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France : Un ambassadeur des migrations  - Majalla Magazine
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France : Un ambassadeur des migrations 

Par Nasreddine Ben Hadid

Situation paradoxale et même inimaginable. Une partie grandissante de  la société Française bascule chaque jour dans la xénophobie, le racisme, et la haine de l’étranger, et même de plus en plus revendique la «pureté de race» et le «renvoi» de tous les «non-Français» de souche. En face à ce déferlement, des millions de personnes issues de l’immigration, en particulier des enfants et des petits-enfants d’immigrés, vivent depuis générations pour certains, en France, qu’ils considèrent comme leur pays, et ne pensent pas du tout quitter ou se déplacer vers un autre pays. Sans oublier les dizaines de milliers de ceux et celles qui arrivent chaque jours, pour renforcer encore plus le clivage social et le malaise qui s’en suit…

Aussi, la question migratoire, est devenue un des chevaux de bataille de tout le bassin méditerranéen, mais aussi un des liens qui garde une relation ouverte entre le Métropole et ses (anciennes) colonies. De ce fait, gérer ce dossier est plus que crucial, à savoir garder la paix sociale en France, être présent en Méditerranée et à travers le monde, mais aussi exploiter les relations avec les pays émetteurs de l’immigration, essentiellement les anciennes colonies….

Dans cette vision, le porte-parole du gouvernement a annoncé que la France se dotait d’un ambassadeur des migrations, chargé notamment de travailler avec les pays d’origine et les pays de transit des migrants.

Pascal Teixeira da Silva, nommé ambassadeur de France des migrations, aura pour tâche «de travailler en amont avec les pays d’origine et les pays de transit des migrants», selon la formulation du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Pascal Teixeira da Silva a été notamment ambassadeur au Portugal entre 2010 et 2013 et ambassadeur en Autriche de 2014 à 2017.

Il faut rappeler que l’annonce de la création de ce poste, a été faite par Emmanuel Macron le 28 août dernier, lors du sommet euro-africain, qui s’est tenu à Paris, et qui avait débouché sur une nouvelle feuille de route sur la question des migrations.

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, lors du compte rendu du conseil des ministres a ajouté «Il y a eu ce choix d’avoir une fonction nouvelle mais qui est essentielle pour travailler avec les pays de transit des populations migrantes mais aussi avec des pays d’origine».

«Nous savons que c’est dans l’amont qu’il convient d’œuvrer afin de gérer les situations de tension que nous connaissons, (essentiellement) à la frontière libyenne», avant de conclure qu’il est essentiel «que nous puissions le plus en amont possible accompagner ces femmes et ces hommes qui se laissent enfermer dans une logique de migration qui est une impasse très souvent».

Un effet d’annonce qui n’aurait aucun impact sur le réel, tant la diplomatie française et son administration, grouillent de structures et autres cellules, chargées toutes de l’immigration, sans oublier le travail des agences et surtout de la Francophonie.

De ce fait, cet ambassadeur serait au grand maximum un «tuyau» de plus entre la France et le tiers-Monde, mais une manière de se «distinguer» tant la France a toujours cherché à le faire. Un souci d’image plus qu’efficacité en premier….

 

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