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Nadine Nassib Njeim félicite la femme saoudienne et est fière de la femme arabe - Majalla Magazine
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Nadine Nassib Njeim félicite la femme saoudienne et est fière de la femme arabe

Beirut : Nour El Hoda

La beauté d’une femme ne se limite guère à la beauté de son visage, ses yeux ou encore son corps. Mais plutôt est une beauté intérieure, qui émane de l’esprit et de la morale. Les écrivains et autres poètes ont bien chanté la beauté de l’ex Miss Liban, et reine de la fiction arabe, à savoir Nadine Nassib Njeim.

Reine, elle est réellement une reine, pas uniquement par sa beauté, mais surtout à travers sa performance, sa classe, et son jeu d’actrice, extraordinaire et professionnel.

Après avoir formé un merveilleux duo avec la Star Taim Hasan pour trois œuvres et tout au long de trois années, la voici qui revient sur le terrain du «monstre» de la fiction arabe Abed Fahd, pour l’accompagner dans une bataille féroce tout au long d’une nouvelle série ramadanesque, produite par la compagnie Essabeh. Le feuilleton est tiré d’une œuvre du grand écrivain Najib Mahfoudh, qui a été tournée dans les années quatre-vingt, avec Najla Fathi et Mahmoud Yassin, comme acteurs principaux. Cette œuvre va être traitée autrement, avec des aspects qui vont surprendre, à travers le texte de Rim Hanna, et la réalisation de Leith Hajo. Nous allons patienter jusqu’au Ramadan 2018, pour en connaitre les grandes lignes de cette fiction, ainsi que la vision portée par ce feuilleton.

 

 

 

Nadine Nassib Njeim a charmé tout le monde avec sa beauté extraordinaire et le professionnalisme de sa performance. Elle a dépassé les frontières arabes pour devenir une actrice aux normes internationales. Nous levons le chapeau, et nous nous inclinons devant ses prouesses. Nous avons besoin non de quelques lignes ou quelques pages, mais de plusieurs livres, afin de faire le contour de ses prouesses. Laissons plutôt la Star en parler, elle qui nous fait honneur de cette interview plus qu’extraordinaire.

 

 

Après avoir accompli des premiers rôles, vous vous considérez comme une Star libanaise de haut niveau, ou Star arabe de ce même niveau ?

Ce rôle ne me revient nullement. Je dois être classée par les médias et les spectateurs, à la lumière des œuvres réussites que j’ai accomplies. Ce dont j’en suis certaine : J’ai outrepassé les frontières libanaises pour devenir une Star arabe. Ca on me présente toujours comme une «Star libanaise et arabe»

Je sais que je suis parmi l’élite. Les premières places ne retiennent pas mon attention, et je n’accorde pas d’importance à ce sujet. Mon seul souci d’être continuellement au diapason de mon niveau, et de présenter toujours un meilleur travail, car je vois les choses ainsi. Celui qui ne fait que penser qu’à la première place, finira par en faire une psychose.

Quel titre est-il plus important : le titre de Miss ou de Reine de la fiction?

(Rire)… La période de mon élection Miss Liban est très importante dans ma vie, et m’accompagne encore. Les gens s’en souviennent. Cela m’a ouvert beaucoup de portes. Mais de nos jours, je suis actrice et je suis devenue professionnelle. J’ai changé complétement de stature, à savoir un métier que j’adore et qui me rend épanouie. Mais rien ne peut exclure mon passé, qui est source de ma gloire.

D’après vous, qu’a ajouté la fiction arabe aux Stars de la fiction libanaise ?

Franchement, la mixture entre nationalités est extraordinaire. Le bénéfice est partagé entre tous. Le producteur, au niveau de la distribution et des gains : Aussi les réalisateurs et acteurs libanais, syriens et égyptiens. Nous travaillons à l’occidentale au sein d’une entité unifiée à l’instar de l’Europe. De la sorte, nous sommes devenus un «Etat unifié». Il est bénéfique de produire des œuvres communes. Le bien touche tout le monde, tel est mon constat. Ainsi, nous bénéficions de meilleures expériences. Et quand nous ouvrons les marchés les dividendes augmentent.

Actuellement, et suite à une multitude d’expériences, qui est votre parrain, Njeim Marouene Haddad ou Sadok Sabbah ?

J’ai traversé plusieurs stades dans ma vie, et j’ai travaillé avec plusieurs producteurs, autre que Marouene Haddad, à l’instar de Zied Chouiri. Mais les œuvres dans lesquelles j’ai eu une participation intéressante et une meilleure réussite, reviennent toutes à Sadok Sabbah. Je considère que mes œuvres qui ont connu la gloire, avaient toutes pour parrain Sadok Sabbah.

Malgré de longues années et des feuilletons que vous avez partagés avec la Star syrienne Taim Hasan, et malgré le duo extraordinaire et réussi que vous avez formé, vous revenez pour travailler avec la Star Abd Fahd. Pourquoi pas un nouveau visage ?

Je n’ai aucun problème avec personne et aussi avec aucun nom. L’unique chose qui m’intéresse, est le fait d’avoir à mes côtés des personnages charismatiques et professionnels. J’exige ces conditions pour pouvoir tourner face à un acteur, dans le but d’accomplir une œuvre complète. 

Est-il facile à l’équipe de travail de «hyba» de trouver une remplaçante à Nadine Njeim, surtout que la comparaison se fera avec toi ?

Franchement, je suis loin de l’ambiance du feuilleton «Hyba», et je n’en sais rien. Ma concentration est fixée sur le feuilleton «la route», dont je suis l’héroïne, et franchement, je n’ai aucune idée de ce qui se passe pour «Hyba».

