• Edition actuelle

Cover Story

L’actualité de la semaine en bref

Par Maymana Azzam

Emmanuel Macron a reçu jeudi en tête à tête les partenaires sociaux pour lancer la vaste réforme de la formation et de l’assurance chômage, un chantier périlleux que le pouvoir veut mener à bien d’ici à l’été 2018.

Au cours de cette journée marathon, se sont succédé à l’Elysée sept leaders syndicaux et patronaux, dont Jean-Claude Mailly (FO), Philippe Martinez (CGT) et Pierre Gattaz (Medef), en attendant Laurent Berger (CFDT) vendredi matin.

Ils ont été reçus chacun environ une heure dans une ambiance « attentive et constructive » selon l’Elysée, mais les discussions n’ont pas débouché sur de nouvelles annonces sur les projets de l’exécutif.

La transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI) ou l’appel d’Emmanuel Macron à baisser les loyers de 5 euros sont déjà mal digérés par les propriétaires. Mais la nouvelle piste explosive qu’évoque ce mercredi France Stratégie, le think tank proche de Matigon, risque de les faire hurler. Dans une note présentant plusieurs solutions pour résorber les dettes des États membres de la zone euro, ce dernier présente en effet un nouvel impôt exceptionnel sur le capital immobilier résidentiel.

Le think tank propose qu’en cas de crise économique grave, l’État décrète qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels «à hauteur d’une fraction fixée de leur valeur», ce nouveau droit de propriété étant incessible. Résultat: tous les propriétaires lui seraient redevables d’une somme annuelle correspondant à la partie possédée par l’État. «Tout propriétaire, désormais redevable de cette somme à l’État, pourrait choisir de ne pas la payer. Dans ce cas, la fraction du terrain possédée par l’État augmenterait d’autant d’année en année», expliquent les auteurs. L’État récupérerait alors la somme qui lui est due lors de la première transaction qui interviendrait sur le bien immobilier, lors de la vente ou de la transmission à un héritier.

«Je suis venu vous parler d’Europe. “Encore!”, diront certains… Ils devront s’habituer. Parce que je continuerai». C’est par ces mots qu’Emmanuel Macron a entamé son discours de la Sorbonne, il y a deux semaines. Européiste affirmé et assumé durant la campagne présidentielle, le fondateur d’En marche! a basé sa candidature sur la disparition du clivage gauche-droite, remplacé selon lui par une ligne de fracture portant sur la question européenne, le camp des «mondialistes» affrontant celui des «souverainistes».

Des ordonnances pour sauver les agriculteurs. Ce mercredi après-midi, Emmanuel Macron a annoncé qu’il utiliserait la méthode forte pour permettre aux agriculteurs de mieux vendre leur production. Pour le président, contrairement au système actuel, c’est l’agriculteur et lui seul qui fixera les prix en se basant sur ses coûts de production. Mais il faudra que les producteurs se regroupent par filière. Un moyen de peser dans les relations commerciales.

Autre mesure : les promotions seront encadrées. En bout de chaîne, les consommateurs devraient ainsi voir augmenter les prix en rayons. Les syndicats agricoles sont satisfaits de ces propositions. Les distributeurs assurent être prêts à jouer le jeu en payant les produits agricoles un peu plus chers.

Après une discussion de trois heures, lors d’un dîner en tête-à-tête avec le chef de l’Etat, mercredi 11 octobre, à l’Elysée, Nicolas Hulot est apparu satisfait de ce « moment nécessaire d’ajustement, après cinq mois ». Aujourd’hui, il se sent très heureux, a-t-il répété hier matin sur France Inter. « Tout va bien ». Depuis la veille courait la rumeur d’un éventuel départ de l’emblème écologiste du gouvernement.

Le rendez-vous tombait néanmoins à pic tant Nicolas Hulot était malmené sur plusieurs dossiers, comme le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), le glyphosate – l’herbicide classé cancérigène pour lequel la commission européenne souhaite obtenir une nouvelle autorisation de dix ans – ou les Etats généraux de l’alimentation.

D’ici deux ans, la France compte accueillir 10.000 réfugiés sur son territoire dans le cadre des programmes de réinstallation de migrants. Sur ces 10.000 réfugiés « réinstallés » notamment depuis la Turquie, le Liban et la Jordanie, 3.000 devraient être issus de missions de protection au Niger et au Tchad. Cette décision de principe avait été actée fin août lors d’un mini-sommet à l’Elysée avec les dirigeants de plusieurs pays européens, du Niger et du Tchad.

