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Consécration : Grand Prix Hommage au cinéaste Ridha Behi

Par Samira Ghannouchi Behi

A l’occasion des JCC 2017, l’Association des Réalisateurs des Films Tunisiens (l’ARFT) a attribué au cinéaste-réalisateur tunisien, Ridha Behi son Grand Prix Hommage pour l’ensemble de ses films.

Ridha Behi, avec ses 40 ans de carrière, a fait son entrée au cinéma par le biais de ses études supérieures et sa soutenance d’un doctorat à l’École Pratique des Hautes Etudes, en France d’une thèse sur « Le cinéma et la société en Tunisie dans les années 60 ».

En stage à la télévision tunisienne, il écrit les scénarios de trois courts métrages entre 1964 et 1967. L’année 1967 a vu ce jeune cinéaste réaliser son premier court métrage «  La Femme statue », dans le cadre de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs, FTCA.

Et son histoire avec le cinéma se poursuit en 1972, avec un Court-métrage « Seuils interdits ».  Viennent par la suite deux longs métrages, « Soleil des hyènes » (1975) et « Les Anges » (1983), tous deux présentés à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes.

En 1986, c’est au tour du long métrage « Champagne amer », de voir le jour puis « Les hirondelles ne meurent pas à Jérusalem »  qui obtient le prix de la critique internationale aux Journées cinématographiques de Carthage en 1994, JCC. Son film « La Boîte magique », Prix Spécial du Jury aux JCC en 2003, est sélectionné à la Mostra de Venise, et reçoit une mention spéciale du jury au 22ème  Festival international du film d’Amiens.

« Always Brando » est un long métrage de fiction pour lequel Ridha Behi a sacrifié des années et dont le tournage n’a pu être fait qu’en 2011, en raison du décès de l’acteur Marlon Brando, prévu à l’affiche du film.  « Always Brando » a figuré dans la sélection officielle du Festival international du film de Toronto.

« Fleur d’Alep », son dernier long métrage, avec l’actrice Hend Sabri, en 2016, a failli être nominé aux Oscars, dans la section films étrangers.

Ridha Behi n’a pas écrit ou fait que des films, il a également été distributeur  entre 1977 et 1980, de films en France : Ceddo d’Ousmane Sembène et Alexandrie pourquoi ? de Youssef Chahine.

Il a aussi réalisé une douzaine de documentaires pour les pays du Golfe entre 1979 et 1983, et une série, intitulée « Portraits de cinéastes », entre 2006 et 2008. Il a, par ailleurs, dirigé des ateliers d’écriture à travers le monde, notamment, Méditalents, au Maroc.

Le cinéaste est, souvent, sollicité pour faire partie ou présider des jurys dans le monde arabe.

A la suite de sa consécration aux JCC 2017, Ridha Behi a déclaré que « Cette distinction et cette reconnaissance venant de mes collègues me touchent beaucoup. Un grand merci et une promesse aux membres de notre association et à son bureau : Je continuerai à faire des films et de bons films ».

 

 

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