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La Russie est sur un petit nuage

Mohamed Salah, égyptien, lors du match du Groupe A de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018, entre la Russie et l’Egypte, au stade de Saint-Pétersbourg, à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 19 juin 2018. (Getty)

 

Par Chokri Ben Nessir

Depuis le 14 juin 2018, les yeux du monde sont rivés sur le Mondial en Russie. Les 32 équipes ont disputé les premiers matchs à la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018. La phase de groupes est déjà bien avancée et nous entrons dans une phase où des équipes commencent déjà à décrocher leur billet pour la phase des matches à élimination directe.

À l’exception notable des tenants du titre allemands, les sélections européennes se portent bien à Russie 2018. Les victoires obtenues par la Suède, la Belgique et l’Angleterre sont venues confirmer cette tendance : sur les 13 matches dans lesquels elles ont été impliquées, les équipes du Vieux Continent n’affichent qu’une seule défaite.

Autre première continentale, celle d’une victoire africaine à Russie 2018. Après les défaites de l’Egypte, du Maroc, du Nigeria et de la Tunisie, le Continent Mère a fêté les trois premiers points russes décrochés par les Lions de la Téranga. Là encore, l’adversaire a facilité la tâche, avec un but contre son camp de Thiago Cionek et une passe en retrait hasardeuse de Grzegorz Krychowiak transformée en but par Mbaye Niang.

En effet,  les Lions de la Teranga sont venus à bout de la Pologne (2-1), au Stade du Spartak de Moscou. Ce succès rappellera certainement des souvenirs aux supporters qui avaient assisté à leurs grands débuts en phase finale, il y a 16 ans de cela. À Séoul, les Sénégalais s’étaient offert le scalp de la France, championne du monde en titre.

Les Polonais n’ont pas l’aura des Bleus, mais force est de constater qu’une fois de plus, les Africains ne partaient pas favoris mais ont déjoué les pronostics. En fin de première mi-temps, le malheureux Thiago Cionek dévie une frappe à ras de terre d’Idrissa Gueye dans ses propres filets. Au-delà de ce coup du sort, les Sénégalais virent logiquement en tête, au vu des premiers échanges. Un quart d’heure après le retour des vestiaires, Mbaye Niang profite d’une hésitation de la défense polonaise pour dribbler Wojciech Szczesny et doubler la mise.

Des joueurs talentueux mais…

Après sa lourde défaite dans le match d’ouverture face au pays hôte, l’Arabie Saoudite espère enfin lancer son tournoi face à l’Uruguay, mercredi  à la Rostov Arena. Il n’epêche, la sélection saoudienne possède des joueurs talentueux, mais peu expérimentés. Et pour cause : elle n’a plus participé à la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA depuis 2006. Après des entames diamétralement opposées, l’Uruguay et l’Arabie Saoudite croisent le fer à Rostov-sur-le-Don dans le cadre de la deuxième journée du Groupe A de la Coupe du Monde de la FIFA, dans un match qui peut d’ores-et-déjà qualifier une équipe et en éliminer une autre.

Les deux nations ne se sont jamais affrontées en Coupe du Monde, mais le passé récent donne un avantage certain à la Celeste. Victorieuse in extrémis de l’Egypte, elle affiche toujours cette grinta qui est devenue sa marque de fabrique. En cas de succès, elle rejoindra les huitièmes de finale pour la troisième fois d’affilée.

Pour les Saoudiens, il est grand temps de décrocher les trois points, ce qu’ils n’ont plus réussi à faire depuis États-Unis 1994, lors d’un choc contre la Belgique remporté à la faveur de l’inoubliable but de Saeed Owairan.

A priori, la rencontre avec le double champion du monde s’annonce déséquilibrée, mais les Fils du désert pourraient être boostés par le fait qu’ils n’ont perdu aucun des deux matches amicaux disputés contre les Sud-américains en 2002 et 2014.

Les supporters russes enthousiastes

Même les supporters russes les plus enthousiastes ne s’attendaient sans doute pas à vivre un succès 5-0 aux dépens de l’Arabie Saoudite. Cette victoire, ponctuée par un doublé de Denis Cheryshev, a totalement changé la donne pour la « Sbornaya ». En prenant les trois points face aux « Pharaons », les Russes valideraient en effet leur billet pour les huitièmes de finale.

En effet, la Russie est sur un petit nuage depuis la performance aussi inattendue que somptueuse livrée dans le match d’ouverture. Toutefois, les joueurs n’ont pas l’intention de se reposer sur leurs lauriers. Tous les internationaux assurent que le résultat obtenu face à l’Arabie Saoudite est déjà oublié. Quoi qu’il en soit, l’Égypte s’annonce comme un tout autre adversaire.

Seconde période

Dans les matches de la cinquième journée, la décision s’est faite en seconde période. Andreas Granqvist a inscrit le premier penalty de la Suède dans l’épreuve mondiale depuis celui d’Henrik Larsson en 2006, qui avait offert l’égalisation aux Scandinaves à la 90ème minute contre l’Angleterre. Malgré le score étriqué, les Blågult n’ont pas volé ce résultat face à une équipe sud-coréenne qui n’a pas cadré une seule frappe de la rencontre.

Dans la deuxième affiche, la Belgique a connu une première période compliquée face aux néophytes panaméens, avant de faire parler sa classe après le repos avec trois buts somptueux. Deux d’entre eux sont à mettre au crédit de Lukaku, mais les félicitations du jury reviennent à Dries Mertens, auteur d’une superbe reprise de volée instantanée. Cela fait maintenant 20 sorties que les Diables Rouges n’ont pas mordu la poussière. Seule l’Espagne, avec 21 matches sans défaite, présente une meilleure série d’invincibilité dans le football international.

Rares qualifications

En vingt participations aux phases finales de Coupe du Monde de la FIFA, les sélections arabes ne se sont qualifiées pour le deuxième tour qu’à trois reprises. La sélection égyptienne a été la première en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA, en 1934 en Italie. C’est Tarik Adil Fawzi qui a débloqué le compteur arabe face à la Hongrie avec un superbe doublé, qui n’a été réédité que trois fois par la suite.

Il faudra attendre 52 ans pour voir un pays arabe aller pour la première fois au-delà de la phase de poules, au Mexique en 1986. C’était le Maroc. Le deuxième à avoir franchi ce cap est l’Arabie Saoudite aux États-Unis en 1994 et le troisième est l’Algérie qui est passée au huitième des finales au Brésil 2014. En tout, il n’y a eu dans l’histoire de la Coupe du Monde de la FIFA que huit équipes arabes qualifiées pour la phase finale, sur les vingt-trois pays que compte le monde arabe.

Ces participations timides n’ont pas permis aux buteurs arabes de figurer parmi les légendes de cette compétition. Il n’en reste pas moins certaines performances de joueurs qui ont fait briller quelques étoiles dans le firmament arabe.

 

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