La France compte aussi réaliser des « modifications législatives et règlementaires dans les prochaines semaines » pour rapprocher sa politique d’organisation de l’asile avec celle de Allemagne, des réformes auxquelles « le HCR sera associé », a poursuivi Macron.

Les enseignants et le personnel hospitalier seront particulièrement mobilisés, mardi, pour le premier appel unitaire à la grève depuis dix ans.

Inscrit en lettres rouges sur une pancarte, au milieu d’un cortège parisien bien fourni – 26 000 manifestants selon la préfecture de police, 45 000 selon la CGT – et dynamisé par une fanfare, ce slogan donne le ton de la manifestation du 10 octobre. Pour la première fois depuis dix ans, tous les syndicats de fonctionnaires ont lancé un appel unitaire à la grève. Ils dénoncent notamment la dégradation des conditions de travail, le gel du point d’indice de la fonction publique qui fixe le niveau des salaires, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie, ou encore les réductions d’effectifs (120 000 postes supprimés d’ici la fin du quinquennat). De quoi gommer la discorde entre la CGT, FO et la CFDT sur la loi Pénicaud ? Ce mardi, les drapeaux rouges de la CGT et de FO se sont en tout cas mêlés aux bannières orange de la CFDT, et rose de Sud-Solidaires – même si les bataillons cégétistes étaient très majoritaires.

L’Assemblée nationale a définitivement voté, ce mercredi, le projet de loi antiterroriste qui doit permettre de sortir de l’état d’urgence, le 1er novembre prochain, dans la mesure où il en transpose plusieurs dispositions (perquisitions, assignations à résidence, etc.) dans le droit commun.

Le texte adopté ce mercredi au Palais Bourbon est celui qui a fait l’objet d’un accord de compromis en commission mixte paritaire lundi dernier avec les sénateurs.

Les trois frères et la sœur du Tunisien qui a tué deux jeunes filles à Marseille le 1er octobre ont été entendus ces derniers jours, et deux d’entre eux, arrêtés en Europe, sont soupçonnés de complicité de terrorisme.

Avant-dernier d’une fratrie de cinq, Ahmed Hanachi, 29 ans, décrit par des proches en Tunisie comme un consommateur de drogue peu enclin à la religion, a tué au couteau deux cousines à la Gare Saint-Charles de Marseille, avant d’être abattu par la police.

Le groupe État islamique a revendiqué ces meurtres, mais les enquêteurs français n’ont rien trouvé qui puisse relier l’assaillant à l’organisation djihadiste.

Un frère et une sœur du tueur, Moez et Amina Hanachi, installés dans le nord-est de la Tunisie, à Zarzouna dans la région de Bizerte, ont été relâchés après avoir été arrêtés vendredi et entendus par un juge du pôle antiterroriste tunisien. « Ils n’ont rien à voir » avec l’affaire, a affirmé mardi à l’AFP le porte-parole de ce pôle, Sofiène Sliti.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait promis des «sanctions» : le préfet du Rhône est débarqué après qu’un rapport révélé mardi a pointé des «dysfonctionnements» ayant conduit à la remise en liberté du tueur de Marseille à la veille de l’attaque.

Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans, a tué au couteau deux jeunes femmes le 1er octobre à la gare Saint-Charles de Marseille, avant d’être abattu. Interpellé deux jours avant pour vol dans un centre commercial de Lyon, Hanachi avait été remis en liberté le lendemain, alors qu’il était en situation irrégulière.

Face à la polémique soulevée après cette attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique, Gérard Collomb, ex-maire de Lyon, avait demandé un rapport à l’Inspection générale de l’administration (IGA), en plein débat sur le nouveau projet de loi antiterroriste. Le rapport est sévère. Il met en exergue «des dysfonctionnements graves du dispositif d’éloignement» des étrangers en situation irrégulière à la préfecture du Rhône. Conséquence : le départ du préfet Henri-Michel Comet, également préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et celui de son secrétaire général, qui seront actés «dès demain (mercredi)» en conseil des ministres. Selon son entourage, le préfet Comet a réagi «avec dignité, solidité et sérénité» à la décision prise par le ministre, «sa pensée allant d’abord aux deux victimes de Marseille».

Confronté à un témoin direct, le frère du tueur a, pour la première fois, exprimé des regrets lors de son procès pour complicité d’assassinats.

Pas une larme, pas un mot plus haut que l’autre, la gorge parfois nouée, de longs silences avant de répondre. Premier témoin direct des tueries de Mohamed Merah appelé à la barre, devant la cour d’assises spéciale de Paris, Yacov Soussan s’y est présenté, mardi 10 octobre, avec retenue. « Je peux raconter ce que j’ai vu », a-t-il commencé.

