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L’actualité de la semaine en bref

Par Maymana Azzam

Le gouvernement a annoncé jeudi 50 millions d’euros supplémentaires pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) en difficulté, une « broutille » pour les représentants des personnels, qui appellent à une grande mobilisation mardi.

L’allègement des charges pesant sur le travail et l’alourdissement de la CSG vont se faire sentir sur le salaire à partir de ce mois de janvier. Oui mais concrètement, ça donne quoi ? Le vice-président de l’Ordre des experts-comptables explique en détails ce qui change.

Après trois ans consécutifs de hausse, la courbe s’est enfin inversée : le nombre de morts sur les routes a légèrement reculé en 2017 en France (-1,2%), ravivant la polémique sur l’opportunité de la baisse de la vitesse sur certaines routes annoncée par le gouvernement.

La 23e édition du rapport annuel sur L’État du mal-logement de la Fondation Abbé Pierre livre une nouvelle description de la crise du logement. Si le marché de l’immobilier affiche une bonne santé générale, 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voient leur situation fragilisée par la crise du logement.

Des blocages et défilés à l’appel de syndicats de l’éducation, d’étudiants, de lycéens et de parents d’élèves étaient organisés en France jeudi, pour la première journée de mobilisation.

Les migrants, tous pris en charge, ont été blessés lors d’une bagarre qui a opposé des Afghans et des Erythréens après une distribution de repas. Une vingtaine de blessés, dont quatre entre la vie et la mort touchés par balle: de violents affrontements entre migrants afghans et africains en plusieurs endroits de Calais ont éclaté jeudi, un « degré de violence jamais connu » selon le ministre de l’Intérieur.

 

« On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants », a déclaré Gérard Collomb, qui s’est rendu en début de nuit sur les lieux de l’une des rixes.

Les réactions en Tunisie étaient mitigées à la suite du discours du président français devant l’Assemblée des représentants du peuple, jeudi.

Durant cinquante-trois minutes, Emmanuel Macron a embarqué, au rythme de son intonation chaloupée, les quelque 140 députés présents (sur 217) à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à Tunis, jeudi. Une traversée verbale tantôt onirique, tantôt grave au gré des courants de l’histoire, des hauts faits d’armes de cette «grande nation, de ce grand peuple» comme l’abolition de l’esclavage dès 1846, aux tragédies comme l’attentat du musée du Bardo en mars 2015, qui a coûté la vie à 22 personnes dont 4 Français. Emmanuel Macron a cependant toujours tenu à garder le cap de l’«humilité», fil rouge du discours et notion chère à son mentor, le philosophe Emmanuel Levinas.

Humilité au moment d’évoquer «les heures sombres» de l’histoire de France en Tunisie. Humilité de reconnaître la «responsabilité» entre autres de la France – comprendre Nicolas Sarkozy qu’il n’a jamais nommé – dans l’instabilité sécuritaire de la région, après l’intervention en Libye. Une allocution appréciée. «C’était un discours exceptionnel avec beaucoup d’âme», se félicite Marouen Falfel, député de Machrou Tounes (centre), qui a particulièrement apprécié le passage sur «ces jeunesses qui se parlent».

Le président français a dénoncé la « dérive » du gouvernement de Nicolas Maduro, alors que la justice vénézuélienne a exclu la coalition d’opposition de la prochaine présidentielle. Le président français Emmanuel Macron souhaite que l’Union européenne (UE) accroisse ses sanctions contre le gouvernement de Nicolas Maduro, dont il dénonce la « dérive ». Le locataire de l’Elysée souhaite que d’autres nations plus proches du Venezuela – sans les désigner nommément – se mobilisent à leur tour pour accroître la pression sur Caracas.

Dans le cadre européen, « nous avons pris des sanctions individuelles contre des dirigeants vénézuéliens qui ont un impact limité. Je souhaite que nous puissions aller plus loin compte tenu des décisions récentes » de l’exécutif, a déclaré M. Macron lors d’une conférence de presse à Paris avec son homologue argentin, Mauricio Macri.

Emmanuel Macron s’est engagé ce mardi 30 janvier, lors du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), à faire inscrire au calendrier une « journée pour la commémoration du génocide » arménien, une promesse de campagne.

