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L’actualité de la semaine en bref

Par Maymana Azzam

Johnny Hallyday est mort dans la nuit de mardi 5 à mercredi 6 décembre, à l’âge de 74 ans. Le chanteur luttait depuis plusieurs mois contre un cancer des poumons.

Dans l’attente de l’enterrement, la dépouille du chanteur a été transférée dans un funérarium du Mont-Valérien.

Johnny Hallyday : un « hommage populaire » samedi sur les Champs-Elysées. Le convoi funéraire descendra les Champs-Elysées, de l’Arc de Triomphe à la Concorde avant un office religieux à l’église de la Madeleine. La famille du chanteur et les autorités ont prévu l’organisation d’une grande cérémonie le samedi 9 décembre, à Paris. Les modalités ont été arrêtées ce jeudi matin, à l’issue de dernières réunions préparatoires. Il n’y aura pas de funérailles nationales, à proprement parler, mais une célébration d’une ampleur inédite. «Johnny était beaucoup plus qu’un chanteur, c’était la vie dans ce qu’elle a de souverain, de plus éblouissant, de plus généreux. Une part de nous-même, une part de la France», a dit le chef de l’État avant la cérémonie.

Trois dossiers pour la visite de Macron à Alger. Le président français doit passer douze heures dans la capitale algérienne ce mercredi et rencontrer Abdelaziz Bouteflika. Au programme de son déplacement : mémoire, économie et sécurité.

Emmanuel Macron veut « tourner la page » en Algérie. Lors de son précédent déplacement en Algérie, le candidat Emmanuel Macron avait prononcé des paroles fortes, au prix d’une polémique en France.

Mémoire, harkis, immigration, investissements : ce qu’a dit Macron à Alger. Le président français Emmanuel Macron était très attendu sur nombre de questions souvent soulevées dans les relations entre la France et l’Algérie. À côté de la conférence de presse au cours de laquelle il a répondu sans détour aux interrogations des uns et des autres, il a accordé un entretien exclusif à notre confrère TSA (Tout sur l’Algérie), le site d’information le plus consulté d’Algérie. À la journaliste Hadjer Guenanfa qui l’a interrogé, il a d’abord indiqué qu’il assumait pleinement les propos qu’il avait tenus en février dernier, en tant que candidat, sur le colonialisme, qu’il avait qualifié de crime contre l’humanité. « J’ai dit une chose qui était forte et que j’assume pleinement. Il y a eu en effet ce crime contre l’humain qui a été fait », a-t-il avancé.

Depuis Valéry Giscard d’Estaing en 1975, la visite à Alger est en effet incontournable pour les présidents français, en raison des relations historiques nées de 130 ans de colonisation (1830-1962). Ce qui fait qu’elles sont « souvent mouvementées, comme celles d’un vieux couple », selon l’universitaire algérien Abderrahmane Mebtoul.

Lors d’une réunion à L’Elysée, le président de la République s’est montré très critique envers France Télévisions, Radio France et le Conseil supérieur de l’audiovisuel.

« La honte de la République. » Ces mots cinglants sur l’audiovisuel public prêtés à Emmanuel Macron par L’Express ont sidéré le secteur, mardi 5 décembre. Supposément tenus lors d’une réunion, lundi soir à l’Elysée, avec les députés de La République en marche (LRM) et du Modem membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, les propos ont été « fermement » démentis par la présidence de la République, sans plus de détails.

La colère enfle. Les syndicats CGT, FO et SNJ de France Télévisions ont déposé un préavis de grève de 24 heures pour mercredi 13 décembre « contre la situation dramatique que les salariés risquent d’affronter » et « pour l’honneur du service public », selon un communiqué.

« Au prétexte d’économies à réaliser, l’État et la présidence de France Télévisions préparent une asphyxie de l’entreprise, ainsi qu’un démantèlement partiel », déplorent les organisations syndicales.

La présidente du groupe audiovisuel public Delphine Ernotte doit présenter le 21 décembre un vaste plan de réduction des dépenses d’environ 50 millions d’euros, passant notamment par la suppression de 180 postes à la faveur de départs en retraite.

Les syndicats dénoncent également une « stratégie de dénigrement de France Télévisions assumée par le chef de l’État en personne ».

Les photographes devraient être nombreux pour immortaliser le moment. L’épouse du président français, Brigitte Macron, rend visite ce lundi 4 décembre 2017 au bébé panda du Zooparc de Beauval, dans le Loir-et-Cher au centre de la France. Surnommé provisoirement « MIZ » pour Mini Yuan Zi, le bébé ursidé se verra attribuer un nom choisi conformément à la tradition par ses marraines, à savoir par les premières dames de France et de Chine. Une photo pour les magazines, mais également un évènement diplomatique qui reste entouré de mystère.