Alors, l’ancien bénévole de l’école Ozar Hatorah de Toulouse, kippa sur la tête, a raconté les trente-six secondes du massacre du 19 mars 2012, trente-six secondes qu’il a si souvent revécues depuis. Son arrivée sur les lieux à 7 h 55, cinq minutes avant la prière matinale. L’homme au casque qui traverse la rue et abat Jonathan Sandler et ses deux enfants, Arié et Gabriel, 5 et 3 ans, avant de tirer à bout touchant sur Myriam Monsonego, 8 ans, qui avait fait demi-tour pour ramasser son cartable perdu dans sa fuite. « Ça n’était pas des tirs, c’étaient des exécutions. »

Le seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre demandait au député LR l’euro symbolique pour atteinte à sa vie privée en prison.

Le détenu le plus surveillé de France a été débouté, jeudi 12 octobre, par le tribunal de grande instance de Nanterre. Salah Abdeslam demandait au député LR Thierry Solère l’euro symbolique pour atteinte à sa vie privée en prison. Le tribunal a considéré, dans une décision dont l’AFP a obtenu copie, que «  la visite des conditions de détention de M. Abdeslam, le 29 juin 2016, s’inscri[vait] dans un contexte d’actualité judiciaire, ce dernier ayant été placé sous vidéoprotection par décision du garde des Sceaux  » de l’époque douze jours plus tôt. «  Les propos de M. Solère retranscrits dans l’article  » du JDD relèvent en outre «  de l’information légitime du public à connaître les conditions carcérales au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, qui constituent un sujet d’intérêt général  », a estimé le tribunal, concluant donc qu’«  aucune atteinte à la vie privée de M. Abdeslam […] n’est caractérisée  ».

L’idée de la réforme est que tout ce qui relève de l’économie productive ne doit pas avoir de frein, qu’il faut supprimer les impôts repoussoirs pour ceux qui veulent investir en France, de façon à créer des emplois. Taxer la fortune immobilière va dans ce sens, mais des biens comme les yachts, les voitures de grand luxe ou les métaux précieux ne concourent pas non plus à l’économie productive. Réintroduire des taxes sur ces valeurs n’est pas en contradiction avec l’esprit de la réforme, et nous le faisons en accord avec le gouvernement, pour un budget juste et efficace.

La dette de SNCF Réseau atteint 45 milliards d’euros. Ça n’a pas empêché Florence Parly d’y gagner 52.000 euros mensuels avant d’être ministre.

La très discrète ministre des Armées, Florence Parly, fait depuis quelques jours l’objet d’une polémique dont elle se serait bien passée. Plusieurs journaux ont en effet épluché sa déclaration d’intérêts publiée ces jours-ci sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). « Libération », d’abord, a signalé quelques omissions, telles ses deux années à Air France, en tant que directrice générale adjointe d’Air France Cargo jusqu’en 2013.

Mais les conclusions de « Marianne » sont plus intrigantes encore : Florence Parly, qui était auparavant directrice générale de SNCF Voyageurs, a touché 80% de sa rémunération annuelle prévue auprès de son employeur sur les six premiers mois de 2017.

Selon l’hebdomadaire, elle a gagné 52.569 euros net mensuels de la SNCF sur les six premiers mois de l’année 2017, soit 315.418 euros net en tout. L’équivalent de 35 smic.

En 2016, elle avait touché 365.961 euros net de l’entreprise publique, soit 30.496 euros net mensuels.

Raquel Garrido ne nie pas avoir oublié de déclarer une partie de ses revenus au début de l’année. De nouveau épinglée cette semaine par le Canard Enchaîné pour des dettes envers sa caisse de retraite et l’Urssaf…

L’avocate explique ainsi qu’ayant été accaparée par la campagne présidentielle du candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, elle a tout bonnement oublié de se plier à ses obligations fiscales.

Raquel Garrido indique que la Caisse nationale des barreaux français (CNBF) a connaissance de ses revenus réels. Toutefois, elle a refusé de dire combien elle doit encore verser.

Jadis camarades au sein du Parti socialiste, Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon semblent être devenus aujourd’hui les pires ennemis du monde. Plus ou moins ouvert ces dernières années, le conflit s’est considérablement durci ces derniers jours entre les deux hommes, quand le leader de la France insoumise a démissionné avec fracas de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, dont l’ancien Premier ministre a pris la tête. La tension est telle qu’insultes et accusations de complaisance avec l’islamisme radical et l’antisémitisme ont fusé.