Le chef de l’Etat, qui se rendra en octobre en Arménie lors du sommet de la francophonie à Erevan, était l’invité d’honneur de ce dîner animé par André Manoukian, qui réunissait 500 personnes de la communauté arménienne dans un hôtel parisien.

Devant 500 personnalités de la communauté arménienne, Emmanuel Macron s’est engagé à faire inscrire au calendrier une « journée de commémoration du génocide » arménien, mardi soir.

De Davos à l’Auvergne, il y a un monde. Arrivé jeudi matin dans le Puy-de-Dôme pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron s’est montré aussi à l’aise avec le monde agricole qu’avec les banquiers d’affaires. Il était pourtant attendu au tournant.

Même en Auvergne, le président de la République marche sur l’eau ! Emmanuel Macron a réalisé une belle opération séduction. L’affaire n’était pourtant pas entendue. En effet, si le chef de l’État était en terrain conquis à Davos, il n’est pas forcément un grand spécialiste de la ruralité. Le « président des riches », comme le fustigent ses détracteurs, avait donc choisi l’Auvergne et ses agriculteurs, souvent en grande difficulté, pour présenter ses premiers vœux présidentiels au monde agricole. Un exercice à haut risque.

Après avoir enregistré une tendance positive en fin d’année 2017, Emmanuel Macron et Édouard Philippe ne parviennent pas à confirmer. Selon un sondage YouGov diffusé ce jeudi 1er février, la cote de popularité du président est stable sur le mois de janvier, alors que celle du Premier ministre a baissé de 2 points. Si la confiance dans le chef de l’État se maintient, avec 41 % d’opinions favorables sur son action, 45 % (- 1) des Français sont d’un avis contraire. Le Premier ministre n’évite pas une baisse, avec 36 % de jugements favorables et 45 % (+ 1) des personnes interrogées qui jugent défavorablement son action, selon cette enquête pour Le Huffpost et CNews.

Dans le sillage du couple exécutif, la confiance dans le gouvernement est également en légère baisse (36 %, – 1) et un tiers seulement (33 %) des Français considèrent qu’il a une « bonne gestion de l’économie », contre 50 % d’un avis contraire. Seuls 12 % (- 2) pensent que l’économie française est en « bon état », contre 46 % (- 3) d’une opinion inverse. Un faible pourcentage des personnes interrogées (17 %, – 2) considère par ailleurs que le gouvernement « protège les intérêts » des personnes comme elles, et sept sur dix (70 %) expriment l’opinion inverse.

Le nouveau Premier secrétaire du parti sera l’un d’entre eux. Quatre hommes – Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas et Emmanuel Maurel- ont été déclarés officiellement candidats ce samedi pour briguer la tête du PS et tenter de lui redonner vie après les débâcles électorales de 2017.

« J’aurai un plaisir monstrueux à retourner dans l’ombre ». Nicolas Hulot a assuré jeudi 25 janvier sur BFMTV que son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire serait pour lui son « ultime expérience publique ». « Après, une fois que l’expérience aura été faite, je m’occuperai de mes enfants, de ma famille, de mes amis et accessoirement un petit peu de moi-même », a expliqué l’écologiste.

Dans un documentaire diffusé lundi 29 janvier sur BFMTV à 22h40, l’avocat raconte comment il a orchestré « la tuerie politique » de François Fillon avec l’affaire des costumes Arnys.

Selon une information du Point, Nicolas Hulot aurait sous-estimé de moitié la valeur de sa maison corse sur sa déclaration de patrimoine, qui serait passé d’un peu plus de 2 millions à 1,05 million d’euros.

C’est un signal dont Mathieu Gallet aurait dû se passer. Lorsqu’il se présente lundi en fin de matinée devant les sept membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel, entouré de quatre avocats, celui qui est encore président de Radio France donne le sentiment d’un homme qui se barricade.

C’est « une première en France » selon le maire LR de la ville Christian Estrosi. Le test sera lancé à la rentrée prochaine dans deux ou trois écoles de Nice. La proposition du maire de Nice de poster un policier armé dans chaque école avait été rejetée par la précédente ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem et critiquée par la fédération de parents d’élève FCPE, et des syndicats enseignants.