Il se peut que la nouvelle actrice soit excellente. Je ne sais pas comment se fera la comparaison, à son avantage ou pas. Je n’ai aucune idée.

En fin de compte: ces choses arrivent souvent, à savoir la substitution des acteurs dans certaines œuvres. Les spectateurs les acceptent parfois, et parfois les refusent.

Avez-vous peur d’être compare à Najla Fethi pour votre nouveau feuilleton. Considérez-vous ce choix risqué?

Il est certain que je ne vais pas l’imiter, car je vais présenter mon propre personnage, à ma manière, selon ma vision, et sur la base de ma propre préparation. Les dramaturgies se font tourner plus d’une fois de nos jours, avec des acteurs différents. Chaque acteur présente le rôle d’une manière différente, et de la façon qui lui est propre. Pour cette raison, je n’accorde pas d’importance à ce sujet. Surtout que les rôles que j’ai déjà joués, ont été accomplis par des acteurs d’Hollywood, à l’instar d’Angéla Joly et autres. Heureusement, pour les rôles que j’ai joués, je n’ai pas été comparée. J’ai joué à ma manière, comme je voyais les choses. Et ainsi, seront les choses pour le nouveau rôle.

Que pensez-vous du cinéma libanais ?

Je suis très fière de ce que le cinéma libanais ait accompli de nos jours. Parmi les derniers fils, fut «Affaire numéro 23» de Zied Douiri. Une œuvre extraordinaire, aussi bien au niveau du scénario, que du dialogue, l’image, la réalisation et les acteurs. Essentiellement, les scènes tournées au tribunal, fusent très frappante. Mille congratulations pour les prix. Avec un espoir fort pour l’Oscar. Car il mérite des prix à l’international.

Lors d’une précédente interview, vous avez déclaré que personne ne peut accéder à Hollywood. N’avez-vous pas l’ambition d’y arriver, et que représente ce rêve pour vous ?

Représente beaucoup de choses, et j’y pense continuellement. Je dois travailler encore plus pour y faire parvenir mon nom et mon image. Ce rêve est continuellement en moi. Je dis toujours, que les rêves que nous portions, finiront par se concrétiser. Car ils comptent pour nous tous, acteurs arabes.

Etes-vous satisfaite par les dramaturges libanais, surtout avec l’invasion des écrivains arabes, du marché de la dramaturgie?

Je suis certaine que nous disposions de dramaturges importants et expérimentés. Franchement j’ai vu le film «Affaire numéro 23» scénario de Zied Douiri (réalisateur aussi) et de sa femme Joëlle Touma, je me suis dite, qu’un tel niveau n’existe ni dans le cinéma libanais ni arabe. Les scénaristes arabes ont besoin uniquement de soutien et d’opportunités réelles. Je suis à la fois réaliste et optimiste, même si on constate des lacunes ici et là, j’encourage et j’aime toujours porter un souffle nouveau. Même si des points négatifs existent, on ne peut dire que la fiction arabe n’a pas été une réussite. Car, il se peut que l’œuvre n’ait pas été bien portée à l’écran. Je ne peux considérer la fiction libanaise sous un angle négative pour cause de faillite de quelques feuilletons. Je ne vois que la moitié pleine de la coupe.

Actuellement, beaucoup qualifient les miss de superficielles. Du genre : «Sois belle et tais-toi», ont-ils raison ?

L’approche de cette problématique, doit être effectuée par un docteur ainsi que des analystes politiques. Les concurrentes vivent une nouvelle expérience sur une scène, sous les lumières et les caméras. Il est naturel qu’elles soient stressées. Surtout qu’elles manquent toutes d’expérience. Mais aussi, on leur pose des questions d’un autre monde. Il serait mieux de simplifier les choses, en posant des questions simples. Chose qui dégagerait l’intelligence ainsi que la présence d’esprit. Pour ma personne, on me pose souvent des questions simples. Vient ensuite l’expérience ainsi que l’habitude des lumières et la présence sur la scène.

L’ex Miss Liban Rahf Abdallah a déclaré que l’expérience de Nadine Njeim l’a encouragée à tenter l’expérience d’actrice. Qu’en pensez-vous ?

Je lui souhaite la réussite. Celui qui aime ce domaine, son amour lui serait rendu certainement. Elle doit persévérer car la chance est offerte à tout le monde. Personne ne peut prendre la chance d’autrui. Je suis fière de tous ceux qui œuvrent et qui avancent.

Votre fille sait-elle que vous êtes une actrice célèbre ?

Elle ne le sait pas, et elle n’est même pas consciente de la chose. Lorsqu’elle me voit à l’écran, elle court m’embrasser, tout en étant surprise de cette double présence. Elle est encore jeune pour comprendre le sens de la célébrité.

Un dernier mot pour vos lecteurs dans le Monde Arabe?

Mes félicitations à la femme saoudienne, qui a accède au droit de conduire. Satisfaite qu’elle ait pu disposer de ce droit. Aussi, je suis fière de tout ce que la femme arabe accomplisse comme réussite aux niveaux personnel, professionnel mais aussi politique, économique, et autres. Je suis aussi fière d’être une femme arabe, surtout que nous disposions de femmes qui occupent des postes importants à travers le monde, et participent à l’évolution des sociétés. Aussi bien, au niveau de l’éducation, ou la culture, pour une génération instruite et moderne. Sans la persévérance de la femme, et sa manière de prouver ses compétences, nous n’aurions pas pu arriver à ce stade d’acquisition de nos droits, ou même la capacité des femmes à changer les législations. J’en suis fière et je m’adresse à toute femme arabe en lui disant qu’elle est forte. La réussite ne peut émaner que de notre union. Une seule main ne peut applaudir. Toute femme ayant réussi doit se porter en aide à toute femme en besoin. Car nos forces se conjuguent à notre union.

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