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Dopage russe : Qui veut «doper» la vérité ? - Majalla Magazine
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Dopage russe : Qui veut «doper» la vérité ?

Thomas Bach et Samuel Schmid le 5 decembre 2017 a Lausanne. (Getty)
Thomas Bach et Samuel Schmid le 5 decembre 2017 a Lausanne. (Getty)
Thomas Bach et Samuel Schmid le 5 décembre 2017 à Lausanne. (Getty)

Par Nasreddine Ben Hadid

À quelques jours des JO d’hiver de Pyoengchang (Corée du Sud), une annulation vient de toucher la suspension de 28 des 43 sportifs russes sanctionnés pour avoir profité du système de dopage d’État lors des JO de Sotchi-2014. Certains pourraient participer à ces JO.

La décision de cette annulation, a été prise par le tribunal arbitral du sport (TAS), qui a invoqué pour justifier sa décision «l’insuffisance des preuves pour établir une violation des règles antidopage». Aussi, «les sanctions sont annulées et leurs résultats obtenus à Sotchi rétablis», pour les cas de 28 des 43 sportifs russes sanctionnés pour dopage.

Il faut rappeler que l’Agence mondiale antidopage (AMA) a déjà mis en évidence un système de dopage « institutionnalisé » en Russie, notamment durant les JO de Sotchi. Chose qui a permis à la commission de discipline du CIO, sur la base de ce rapport de  suspendre à vie et disqualifié 43 sportifs russes et retiré 13 des 33 médailles obtenues par la Russie en 2014. Sur ces 43 sportifs, 42 avaient fait appel devant le TAS.

Dans onze autres cas, le TAS a levé les suspensions à vie, mais a maintenu l’interdiction de participer aux prochains JO d’hiver à Pyoengchang.

Parmi les 28 sportifs blanchis, figure le fondeur Alexander Legkov, 34 ans, qui avait été sacré champion olympique sur l’épreuve reine du 50 km aux JO de Sotchi-2014 et avait également remporté la médaille d’argent sur le relais 4 × 10 km. «En théorie, certains des 28 sportifs dont la suspension à vie a été levée peuvent prétendre à une participation aux JO de Pyeongchang. Leur participation devra au préalable être soumise à un panel du CIO», a précisé un porte-parole du TAS.

Pour certains, la question du dopage n’est plus à démonter pour la Russie, ils évoquent plutôt une «politique de dopage» voulue, orchestrée et surtout admise en «politique officielle» visant à promouvoir l’image du pays à travers le sport. Qui est devenu, un des plus importants défis entre les pays. Mais aussi, un des plus importantes causes de ralliement des populations.

Selon le Comité international paralympique, la Russie a déjà été exclue des Jeux paralympiques de Pyeongchang en raison du vaste scandale de dopage dans le pays. Toutefois, certains de ses athlètes pourront toutefois concourir sous bannière neutre.

Le CIP, sur la base de constat de «progrès» en Russie dans la lutte contre le dopage des athlètes paralympiques,  permettra à des sportifs triés sur le volet de participer aux épreuves de ski alpin, de biathlon, de ski de fond, de snowboard et de curling en fauteuil roulant. Ils défileront cependant derrière le drapeau olympique et non celui de leur pays.

Le CIP considère que ces progrès sont insuffisants, et ne peuvent constituer une raison pour lever la suspension de participation aux jeux de la Russie, tant que l’Agence antidopage russe ne serait pas homologuée par l’AMA et tant qu’il n’y aurait pas «de réponse officielle répondant de manière précise et adéquate aux conclusions émises par l’AMA».

Il faut rappeler que le rapport Richard McLaren commandé par l’Agence mondiale antidopage et dévoilé en 2016, l’affaire porte sur des faits de dopage organisé et dissimulé aux autorités sportives avec la complicité de l’Etat sur une période s’étendant au minimum de 2011 à 2015. Le rapport ne précise pas jusqu’où et depuis quand remonte cette conspiration ». Elle aurait bénéficié à plus d’un millier d’athlètes dans 30 sports différents.

Selon la presse occidentale, pas une grande compétition n’était épargnée par les manipulations de contrôles antidopage, aussi bien les Jeux olympiques d’été de Londres en 2012, les championnats d’athlétisme à Moscou en 2013, que les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014…

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