Le gouvernement « interviendra » si des djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie étaient condamnés à la peine de mort, a déclaré dimanche Nicole Belloubet, sans donner plus de précisions. « Bien entendu s’il y avait une question de peine de mort, l’État français interviendrait », a déclaré la ministre dans l’émission Le Grand Jury sur RTL-Le Figaro-LCI.

Pressée de préciser quelles actions seraient envisageables, la ministre a seulement indiqué qu’il pourrait notamment s’agir de « négocier avec l’État en question ». « Encore une fois ce serait un traitement au cas par cas », a-t-elle résumé. Ses déclarations font écho à un vif débat sur le sort des ressortissants français qui ont rejoint les rangs du groupe État islamique en Irak et en Syrie et qui ont, depuis, été arrêtés dans ces pays

Ils sont soupçonnés d’avoir fourni des armes aux frères Kouachi et à Amedy Coulibaly. Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête sur la fourniture des armes utilisées lors des attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher à Paris en janvier 2015, a appris France 2 mardi 30 janvier, confirmant une information de l’AFP.

Les gardes à vue des quatres hommes, âgés de 30 à 36 ans et interpellés lundi et mardi, « visent à préciser le rôle qu’ils ont pu jouer dans la fourniture des armes » utilisées par les auteurs de ces attentats qui avaient fait douze morts, a précisé cette source. Trois d’entre eux ont été interpellés dans les Ardennes et le quatrième a été extrait d’une maison d’arrêt où il était détenu pour des faits de droit commun.

Selon des informations du Canard enchaîné à paraître mercredi, les deux terroristes qui ont assassiné le père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, le 26 juillet 2016, étaient suivis de près par plusieurs services de renseignement. Le 5 janvier dernier, Mediapart révélait que la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) pistait Adel Kermiche sur les réseaux sociaux, et notamment sur l’application cryptée Telegram. Le journal satirique révèle ce mardi que des agents de la Direction du renseignement militaire (DRM) et du Service central du renseignement territorial (SCRT) s’étaient également infiltrés sur la messagerie prisée des djihadistes quelques semaines avant l’attentat.

Implantée dans le 3e arrondissement de Marseille, la mosquée salafiste « As Sounna » s’est vue ordonner de fermer ses portes pour une durée de six mois. Après un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, le Conseil d’État a entériné ce mercredi la fermeture.

Dix mois ferme. C’est ce dont a écopé ce vendredi Salah Cheurfi, 66 ans, pour avoir vanté l’attentat perpétré par son fils sur les Champs-Elysées le 21 avril 2017.Ce soir-là, Karim Cheurfi avait ouvert le feu à l’arme automatique sur un fourgon de police garé sur les Champs-Elysées, tuant un policier, Xavier Jugelé, et en blessant deux autres, ainsi qu’une touriste. Avant d’être lui-même mortellement neutralisé.

Le procès de Jawad Bendaoud se poursuit au tribunal correctionnel de Paris. Le logeur des auteurs des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis est poursuivi pour recel de terroristes. Les premières audiences avaient été consacrées à la personnalité d’un prévenu qui ne s’est pas fait prier pour répondre aux questions d’une manière parfois étonnante dans un dossier où il y a 130 morts. Mais ce mardi, c’était aux parties civiles, autrement dit les familles des victimes, de s’exprimer.

En réitérant ses accusations contre le ministre, une ex-call-girl relance une procédure qui avait été classée sans suite par le parquet faute d’infraction.

Un dîner, suivi d’une soirée dans un club privé, puis d’une relation sexuelle dans un hôtel. C’est cette séquence, qu’elle dit remonter au 17 mars 2009, que Sophie Spatz a détaillée jeudi dernier huit heures durant devant les hommes de la PJ, comme l’a révélé samedi « le Monde ». Une soirée au cours de laquelle cette ex-call-girl, aujourd’hui âgée de 46 ans, assure avoir été violée par Gérald Darmanin, l’actuel ministre de l’Action et des Comptes publics. Après le classement sans suite de sa plainte cet été, elle l’a réactivée, entraînant de fait une nouvelle enquête préliminaire le 22 janvier.

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