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a invité mercredi à « prendre le temps de la concertation » et à ne pas se « précipiter » sur le Smic, après la publication d’un rapport préconisant une réforme de la formule de calcul du salaire minimum. Le Smic « est un sujet d’importance. Nous devons prendre le temps de la (…) concertation », a-t-elle déclaré lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Ça ne passe pas. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a jugé mardi « malvenue » l’annonce par le président de la Mutualité française Thierry Beaudet d’une augmentation de 2 à 4 % des cotisations mutuelle en janvier alors qu’une négociation est en cours sur le « reste à charge zéro » pour les patients.

La médiation sur le projet d’aéroport, lancée en juin, remettra son rapport le 13 décembre. Il reviendra alors à Emmanuel Macron de décider de l’issue de ce dossier à rebondissements. Cette prise de position interviendra « très rapidement », selon le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Sans tout régler.

L’événement ne signera pas la fin du conflit, mais bien d’une étape essentielle: le 13 décembre, la médiation chargée de déminer le dossier autour du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) remettra son rapport au premier ministre. Les services de Matignon ont confirmé mardi cette date butoir, initialement fixée au 1er décembre. Après ces six mois de travail, le dossier extrêmement conflictuel du transfert potentiel de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique s’apprête donc à revenir sur le devant de la scène.

  • Un attentat nucléaire est-il possible ? C’est la question que posent Eric Guéret et Laure Noualhat, dans un documentaire qu’ils ont réalisé et qui est diffusé sur Arte avance que les centrales nucléaires ne sont pas assez protégées face au risque terroriste.
  • Bombe sale, attaque de convoi de combustible, drones, cyberattaque, l’équipe du docu fait le tour des menaces et cela fait froid dans le dos.

 

Des attentats revendiqués par Daesh font 32 morts et plus de 300 blessés à Bruxelles. Les enquêteurs découvrent que les terroristes avaient installé une caméra en face du domicile du directeur du centre d’étude nucléaire belge, un endroit qui contient de grandes quantités de matière radioactive et nucléaire. Discrètement, ils surveillaient tous ses déplacements.

Le terrorisme est désormais la première source de préoccupation des Français, devant le chômage et la précarité de l’emploi, selon l’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2017 publiée ce jeudi par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).  Une personne sur trois (32 %) âgée de 14 ans et plus cite le terrorisme et les attentats comme le problème le plus préoccupant pour la société française actuelle. Moins d’une personne sur quatre (23 %) cite le chômage en premier, alors que l’an dernier, ces deux sujets suscitaient la même proportion d’inquiétude (31 %).

La coalition nationaliste est arrivée largement en tête au premier tour du scrutin, dimanche. Nicolas Chapuis, chef du service politique, a répondu à vos questions. a participation sera évidemment l’un des gros enjeux du second tour après un premier tour décevant (à peine plus de 52 % de participation). Au premier tour, l’enjeu énorme du scrutin (le vote pour élire la future « super région » Corse, qui regroupera les prérogatives du département et de la région) n’a pas suffi à mobiliser. La campagne a été morne et peu de sujets de fond ont été abordés par les candidats.

Ce premier tour, qui constitue une surprise non pas par la progression des nationalistes (qui était attendue) mais par l’ampleur de cette victoire, met un coup de projecteur sur ce vote et peut inciter des électeurs à se déplacer au second tour. A l’inverse, certains électeurs peuvent aussi se dire que le résultat est plié d’avance et ne pas se donner la peine de se rendre aux urnes.

La présidente du Front national, devenue députée française en juin, passe son tour pour le scrutin européen de 2019. La présidente du FN « a dit elle-même qu’elle ne le souhaitait pas, parce que maintenant, elle est élue à l’Assemblée nationale où elle mène en première ligne le combat pour la défense des Français dans cet hémicycle-là », a déclaré sur France Info le dirigeant frontiste en charge des Affaires européennes.

Marine Le Pen est mise en examen depuis le 30 juin pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance » dans une enquête sur les assistants parlementaires de députés européens de son parti.

Invité du « Grand Jury » RTL/Le Figaro/LCI, l’ex-socialiste n’a pas exclu de conduire la liste de son mouvement aux élections européennes, avec l’ambition d’installer ses idées dans le paysage politique. La route sera longue, et elle pourrait ne le mener nulle part… Mais qu’importe. Malgré le « désastre » de ses campagnes présidentielle et législative, toutes deux ponctuées par des éliminations dès le premier tour, Benoît Hamon a décidé de remonter en selle. Ainsi, après avoir rebaptisé son mouvement « M1717 » en « Génération.s » samedi au Mans (Sarthe), l’ancien ministre s’est rendu dimanche sur le plateau du « Grand Jury » pour afficher ses ambitions et tracer sa feuille de route.

Le leader de la France insoumise était sur France 2, jeudi soir. C’était son second passage dans l’émission en trois mois.

Il était urgent de tourner la page. De clore une séquence faite de polémiques visant ses plus proches lieutenants, mettant en relief ses échecs comme avec cette timide mobilisation de la rue contre la politique du gouvernement. C’est dans cet esprit que Jean-Luc Mélenchon s’est présenté, jeudi soir, sur le plateau de L’Émission politique de France 2. Las, l’exercice n’a pourtant tourné qu’autour des errements de ces derniers mois, sans que le leader de La France insoumise ne parvienne à rebondir.

La Chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France épingle la mairie à propos du nombre de collaborateurs de son cabinet.

Anne Hidalgo a-t-elle trop de collaborateurs? La Chambre régionale des Comptes (CRC) d’Ile-de-France souligne en tout cas dans un rapport dont l’AFP a eu la copie que le nombre de collaborateurs de son cabinet dépasse le nombre qu’elle s’était elle-même fixé. Le rapport de la CRC indique en avoir recensé 165, partagés avec ses adjoints, au 31 décembre 2015.

 

Or, une limite de 135 collaborateurs avait été voté en 2014, un plafond « nettement dépassé », pointe le rapport qui rappelle que la Ville de Paris est la seule collectivité en France qui puisse fixer le nombre et la rémunération des collaborateurs de cabinet, après vote en Conseil de Paris.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place une exposition de santons dans l’Hôtel de Région, alors que la justice a retoqué la mise en place d’une crèche installée l’an dernier. Une exposition sur l’art des santonniers. C’est ainsi que Laurent Wauquiez, président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, explique la présence de cinq scènes de la Nativité dans l’entrée de l’Hôtel de Région, installées ce lundi 4 décembre à côté d’un sapin.

Dimanche, une « superpanne » informatique sur un poste d’aiguillage a une nouvelle fois totalement paralysé le trafic dans cette gare parisienne desservant la façade ouest de la France. Au total, 50 TGV (sur 250) ont été annulés et 25 % des usagers n’ont pas pu voyager. « La SNCF doit nous expliquer ce qui s’est passé, elle doit rendre des comptes au gouvernement et surtout aux Français pour que ça ne se reproduise pas » a affirmé Bruno Le Maire, ministre de l’Économie.

Parole à la défense. Quatre jours après le « réquisitoire télévisuel » du procureur de Grenoble, l’avocat du suspect dans l’affaire Maëlys apporte sa version des faits, lundi, pour contredire formellement l’accusation.

La fillette de 8 ans avait été tuée par ses parents après des années de sévices et plusieurs alertes de ses proches. La Cour européenne des droits de l’homme a demandé en septembre à l’État français de prouver qu’il n’a pas manqué à son obligation de protection des mineurs, à la suite de poursuites engagées par deux associations.

Le procureur général de la cour d’appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a confirmé mardi 5 décembre, avoir reçu au mois d’août une lettre anonyme de menace de mort, deux mois après la relance de l’affaire Grégory.

La lettre de menace a été transmise à la présidente de la chambre de l’instruction, Claire Barbier, en charge de l’enquête. Une analyse ADN n’a révélé aucune correspondance avec les échantillons génétiques déjà présents dans le dossier.

Cette lettre “n’a aucune incidence sur le développement du dossier” et “il ne faut pas lui donner une importance qu’elle n’a pas”, a tempéré Jean-Jacques Bosc. Il a néanmoins reconnu qu’elle témoigne d’un “climat un peu pesant” dans cette affaire.

Martine Veys, qui a témoigné lundi sur franceinfo, a été aux côtés de Patrick Henry depuis sa libération pour raisons médicales en septembre, jusqu’à sa mort.

Depuis sa libération pour raisons médicales, « il n’a pas eu un regard hostile, une seule fois. Il était très changé physiquement par la maladie », a raconté Martine Veys, qui a noué des liens avec Patrick Henry lorsqu’elle était visiteuse de prison au début des années 90

Patrick Henry a été « anéanti par le rejet » de sa demande de libération conditionnelle « par la cour d’appel en 2016 », a confié Martine Veys. C’est à partir de ce rejet « qu’il a commencé à avoir des problèmes de santé. Il a arrêté de se battre dans l’espoir de sortir. Il n’est sorti que par la maladie », a raconté Martine Veys. Cette dernière a même parlé d’un homme « maudit », dont le « nom véhicule la haine » et qui « porte un costume trop grand ».

 

Connu sous le nom de « Mamadou Segpa », le personnage qu’il incarnait sur Youtube, Omar a été condamné ce vendredi à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste. Les magistrats du tribunal correctionnel de Paris l’ont reconnu coupable de ne pas avoir donné l’alerte quand, quelques jours avant l’attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray, il a reçu une vidéo de revendication annonciatrice de l’attentat qui a coûté la vie au père Hamel, égorgé dans son église en juillet 2016.

Et c’est ainsi que « par curiosité », raconte-t-il dans l’une de ses saynètes titrée « Mamadou Segpa rejoint Daech », il commence à visionner des vidéos diffusées par l’État islamique. Sous le vernis de l’humour, quelque chose de beaucoup plus inquiétant se produit. Plus il regarde les documents de propagande, et plus le jeune homme est fasciné par l’organisation terroriste.

 

 

 

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