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Baisse de la natalité en France : Des causes et des psychoses… - Majalla Magazine
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Société

Baisse de la natalité en France : Des causes et des psychoses…

Par Nasreddine Ben Hadid

Tout l’Occident, comprendre l’Europe, Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, vivent la hantise de cette peur de «disparaitre» sous ce flux d’immigrés, incapables de fondre dans la civilisation occidentale. Certes, cette peur n’est pas partout la même. Elle varie d’une manière draconienne d’un pays à un autre. Mais subsiste partout cette «peur de l’homme blanc» d’être submergé. Ceci, malgré une puissance économique, et surcroit militaire et par conséquence politique indiscutable, et surtout qui augmente…

Cette peur plus virulente sur le «vieux continent» a toujours posé l’épineux problème de la baisse de la natalité chez les «Européens de souche», sachant que le constat est amer. Chose qui va poser de graves problèmes économiques et par conséquence sociaux dans quelques décennies.

La France pays concerné plus que d’autres, par son «identité raciale», est prise de plus en plus par des thèses «complotistes» qui considère que la baisse de la natalité fait partie une «manipulation» sordide.

767 000 bébés ont vu le jour en 2017, soit 17 000 de moins qu’en 2016. Une baisse pour la troisième année successive. Une légère baisse plutôt, qui n’ôte pas à la France son titre du «pays le plus fécond en Europe».

La population française a augmenté de 33 000 personnes (+0,3 %) pour atteindre 67,2 millions d’habitants par rapport à 2016, mais reste toutefois marquée par une baisse des naissances pour la troisième année consécutive. Ceci, selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee),qui a livré son bilan démographique 2017

Le nombre total net de la population n’a augmenté que de 164.000 personnes, et reste «historiquement bas», selon l’institut.

603.000 personnes sont mortes en 2017, 9.000 personnes de plus par rapport à 2016. La grippe hivernale, qui a constitué une vraie épidémie débuté fin 2016, est une explication pour cette augmentation. Mais aussi, il ne faut pas oublier qu’avec le vieillissement des générations du baby-boom, le nombre de décès a dans le même temps a augmenté. Sachant que les plus de 65 ans représentent désormais 19,6 % de la population contre 19,2 % début 2017.

Les conséquences de ces chiffres et pourcentages, sans oublier les projections futures sont d’une importance stratégique, et vont déterminer l’avenir de la France, sa place et surtout son «identité».

La première crise qui a pris racine depuis des années et semble profonde, est celle des caisses maladies, qui connaissent des déficits grandissants. Certains ne parlent plus de gouffres et annoncent plutôt une rupture si rien n’est fait. De quoi casser et surtout détruire toute une stabilité sociopolitique, sans quoi on ne peut parler d’existence même d’un système politique.

Réelle hypocrisie ou vraie schizophrénie

La France ressent un besoin vital aussi bien pour son économie que pour son système social, de faire venir des bras et des têtes, capable de faire fonctionner cette économie, mais surtout dégager de la richesse, qui servira à payer les retraites et faire exister les caisses maladie. Malgré cette vérité. La classe politique, joue dans la xénophobie grandissante, et même se rétracte au niveau d’acquis qu’on pensait indiscutables.

Inverser la tendance, à savoir appeler les Français et surtout les Françaises, à enfanter plus, ne porte plus ses fruits, ou du moins semble avoir des limites. La crise économique surtout sociale, dégage de la morosité, qui pousse les gens instinctivement à faire moins d’enfants, ou du moins à ne pas en faire plus.

Les démographes, traitent les chiffres, avec la certitude qu’une baisse de la natalité va conduire à un vieillissement catastrophique, ou, à l’inverse un l’obligation de se surélever au dessus du sentiment xénophobe et par conséquence, lancer à un appel à une immigration sélective. Chose qui se fait en Europe, d’une manière timide et sans grands fanfares.

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