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Planète verte oui… mais quand et comment ? - Majalla Magazine
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Planète verte oui… mais quand et comment ?

Par Nasreddine Ben Hadid

Jusqu’à l’élection du Président américain Donald Trump, la question de l’environnement n’était pas question à de graves  polémiques, essentiellement au niveau des intentions, toujours louables. Certes, la dimension pratique ne suit pas, et même a connu des régressions. D’un pays à un autre, l’engagement diffère.

L’arrivée de l’actuel président Américain au pouvoir, a jeté non pas une pierre dans une marre pas très claire, car Trump ose contredire et même mener une logique contraire, mais risquerait de faire tourner les aiguilles à l’envers.

Le One Planet Summit, deux ans après l’Accord de Paris, ne vise qu’un seul et unique objectif : Trouver des solutions nouvelles de financement pour lutter contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron, sait bien la chance que peut lui offrir une telle opportunité, à savoir organiser un tel sommet, pour briller de tout éclat sur la scène mondiale. Mais sait aussi, que la tâche n’est pas et ne sera pas facile. Car il doit avoir le courage, et surtout les moyens, de s’opposer aux Etats-Unis, mais aussi mener la bataille classique, aussi bien contre les récalcitrants que ceux qui ne veulent payer le prix pour une terre propre.

Le «One Planet Summit», qui s’est ouvert à Paris, mardi 12 décembre, est organisé conjointement avec l’ONU et la Banque mondiale, visait à trouver de nouvelles formes de financement pour sauver la planète. Sur le plan de la communication tout a été parfait depuis l’été dernier. Reste à convertir les intentions louables en résultats concrets.

Plus d’une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement ont répondu présents. De quoi donner à cette rencontre son importance. Aussi bien au niveau des sujets à débattre, que l’engagement pris par ces Chefs, à la fois pour respecter les décisions que l’application des résolutions.

Seule bémol : Les grands émetteurs de gaz à effet de serre, ne seront pas représentés par de hauts niveaux. Un niveau ministériel pour la Chine, l’Inde ou le Canada. Pour les États-Unis, un chargé d’ambassade, rien de plus…

Certains considèrent que la simple présence des Etats-Unis, est déjà un «acquis», car personne ne peut imaginer l’effet d’un retrait américain, aussi bien au niveau des résolutions, que l’importance des engagements pris par les présents.

Les élus, entreprises, fondations et autres ONGs, ont répondu présents, aussi bien pour contrer les pollueurs que leurs décisions, mais aussi pour servir de gardiens dépositaires de tous les projets innovateurs et surtout prometteurs, d’une terre verte, propre et vivable. Sans oublier les grandes «gueules», les grands acteurs mondiaux de la finance publique et privée.

Les chantiers sont nombreux et les questions multiples :

1. Changer l’échelle de la finance pour l’action climat,

2. Verdir la finance en faveur d’une économie durable,

3. Accélérer l’action locale et régionale en faveur du climat,

4. Renforcer les politiques publiques pour la transition écologique et solidaire.

Il faut à la fois en débattre et trancher, mais aussi tout faire pour que la parole se convertisse en action palpable.

Passer de la parole à l’acte, et de la théorisation à la mise en chantier, telle est la vision qui a plané sur cet événement. Car, concernant un sujet si grave, et surtout universel, il est à la fois très difficile d’arracher un consensus, mais aussi déclencher une mise en pratique réelle, effective et surtout avec des résultats concrets et des concrétisations palpables…

Problème : la déclaration finale du One Planet Summit n’aura aucun cadre contraignant pour les États. Chose qui a poussé les critiques à porter des accusations envers Emmanuel Macron de ne pas transformer ses discours en actes,

Sarah Fayolle, de Greenpeace, lors d’une conférence de presse conjointe avec d’autres ONGs, a bien résumé les critiques, les attentes, mais surtout les peurs, en déclarant : «Le message qui est important pour nous (….) c’est de clairement demander à notre gouvernement d’arrêter de faire du cinéma sur le climat».

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