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Economie

Brexit : Divorce avec une très forte douleur avec Bruxelles

Par Nasreddine Ben Hadid

Peut-on imaginer un cas de divorce sans déchirement, et surtout sans que l’un ou l’autre, du couple, ne paye, et parfois très cher. Avec un divorce «politique», la déchirure est plus forte, mais le surtout le prix à payer plus exorbitant…

Le Brexit, est le cas de divorce le plus «brouillant» de l’histoire politique moderne, et même de toute l’histoire de l’humanité. Le Royaume-Uni, en quittant l’Union Européenne, a bien rompu un «mariage» que les Européens pensait «catholique», à savoir sans divorce possible, ou en tout cas pensable.

Question qui tracasse tous les analystes politiques : le commun des votants, a-t-il pris connaissance du coût réel et du prix que va payer son pays, ou du moins des avantages auxquels le Royaume doit renoncer ?

Actuellement, le «couple» doit bien dresser le bilan de son divorce, et surtout penser à deux choses : Chacun veut payer le moins possible. Aussi, chacun, surtout les Britanniques veulent garder «certains» privilèges. Car un «divorce» pur et dur, et surtout brusque et tranchant, rendrait (au conditionnel) le Royaume-Uni, un pays «étranger» à l’Union, mais surtout ne disposant plus d’aucun des privilèges auxquels il avait accès…

Tout divorce est une affaire d’avocats, et même de cabinets d’avocats. Concernant le Brexit, on a affaire à une armée d’avocats et autres experts en législations. Chose qui va faire durer la «bataille juridique», mais surtout rendre les deux «belligérants» pointus et même très exigeants concernant les moindres détails.

Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, vient de déclarer que «les discussions étaient «dans une impasse» sur la question de la facture dont Londres devrait s’acquitter en vue de son divorce avec Bruxelles». En conclusion, Londres, ne veut pas payer…

Au-delà du jargon juridique, le combat engagé, est une affaire de «facture à payer», qui divise toujours. Alors que les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept se réunissent en sommet prochainement, le négociateur en chef de l’Union européenne (UE) pour le Brexit, Michel Barnier, a exprimé un pessimisme tranchant concernant la situation. Allant même jusqu’à dire que les Britanniques ne veulent annoncer combien ils sont prêts à payer en règlement de leurs engagements financiers.

«Pour ce qui est de cette question, nous sommes dans une impasse, ce qui est très inquiétant pour des milliers de projets partout en Europe et aussi inquiétant pour ceux qui y contribuent», vient d’annoncer ce responsable européen, qui a ajouté que «l’UE était prête à faire face à toutes les éventualités, tout réaffirmant qu’une absence d’accord serait un très mauvais accord».

Il faut noter une chose très importante : les deux parties, ont réellement besoin de ce «divorce», mais chacun ne veut pas de n’importe quelle solution, mais préfère un «règlement» qui lui serait plus avantageux et même bénéfique.

Michel Barnier, va jusqu’à dire qu’il est, par conséquent, impossible pour l’instant de lancer la deuxième phase des discussions prévues lors du sommet entre le Royaume-Uni et l’Union européenne quant à leur futures relations commerciales.

L’avocat-en-chef britannique David Davis, a confirmé quant à lui, qu’il restait «beaucoup de travail à faire». Et dans un ton de défi et de provocation, mais ajoute avec toute la douceur propre aux Britannique que «Londres se préparait à tous les scénarios, y compris celui d’une absence d’accord avec Bruxelles».

Ce ministre britannique du Brexit, ne s’est pas empêché d’exprimer «sa confiance sur la possibilité de trouver prochainement un accord sur la question des droits des expatriés européens».

Les Européens, quant à eux, réclament des «progrès suffisants», sur les principaux contentieux du divorce, à savoir le payement de la facture du Brexit, les droits des ressortissants européens au Royaume-Uni et britanniques dans l’UE, sans oublier la frontière nord-irlandaise. Avant de lancer les négociations sur une éventuelle période de transition et des futures relations commerciales entre Londres et les Européens.

La chose est certaine, aucun des deux «époux» ne veut éterniser cette période transitoire, mais ne veut aussi y perdre et trop céder à l’autre. Un jeu, ou plutôt un enjeu, où la patience est la première des qualités…

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