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Données personnelles: une mine de diamants pour Facebook et Google… - Majalla Magazine
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Données personnelles: une mine de diamants pour Facebook et Google…

Logo Facebook Inc. (Getty)

Par Majalla

Le commun des internautes qui s’est cru à l’abri de son écran d’ordinateur, de tablette ou de son téléphone portable, pour naviguer incognito, est en fait intégralement scanné, et de ce fait connu et surtout reconnu à chacun de ses passages, ou des heures qu’il passent à naviguer. Surtout ses envies, expressions, remarques ou encore ses commentaires sur les réseaux sociaux, qui sont littéralement et surtout jalousement gardés, analysés. Et par conséquence exploités.

Le mot «exploitation» est prononcé à demi-mot ou pas du tout, par les géants d’Internet. Les gens payent les fournisseurs des services Internet, mais le vrai jackpot se situe au niveau de tout indice que tout navigateur peut laisser à chaque moment de sa navigation.

Au fil des heures de navigation, et des jours et de nuits. Mais aussi, cette manie de rester toujours connecté via son Smartphone, les géants du net, ont pu constituer votre image de «consommateur-type». Et de ce fait, cibler les offres.

Si une personne espère faire les lèche-vitrines incognito, elle se trompe. Google peut grâce à son système de localisation savoir pas seulement la rue ou le centre commerciale, que vous fréquentiez, mais aussi est au courant des boutiques dans lesquelles vous passiez le maximum de temps. Ou celles que vous n’oseriez pas franchir.

Théoriquement et légalement, aucune personne ne peut exploiter des données personnelles concernant autrui, sans son accord direct et explicite de la personne concernée. Mais dans les coulisses d’Internet, les choses se jouent autrement. On peut facilement contourner la loi, ou encore l’interpréter autrement. Sans oublier les échanges «sous la veste» que certaines personnes oseraient faire.

Une politique d’aspiration de la moindre action ou réaction sur le net, mais aussi, un suivi de tout comportement en tout moment. Par exemple, si vous aimiez les friandises et les chocolats, Google se charge volontiers de vous rappeler au moment de consultation de sa carte, que vous êtes à quelques mètres d’une boutique de friandises, même l’admettre comme «repère» dans votre parcourt.

Mais quelle morale, et surtout quelles législations peuvent contrôler ou du moins, constituer une barrière contre tous les dérapages qu’on constate ?

Depuis les révélations de l’affaire Cambridge Analytica, à savoir l’usage des données sur Facebook, à des fins politiques, la question est devenue cruciale. A savoir comment protéger la vie privée et même intimes des internautes. Mais aussi, et la question n’est pas de moindre importance : Comment faire pour que certains ne peuvent disposer d’un «outil» de plus, qui peuvent leur garantir une victoire aux élections. Ou du moins augmenter leurs chances ? La question n’est nullement philosophique, elle concerne l’essence même de la pratique démocratique.

Dans une économie globalisée, et l’absence d’une législation universelle, la question ne peut trouver une solution, qui à la fois peut assurer les droits du commun des internautes, qu’une application de cette législation en tous moments et en tous lieux.

Certains spécialistes, pour évoquer avec peur et étonnement ce phénomène, parlent du «clone virtuel». Essentiellement pour les sondages d’opinion. Il n’est plus nécessaire de vous demander quel genre de pizza vous préférez pendant le jour, et le genre allant le plus avec votre régime le soi. Facebook, a amassé assez de données pour pouvoir répondre à votre place. Et même savoir le prolongement de votre goût pour des plats exotiques, que vous n’avez pas encore mangés.

Théoriquement, tout internaute peut disposer de ces «montagnes» d’informations. Facebook et Google sont l’obligation de les mettre à votre disposition.

Dylan Curran a fait valoir ce droit, et a reçu un fichier de 5,5Go soit l’équivalent de trois millions de documents Word. Ce dossier contenait ses favoris, tous ses mails, ses contacts, ses documents Google Drive, son historique de recherche Google et Youtube, ses déplacements, les téléphones qu’il a possédés, les sites qu’il a créés… la liste est encore plus longue encore.

 

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