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Internet : Quel héritage pour nos enfants? - Majalla Magazine
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Internet : Quel héritage pour nos enfants?

 

Par Nasreddine Ben Hadid

Une chose est certaine et n’a nullement besoin de confirmation : Les enfants entrent de plus en plus jeunes dans «le monde de l’internet», mais surtout l’adoptent en mode de vie, à une vitesse déconcertante, et deviennent par conséquence des «individus connectés», en tout cas plus que les adultes et, en prime avec une aisance qui étonne de plus en plus.

Une chose est certaine aussi : les enfants sont devenus des «producteurs» de textes, images, vidéos et même de musiques et autres chansons. De ce fait, vu le nombre faramineux d’images et de vidéos surtout, on peut se poser la question suivante : Comment les générations futures, vont se comporter face à des dizaines de milliers d’images pour ne pas dire plus, hérités de chaque parent, mais surtout comment trier parmi cette avalanche une compilation aussi utile que représentative de cette personne ?

Pris avec un smartphone, les clichés de l’été atterrissent souvent en temps réel sur le Net. Cette instantanéité renforce la mise en scène de soi et la quête du cliché parfait. Au risque d’altérer la qualité des moments vécus.

70 millions de photos sont publiées sur Instagram et 350 millions sur Facebook, rien que pour l’actuelle période estivale. De quoi déconcerter plus d’un chercheur, qui viendrait un jour chercher des photos d’un tel cousin ou tel parent. Certes, des moteurs de recherche, existent et facilitent déjà la satisfaction du ciblage, mais une chose est certaine : Rare pour ne pas dire presque personne, ne va prendre la peine dans 30 ou 50 ans, de visionner toutes les photographies que sa famille proche, comprendre la famille nucléaire, ait pu faire pendant une dizaine d’année.

Aussi une menace guète tout ce patrimoine : le manque de concentration et le déficit en patience, qui caractérisent déjà les internautes. On consomme les photographies et les vidéos, en grande partie comme étant «jetables». Rares les photographies et les vidéos qui s’incrustent dans la mémoire, et qu’on visionne de nouveau.

Avant le net, une chose est certaine : Disposer d’un appareil était un luxe et une chose pas à la disposition de tout le monde. Aussi, il fallait développer le négatif, faire faire des tirages des photographies mais surtout assumer cette charge et payer ce service. Chose qui assimile la photographie à «un luxe» qu’on gardait dans des albums, parfois d’une beauté et d’un luxe extravagant…

De nos jours, on ne fait plus de tirages, ou très rarement. Il suffit de passer en revue, sur un écran ou même sur une tablette ou un téléphone portable, et partager pour oublier un maximum et garder en mémoire une partie infime de toute cette «grande production…

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