Laurent Wauquiez, Maël de Calan, Florence Portelli, Daniel Fasquelle…. Quatre candidats sont en lice pour devenir le (la) prochain(e) président(e) des Républicains. Le scrutin, réservé aux quelque 250.000 adhérents de LR, aura lieu lors d’un congrès virtuel le 10 décembre 2017.

Pour pouvoir espérer accéder à la tête du parti Les Républicains (LR), les quatre prétendants – Laurent Wauquiez, Florence Portelli, Maël de Calan et Daniel Fasquelle, devaient réunir au moins 13 soutiens de parlementaires et 2.347 signatures d’adhérents sur 15 départements.

Laurent Wauquiez, qui jure de ne jamais s’allier avec le Front national malgré les soupçons de plusieurs cadres de droite, a décliné l’invitation de France 2 à débattre avec Marine Le Pen, invitée de “l’Émission politique” le 19 octobre, rapporte Marianne, ce jeudi.

“Son sujet aujourd’hui, c’est l’élection interne, et la priorité dans cette campagne n’est pas de faire des médias grand public”, explique l’entourage du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et candidat favori à la présidence des Républicains, contacté par l’hebdomadaire.

Dans l’un de ses premiers discours de campagne, le candidat à la présidence des Républicains a longuement ciblé Emmanuel Macron, qu’il dépeint comme un président coupé des classes populaires.

Emmanuel Macron a reçu jeudi en tête à tête les partenaires sociaux pour lancer la vaste réforme de la formation et de l’assurance chômage, un chantier périlleux que le pouvoir veut mener à bien d’ici à l’été 2018. En attendant Laurent Berger ce matin qui va demander « des politiques sociales assumées ».

Un pas en avant, deux pas en arrière. Depuis que l’élection d’Emmanuel Macron a fracturé la droite et provoqué une scission entre les Républicains et les Constructifs, le parti de Vaugirard peine à savoir sur quel pied danser vis-à-vis de sa frange « pro-gouvernement ». Les menaces d’exclusion fusent mais n’ont pour l’instant débouché sur rien de concret.

L’ancien président de la République François Hollande se rendra en Corée-du-Sud de dimanche à mardi, l’occasion pour lui de prononcer un discours sur les enjeux géopolitique, le premier depuis qu’il a quitté l’Elysée, ont annoncé ses services mercredi.

Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Myriam L’Aouffir se sont mariés ce week-end, selon nos informations. Officiellement en couple depuis 2013, ils se sont dit oui au Maroc, où est née Myriam L’Aouffir.

L’ex patron du FMI et sa nouvelle épouse se seraient rencon­trés par le biais de François Pupponi, député-maire de Sarcelles (Val-d’Oise), un ami commun.

Après cinq ans de vie commune, l’homme politique, conseiller économique du président congolais Denis Sassou-Nguesso, et l’an­cienne char­gée de commu­ni­ca­tion de France Télé­vi­sions, aujourd’­hui à la tête de sa propre agence, ont donc souhaité concrétiser leur union à Marrakech, où le couple s’en­vole régu­liè­re­ment et où Domi­nique Strauss-Kahn possède un riad.

Les conclusions d’un rapport d’experts du nucléaire et du terrorisme, mandatés par l’ONG, sont si inquiétantes que l’ONG ne rend publique mardi qu’une version expurgée des informations les plus sensibles.

Greenpeace est passée à l’action deux jours après un rapport qui dénonçait la vulnérabilité des sites nucléaires français. Les militants affirment être entrés dans une zone sensible, EDF conteste, mais devra rassurer sur la fiabilité de son dispositif de sécurité.

Après une première journée consacrée à la lecture de l’ordonnance de mise en accusation, puis à l’examen de personnalité de Berkane Makhlouf, la deuxième journée du procès devant la Cour d’Appel de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, va aborder la personnalité de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona.

Paris 2024 a démenti mercredi matin les chiffres très élevés (450.000 euros annuels) avancés dans un article du Canard Enchaîné concernant le futur salaire de Tony Estanguet à la tête du comité d’organisation des Jeux Olympiques.

Les effets indésirables signalés depuis l’arrivée du nouveau médicament ne sont pas liés à la formule elle-même mais à « un déséquilibre thyroïdien », selon les premiers résultats de l’enquête menée par l’Agence du médicament (ANSM).

Hospitalisé en août, le comédien, qui avait commencé sa carrière dans les années 1950, est mort à 87 ans dans un hôpital parisien dans la nuit de dimanche à lundi.

Article précédentArticle suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *