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Quel sort pour Nizar Zakka ? - Majalla Magazine
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Quel sort pour Nizar Zakka ?

 

Par Faïeza Diab-Beyrouth

Nizar Zakka est devenu une personne illustre au Liban et dans le monde après que Téhéran l’ait invité en Iran pour ensuite l’interpeller et le séquestrer sans motif clair et en toute impunité ou redavibilité.

*C’est l’histoire d’un libanais qui croule depuis plus de trois années dans les geôles du régime iranien, dans une affaire que ses parents assurent être fomentée contre lui en toute pièces. C’est l’une des épisodes des affaires d’espionnage que ne cesse de s’échanger Washington et Téhéran depuis des décennies.

*Le seul tort de cette  victime, est d’avoir consacré sa vie au développement de la société civile et au soutien des causes justes dans son pays, le Liban,  et dans le reste du monde, d’après les affirmations de son fils à La Majallah.

Début de l’affaire

L’accusation toute prête, mise en avant par le régime des Mollahs serait « l’intention de Zakka, de mener des actions pour infiltrer la société iranienne en collaboration avec les autorités américaines.».

Zakka est un citoyen libanais, expert dans le domaine des nouvelles technologies de la communication et qui a une résidence permanente aux USA. Il est titulaire d’un diplôme de l’université américaine Side Rivers en 1985 et qui résidait à Washington. Il est également le président de l’organisation ICT qui est groupe de sociétés en provenance de 13 pays qui entend promouvoir les Ntics dans le Moyen-Orient. Il est également le vice-président de l’organisation mondiale Wista.

Nadim Nizar Zakka, fils de Nizar Zakka, a été obligé de rejoindre les Etats-Unis après l’arrestation de son père à Téhéran, raconte à La Majallah le calvaire et la souffrance de sa petite famille après que le chef de la famille ait été incarcéré dans les prisons du régime des mollahs sans avoir commis de crimes

Pourquoi la famille Zakka a-t-elle quitté le Liban ?

A propos de cette décision de partir s’installer aux USA, Nadim Zakka affirme qu’au Liban «on ne peut plus exprimer ouvertement nos positions, surtout que des proches des ravisseurs  contrôlent le Liban, je crois que si un autre libanais a été kidnappé dans n’importe quel autre pays, l’état aurait réagi autrement». Et d’ajouter « nous avons quitté le Liban de peur pour nos vies et de ce qui reste de notre famille surtout après que nous ayons constatés que l’état libanais et ses services spéciaux n’ont pas bougé le moindre doigt pour élucider cette opération criminelle et terroriste qui a ciblé un citoyen libanais, chose qui nous a laissé perplexes quant à une possible implication de quelques services et hommes politiques libanais dans l’enlèvement de mon père ou encore que les responsables libanais ignorent leurs devoirs et responsabilités vis-à-vis des citoyens libanais. De ce fait notre présence sur le sol libanais est devenue impossible pour les raisons déjà énoncées et à cause de la domination des ravisseurs et leurs alliés libanais sur les rouages de l’état.

Nous n’avons pas trouvé au Liban un terrain favorable pour traquer et traduire en justice ces criminels, c’est d’ailleurs pour cela que nous avons saisi la justice internationale et le Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU et avons écrit au SG de la ligue arabe ainsi qu’au SG des Nations Unies.

D’autre part nous condamnons en tant que parents notre père de nous n’avoir jamais inculquer comment couper les routes ou bruler des pneus  ou de détourner des avions, si nous aurions agi de la sorte jamais les kidnappeurs n’auraient pu poursuivre leur prises d’otages d’un citoyen libanais innocent qui a consacré sa vie au développement des sociétés à l’échelle mondiale et surtout au liban, sans toutefois appartenir à une partie politique, nizar est et restera un homme qui observe les libanias sur un même pied d’égalité et qui considère que son travail est un devoir humanitaire et n’a pas rendu service à quiconque de quoi que ce soit »

Une invitation officielle de la vice-présidente de Rouhani

Revenant sur les détails de l’interpellation de son père, Nadim raconte que son père a reçu « une invitation officielle  de Mme.Shahindokht Molaverdi, vice-présidente du président iranien Rouhani, pour participer à un congrès ». « mon père ne voulait pas assister à cause de ses autres engagements mais la partie invitante a tenu bon à ce qu’il soit présent.

Nadim assure que son père Nizar a obtenu un visa de l’ambassade iranienne à Beyrouth et que contrairement à ce qui circule, il n’a pas d’autre nationalité. « Après le congrès, alors qu’il se rendait de l’hôtel à l’aéroport, il a été kidnappé par des hommes en civil, sachant bien que mon père n’a jamais commis aucun crime ou délit dans n’importe quel autre pays du monde. De ce fait, Nizar est un otage en Iran, un pays reconnu pour ces kidnappings et qui depuis 40 ans enlève des personnes qu’il utilise pour des visées politiques ou matérielles ou même pour rendre service à ses alliées ».

Et de poursuivre que « ce qui nous étonne, en tant que famille, c’est que les 128 représentants du peuple libanais, qui ont eu l’audace de rempiler leurs mandats à plusieurs reprises, n’ont pas osé même publier un communiqué pour dénoncer le kidnapping d’un citoyen libanais ou même pour demander des éclaircissements. C’est pourquoi en tant que famille soutenue par des amis et même des personnes qu’on ne connaît pas, nous tenons à présenter la candidature de Nizar aux prochaines élections pour qu’il soit la voix unique de la majorité silencieuse dans ce pays et pour que son expérience apporte la preuve aux libanais que leur état ne se souci guère d’eux et qu’il ne bouge pour eux et qu’il ignore le crime que commet un autre état  contre ses propres enfants».

Un destin inconnu

Par ailleurs, il souligne que « nous sommes confiant que les services spéciaux libanais et que quelques hommes politiques vont faire l’inimaginable pour qu’on puisse présenter la candidature de notre père aux prochaines législatives car ils ne pourront jamais assumer la lourde responsabilité de rendre compte au peuple de leur manquement à leurs devoirs, pour leur hégémonie sur l’appareil de l’état ainsi que pour leur nonchalance quant au destin des citoyens libanais »

Quant à son père, Nadim, informe qu’il est « et qu’il sera toujours un fervent défenseur de la liberté d’expression et des droits de l’homme, et c’est peut-être pour cela qu’il a dérangé certaines personnes qui ont essayé de le faire taire et en même temps d’anéantir sa petite famille. Mais à travers nos entretiens avec lui et malgré toutes les pressions et les menaces et les violations de ses droits  humains qu’il est entrain de subir, il n’a pas obtempéré et ne s’est pas détourné de ses principes et qu’il nous insuffle toujours sa force, son audace, l’espoir et son amour de la patrie, à chaque fois que l’on échange avec lui au téléphone. Il répète à chaque fois que rien n’est plus fort que la raison et la voix libre dans un cadre d’ouverture et de modération. Et nous devons, en tant que famille de le remercier, car à chaque fois qu’on se sent ébranlés, il nous fournit une dose d’espoir et de l’amour de la vie et nous rappelle toujours de ne pas oublier nos racines et notre village (Al kalamoun-nord Liban) qui mène actuellement une campagne pour la libération de mon père avant qu’il ne soit trop tard, dieu n’en veule »

Et de conclure que « Nous ne pouvons occulter la possibilité d’une implication de certaines institutions et personnalités politiques Libanaises dans l’enlèvement de notre père, en particulier la Direction générale de la Sécurité publique et le Département d’Etat, comme le ministère des Affaires étrangères, qui à ce jour, n’a pas publié de déclaration de condamnation ou même songé appeler l’ambassadeur iranien au Liban pour s’entretenir avec lui sur l’enlèvement d’un citoyen libanais en Iran. Peut-être que la raison qui explique le fait que le ministre libanais des Affaires étrangères n’a pas invité l’ambassadeur iranien à Beyrouth, Gibran Bassil, a un trait avec le poste qu’occupait  cet ambassadeur avant sa nomination au Liban. Mais nous ne pouvons débattre davantage sur ce sujet. En ce qui concerne la Direction Générale de la Sécurité Publique, nous sommes tout autant perplexes du fait que le Directeur Général de la Sécurité Publique ne réagi que lorsqu’il s’agit d’une partie libanaise particulière. Nous disposons de beaucoup d’éléments supplémentaires mais que nous ne révèlerons qu’au moment opportun.  »

Le récit de cette endurance, telle qu’elle a été rapportée par le fils du « kidnappé » Nizar Zakka, a été transmise  par sa famille au président Nabih Berri, avant sa visite en Iran il y a deux semaines, comme un cri de détresse d’une famille qui le supplie pour déployer tous les efforts à mêmes de faire rapatrier Nizar à son pays natal. Ce message a été publié dans un communiqué adressé par la famille à Nabih Berri. « En tant que représentant du peuple libanais, depuis plus de deux décennies, nous espérons que cette année, vous soulèverez la question d’un citoyen libanais, qui, indépendamment de ses affiliations religieuses et politiques (s’il y en a) et que vous privilégierez les intérêts des citoyens libanais avant toute autre considération. Nizar Zaqka a passé son troisième anniversaire en Iran, sans même soulever son cas une seule fois…

Visite de Berri en Iran

Et de poursuivre dans le même communiqué qu’en tant que principal représentant de tout le peuple libanais «nous vous exhortons, en tant que famille, à ne pas oublier le citoyen libanais enlevé en otage en Iran et nous espérons que vous le ramènerez dans son pays natal après votre visite étant donné vos bonnes relations avec la République islamique d’Iran ».Mais l’avocat de Nizar Zaka, Antoine Abu Deeb, a déclaré au magazine que « nous n’avons pas été contactés, ni informés de quoi que ce soit pendant la visite du président Nabih Berri en Iran. Jusqu’à présent, pour nous, Nizar Zakka est otage en Iran et nous attendons un arrangement politique dont nous ne connaissons pas les termes, d’autant que les accusations contre Zakka ne sont pas convaincantes et que nous ne sommes pas autorisés à prendre en charge son dossier, ni de statuer sur les accusations portées contre lui, ni la possibilité de nous déplacer sur les lieux et de prendre les mesures légales nécessaires». Abu Deeb ajoute: « Nous attendons que  l’Etat libanais réagisse pour adhérer à la loi votée par le Sénat américain, appelant les pays qui ont des otages en Iran à rejoindre un groupe de travail qui opère pour obtenir la libération de ces otages. Mais voilà que plus de deux mois de la promulgation de cette loi, l’état libanais  n’a pas rejoint ce comité afin d’essayer de libérer Zaka.  »

Par ailleurs, Abou Deeb affirme qu’il y a eu : «beaucoup de tentatives de communiquer avec les responsables au Liban, mais nous n’avons pas obtenu  à ce jour que des promesses et des mots qui n’ont pas changé le cours de l’affaire. Les promesses et les déclarations de condamnation, ne suffisent plus et ce dont nous avons besoin aujourd’hui dans le cas de Zakka, c’est d’une action politique  et diplomatique afin de faire revenir Zakka dans son pays ». À son tour,  Zied Zakka, le frère de Nizar zakka a déclaré dans une interview pour la revue La Majallah, que la famille «attendait la visite du président Berri pour atteindre peut-être des résultats positifs, et bien que nous ayons communiqué avec lui, malheureusement, cette visite n’a pas débouché sur des résultats qui redonnent l’espoir à notre famille pour un retour de Zakka. Nous n’appartenons à aucun parti et notre père était l’un des officiers supérieurs de l’armée libanaise et il nous a élevés pour aimer le pays et l’Etat, mais malheureusement cet état nous a délaissés ».

Actions du Congrès américain 

Dans le même contexte, Zied Zakka trouve qu’il est étrange que «le Congrès américain s’est activé pour rendre justice à Nizar Zakka et demander sa libération immédiate et sans condition, seulement parce qu’il est titulaire d’une carte verte (Ndlr : carte de résidence permanente), alors que l’État libanais n’a rien fait, bien que Nizar citoyen libanais, est né, a grandi, a été éduqué  et a travaillé au Liban, en plus de son travail en Amérique, avant qu’il ne soit enlevé en Iran. »Justement à propos de l’enlèvement de son frère Nizar, Zied affirme que cette visite en Iran «n’était pas la première visite de Nizar en Iran ». « Il a visité Téhéran quatre fois, toutes sur invitations officielles. L’une de ces visites était sur la demande du ministre des Communications en sa qualité d’expert dans le domaine des communications et de l’information, et la dernière visite était une invitation officielle de la vice-présidente de la République, Mme.Shahindokht Molaverdi », assure-t-il.

« Au cours de cette visite sinistre, Nizar a donné une conférence sur les droits des femmes dans la société dans le cadre d’un programme de développement durable du Tiers-Monde et il semble que cette conférence ait suscitée la colère des autorités iraniennes. »poursuit-il.

Ceci-dit, « les autorités iraniennes n’ont pas immédiatement reconnues l’enlèvement de Zakka, et lorsque nous avons contacté l’ambassade iranienne à Beyrouth, elles ont d’abord affirmé qu’il avait quitté le territoire iranien ». Cependant, « ceux qui l’avaient accompagnés lors de sa visite à Téhéran, ont pu trouver les coordonnées du chauffeur de taxi qui devait l’emmener à l’aéroport et qui leur a raconté les détails de l’enlèvement de Zakka » ajoute-t-il.Le frère de Zakka souligne qu’il y a un an « Nizar a été privé de contact avec nous, mais il a déclaré une grève de la faim et il a suspendu cette grève après avoir rétabli son droit à communiquer ». Il affirme également que l’état psychologique de son frère est très affecté à cause notamment du mauvais traitement qu’il est entrain de subir.

En ce qui concerne les détails du dossier et du  procès de son frère, Zied a déclaré: « En tant que membres de sa famille, n’avons pas été autorisés à prendre connaissance des accusations portées contre lui, ni même de connaître le verdict. » Nous avons seulement entendu les médias dire qu’il a été condamné à 10 ans mais nous n’avons vu aucune copie du verdict de son jugement. Nous avons à cet effet demandé en vain, à l’état libanais de demander une copie du verdict. Donc nous soupçonnons qu’il ait été jugé. Il y a des sources qui nous confirment que le dossier de Nizar est vide et sans aucune charge mais qu’il est seulement un otage au cœur d’un chantage que les ravisseurs veulent troquer contre des demandes que nous ne connaissons pas et ne savons même pas avec quelle partie doit-on négocier pour sa libération. « Zied Zakka conclut que: «L’Etat libanais doit assumer ses responsabilités vis-à-vis de Nizar, qui n’a commis aucun délit. Mais que peut-on faire pour que l’état libanais intervienne ? Nous ne pouvons pas brûler des pneus dans la rue et barrer les routes aux libanais, comme le font les autres. Notre seul espoir demeure le premier ministre Saad El Hariri qui a promis d’agir pour la résolution de ce problème. «  

