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Chine: La lutte anticorruption touche 1,34 million de fonctionnaires - Majalla Magazine
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Economie

Chine: La lutte anticorruption touche 1,34 million de fonctionnaires

Par Nasreddine Ben Hadid

La Chine veut rompre avec deux images qui lui collent depuis des dizaines d’années. Améliorer l’image de la production du made-in-China, de la contrefaçon et même de la camelote bon marché. Mais aussi, couper avec l’image de ce fonctionnaire chinois corrompu et prêt à tout pour son «pot de vin».

Les dirigeants chinois, et même les médias, parlent aisément du prix que paye leur pays, sous l’effet d’une corruption qui telle une gangrène a gagné divers niveaux de l’administration et même les rouages du pouvoir. Au point où, les investisseurs étrangers ainsi que les entreprises qui traitent avec l’économie chinoise, reconnaissent dans l’évaluation globale de l’investissement ou du marché, le coût de la corruption.

1,34 million de fonctionnaires ont été sanctionnés pour corruption depuis 2013, tel est le chiffre officiel avancé par les autorités chinoises concernant ce fléau dans leur pays. Chose certaine : Le 19ème congrès du Parti communiste chinois, qui se tiendra prochainement, va en débattre, et surtout conférer au président Xi Jinping un nouveau mandat de 5 ans à la tête du pays, qui servira entre autres à combattre aussi bien «les mouches et les tigres», comme il l’a promis ce président, en 2013 au Palais du peuple à Pékin, tout juste intronisé nouveau président de la République populaire de Chine. Assurant même de faire de la lutte contre la corruption l’une des priorités de son mandat, qui prendra fin prochainement.

En parlant de «tigres», à savoir les hauts dirigeants, et des «mouches», les petits fonctionnaires, l’actuel président chinois reconnait que la gangrène touche les hautes sphères du pouvoir.

Ou commence la «politique» et ou finit la «corruption», car la limite entre les deux est réellement floue en Chine. Chose qui laisse penser ou même savoir que Xi Jinping compte bien éliminer de la course vers la présidence du pays certains «tigres» qui risqueraient de lui faire perdre sa place, ou du moins le gêner et faire que sa reconduite ne se ferait pas avec aisance.

Sun Zhengcai, est le dernier des «tigres» à perdre sa place de haut cadre du parti. Accusé, il y a plus de deux semaines de «graves violations de la discipline et de la morale», il a été éliminé parce qu’il faisait de l’ombre à Xi Jinping comme certains le voyaient.

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