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Panique dans les bourses: Crise aigue ou passagère ? - Majalla Magazine
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Economie

Panique dans les bourses: Crise aigue ou passagère ?

New York Stock Exchange le 8 fevrier 2018 a New York. (Getty)
New York Stock Exchange le 8 fevrier 2018 a New York. (Getty)
New York Stock Exchange le 8 fevrier 2018 a New York. (Getty)

Par Majalla

Les économistes le reconnaissent, et même l’admettent en facteur essentiel et déterminant : Le secteur boursier n’est nullement «une science exacte». Certes, disposer de connaissances et d’un savoir approprié, est très important. Mais reste importante, cette dimension psychologique, où une panique (pour raisons réels ou autres) peut entrainer dans un sens ou dans un autre.

De ce fait, la «panique» est à la bourse, est ce que le séisme est aux humains. A la fois, imprévisibles, mais ceux qui savent s’en sortir peuvent toucher pas uniquement «le gros lot», mais gagner «la caverne d’Ali Baba»…

Les cœurs des boursicoteurs ont battu la chamade ces derniers jours. Toutes les places financières ont connu des baisses historiques. La panique s’est emparée de tout ce monde : Une nouvelle crise, ou peut-être un phénomène qui va vite passer.

Il suffit de prononcer deux mots simultanément pour faire détourner les regards et surtout faire battre les cœurs : Dow-Jones et chute. Chose qui est réellement arrivée : le plus vieil indicateur boursier du monde, a chuté de 600 points, en l’espace de dix minutes, clôturant à 1.175 points (-4.9%) en fin de séance. Le monde de la bourse n’a pas vécu cette situation depuis 2009. De quoi faire rappeler les heures sombres de la crise des «subprimes» de 2008.

Pour l’histoire, aucun des boursicoteurs n’a oublié le déroulement des événements de septembre 2008. L’indice avait baissé de 777.68 points… Le monde a connu alors la plus grande crise de l’histoire du capitalisme contemporain. La moindre panique induit une peur. De la peur, le passage au stade de la psychose se fait à la vitesse de déroulement des indices sur l’écran.

La panique est contagieuse et même se propage en exponentiel. Il a suffit que la capitalisation boursière des 500 plus grosses entreprises américaines, présentes sur le S&P 500, ait diminué de 1.000 milliards de dollars, pour déclencher un effet domino, qui a touché toutes les places financières du monde. Le CAC 40, à la bourse de Paris, avec une chute cumulée de 2% sur toute la semaine. Idem pour la bourse de Londres (le footsie) et celle de Francfort (le Dax).

Un «retour de la volatilité», selon la presse spécialisée. Fruit d’incertitude et de crainte. Avec des excès d’offre et de la demande

Cette «volatilité» est la résultante du caractère irrationnel et du comportement à «la vague» des acteurs de la finance. Il suffit d’une baise pour que tout le monde (ou presque) achète. A l’augmentation, la même vague, mais pour acheter.

Une des leçons de la bourse, même la plus importante : Le malheur des uns, constitue toujours le bonheur de certains autres. De ce fait, les mots à l’instar de «crise», «panique» ou même «effondrement», n’ont pas les mêmes effets sur tous les acteurs financiers. Certes, l’image d’une telle bourse ou du monde boursier peut être négative. Mais certains en ont fait une source de profits, même pour accumuler des richesses.

Aussi, jouer dans la bourse, est une affaire de flair, de nerfs, d’un savoir faire. Mais de chance aussi. Un mélange qui ne peut être mis en équation. Même, rares ceux sont qui ne cèdent pas à la panique.

Après toute «tempête boursière» vient le temps de mesurer les dégâts chez les uns, mais les fortunes faites chez les autres. Mais aussi, le temps d’en tirer les raisons. Ou du moins, comprendre le comment du pourquoi…

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