Les médias iraniens 

Dans le même sillage, La-Majalla a eu un entretien avec le militant politique iranien Yusuf Azizi, qui a confirmé que le terme «otage» correspond bien à l’arrestation de Nizar Zaka et que c’était une pratique qui n’est pas loin du régime iranien. « D’après ce que j’ai appris des médias iraniens à propos de l’arrestation de Nizar pour intelligences avec les américains, et en ma qualité d’ancien détenu politique en Iran, je peux affirmer qu’il n’y a pas de justice indépendante en Iran. En effet, le pouvoir judiciaire en Iran est subordonné au chef suprême et les juges appliquent les instructions du ministère du Renseignement. De ce fait, le terme «otage» pour l’arrestation de Zakka est proche de la vérité parce que les autorités iraniennes ont une longue tradition en la matière et ont une grande expérience dans la provocation des pays occidentaux, en particulier les États-Unis, dans le domaine des prises d’otages qui seront par la suite libérés soit en échange de rançons, soit en contre partie de la libération de terroristes iraniens ou d’agents iraniens dans ces pays. Il y a beaucoup de cas similaires. « assure-t-il.

Pour sa part, la journaliste iranienne, Feiroza Ramadanzadeh, basée à Altanta aux USA, a indiqué dans un entretien à La Majallah, que « Les forces de sécurité en République islamique de l’Iran ont une sensibilité particulière  aux experts étrangers et iraniens et guettent  leurs mouvements et leurs comportements. À cet égard, Ali Khamenei, le dirigeant de la République islamique, a évoqué à plusieurs reprises un  projet d’influence». « Je pense que la raison de la détention de M. Nizar Zakka découle de la conviction des forces de sécurité en Iran que Zakka prévoyait d’initier les iraniens au  World Internet Project, pour protester contre le gouvernement », a-t-elle dit.

D’autre part elle ajoute qu’il y a eu « un débat qui a pris forme au cours des dernières années sur l’espionnage en Iran et les prisonniers accusés de fournir des informations secrètes à des pays étrangers. Auparavant, la télévision gouvernementale iranienne avait diffusée un documentaire de 7 minutes sur les ressortissants britanniques, chinois et iraniens accusés d’espionnage et ce pour faire  pression sur Londres et à Washington … mais il est clair que le ministère iranien de l’information n’a pas assez d’éléments et de documents qui prouvent les faits contre ces détenus ».

Et d’affirmer qu’aujourd’hui, « il y a beaucoup de citoyens iraniens en prison pour espionnage comme Abdul Rasul Dari Asfahani, le docteur iranien Ahmad Reza Jalali, Nazanein Zagari, un autre citoyen britannique, et bien d’autres. »

Il est à rappeler que Zakka avait disparu à Téhéran en 2015 après une visite sur invitation officielle pour participer à une conférence économique, avant que les autorités iraniennes n’annoncent son arrestation pour espionnage au profit des Etats-Unis. Après avoir reconnu l’arrestation, le site Internet iranien Mashreq News a rapporté que Zakka avait reçu une formation spéciale des Etats-Unis et avait tenté lors de ses multiples visites en Iran de se rapprocher de certains responsables dans les courants politiques.

Mehdi Siari, chef adjoint du renseignement des gardiens de la révolution, a déclaré que Zakka avait avoué qu’il avait l’intention de mener des projets d’infiltration de la société iranienne en coopération avec les autorités américaines. »Zakka a également avoué avoir reçu environ huit millions d’euros pour soutenir et établir des liens avec 15 associations et organisations non gouvernementales actives dans le domaine des droits des femmes et des familles », ont rapporté les sites iraniens.

Ainsi, le citoyen libanais Nizar Zakka enlevé en Iran, est parmi les milliers d’otages de différentes nationalités, séquestrés dans les prisons du régime iranien. Ils sont emprisonnés pour leurs opinions anti-iraniennes, ou même parce qu’ils ne se sont pas tout simplement prononcés en faveur d’un régime tentant de contrôler son peuple et les peuples de la région. L’état libanais saura-t-il agir pour rendre justice à Nizar Zakka et assurer son retour à son pays natal et à sa famille ?

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