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Santé

Vaccin contre la grippe, mythe et efficacité ?

Par Nasreddine Ben Hadid

Dans tous les pays à hivers rudes, froids et surtout humides, la grippe est devenue un vrai fléau, dépassant le cadre sanitaire individuel, pour constituer parfois avec certaines vagues, une vraie menace, aussi bien pour la santé que pour l’économie.

La grippe n’est pas dangereuse en soi uniquement, mais par sa manière de transmettre ses virus. Il suffit d’éternuer dans un transport public, ou serrer la main d’un interlocuteur, pour lui passer la maladie.

Le vaccin existe, et il est de mise depuis plusieurs années, mais conseillé surtout pour les personnes âgées, les femmes enceintes, et en plus général, toute personne fragile de santé.

Mais cette vague de vaccination, commence à prendre de l’ampleur. Elle touche une population classée «sans grands risques», capable (théoriquement) de résister au virus, et reconquérir une belle santé, après ces maux de têtes surtout.

Que pousse des adultes en bonne santé à se vacciner contre la grippe ?

La réponse prend son importance de l’augmentation vertigineuse du nombre de cette tranche d’âge, qui se vaccinent. On est en Europe, devant un phénomène social dans le vrai sens de la parole.

La recherche des solutions rapides et faciles, pensent ceux et celles qui se donnent à cette vaccination. Plus de peur de serrer la main d’un collègue qui a les yeux rouges, ou d’avoir la phobie de la respiration d’autrui dans le transport en public.

Telle une guerre, ou plutôt elle est une guerre, tout une structure se met en place, avec une vision «défensive» contre l’assaut grippal de l’année actuelle. La grande vague n’est pas encore arrivée. Les pharmaciens stockent les vaccins, les médecins aussi sont sur leurs gardes.

Le commun des mortels, connait et reconnait les symptômes de cette infection : Fièvre, fatigue, courbatures, maux de tête ou tout à la fois. La grippe est rarement mortelle, ou plutôt peut l’être pour les cas les plus fragiles, mais sur le plan aussi bien physique que psychologique, le calvaire est lourd. Se faire clouer au lit, avec une fièvre qui peut être forte, de maux de tête, et aussi un nez qui coule, n’est pas facile à vivre et surtout à supporter, ou encore moins à dépasser. De quelques jours à trois semaines, le combat peut durer.

Au-delà de la hantise personnelle, et de cette peur de prendre le virus, existe cette crainte de faire passer le virus à une personne fragile dans son propre entourage, à savoir un grand-père âgé, une femme enceinte, ou même un enfant en bas âge. Ceci est l’essentiel de l’argumentation présentée par les adultes sains, adeptes de la vaccination.

Il faut noter que les spécialistes parlent de «souches». Chaque année apporte, ou plutôt nous apporte sa «variante». Celle de 2016 était réellement meurtrière, avec un nombre de morts plus élevés que les années précédentes.

Il faut savoir qu’un réel flou existe, et même devient plus grand encore concernant la notion de «personnes à risque». Certes, la médecine et les médecins, considèrent les personnes âgées, les femmes enceintes, et toute personne en état de fragilité, comme «personnes à risque». Mais le dilemme réel, est de savoir si ce «risque» concerne toutes les personnes qui risquent des complications suite à la prise du virus. Ou aussi, toute personne pouvant être «porteur» sans grand risque pour sa propre santé, mais avec des menaces réels pour l’entourage.

Aussi, et la chose est grave : un malade à Paris, qui prend l’avion pour une ville lointaine, ou d’un autre continent, va propager l’infection dans des lieux et pays, qui ne comptaient pas ce fléau comme danger réel ou potentiellement dangereux.

La mobilité, via des moyens de transport, plus rapide, avec un nombre de voyageurs plus grand toujours, font de la grippe un fléau potentiellement mondial…

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