sur Youtube, grâce à sa chanson “Zina”, se produira sur la scène de Hammamet.

L’Irak sera également présente à travers Ilham Al Madfai, ce guitariste célèbre partout Moyen-Orient grâce à son style, un mélange de musique occidentale (flamenco, rock) et de musique traditionnelle irakienne.

Quant au liban, il sera présent par le spectacle Bar Farouk de Metro Al Madina, qui va plonger le spectateur dans les années d’or de Beyrouth : Chouchou, Sabah, Ferial Karim, Omar el-Zeeni… Des noms connus, qui ont émaillé la scène musicale libanaise. Leur rendant hommage, 14 musiciens, acteurs et danseurs seront sur scène à Hammamet pour interpréter des titres des années 30 aux années 70.

Sherine Abdel Wahab (Getty)
Sherine Abdel Wahab (Getty)

Cap sur le Festival international de Carthage qui table cette année sur des têtes d’affiche arabes à l’instar de Ragheb Alama, super Star pour son grand art, son talent d’exception et sa grande notoriété et Sherine , une artiste  qui a le don de capturer  son public  par son timbre vocal singulier et sa stature hors pair. A côté de ces deux star de la chanson arabe qui ne manqueront pas d’illuminer le ciel de Carthage et de bercer le public de la 53ème édition de ce festival par leur  voix de velours, on retrouve également la syrienne Faia Younan dont le don et le talent de chanteuse ont fait exploser sa chaîne You tube.

Abderrahmane  Mohamed, dont la chanson « Asabaka Ichkon » qui lui a valu une grande notoriété, viendra d’Arabie Saoudite emporter dans un long voyage  le public tunisien avec des styles musicaux et des chansons variées: de l’arabe expérimental, de l’improvisation, de la fusion, du rock alternatif et progressif, et du light jazz.

L’algérien, Kader Japonais, reconnaissable entre tous grâce à sa voix rauque si caractéristique, sera aussi à Carthage où le public l’attend sur des charbons ardents après qu’il ait réussit à détenir la première position en top des ventes en Algérie pour la 3èmeannée consécutive avec ses tubes Nti Sbabi et Waalach. Ayant confirmé l’étendue de son talent à travers des duos populaires avec nombreux artistes de la stature de Lacrim, Tunisiano, Lucenzo… Kader mêle Rai, R’N’B et Rap afin de satisfaire son public éclectique toujours grandissant.

Enfin, Nancy Ajram, qui est aujourd’hui au summum de sa gloire, ne manquera pas de graver encore une fois son nom dans les annales du Festival International de Carthage avec sa voix de velours et ses belles chansons d’amour.

D’autres artistes arabes seront également à l’affiche au festival international de BIZERTE où des concerts des chanteurs Hassan Eddik (Syrie), d’Ahmed Chiba (Egypte) et de Hatem Ammour sont programmés.

Quant au festival international de Gabes Parmi les spectacles programmés, figure celui de « Salatin Ettarab » de Syrie,  le libanais Wael Jassar, le marocain Hatem Ammour et le syrien Nassif Zitoun, lauréat de Star Academy en 2009.
D’autres chanteurs de renommé, continuent à négocier avec les directeurs des festivals régionaux où ils espèrent décrocher une date pour aller à la rencontre du public tunisien, dont la soif de culture arabe n’est plus à démontrer.

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