• Edition actuelle

Actualités

L’invisibilité en passe de devenir réalité !

 

Par Majalla

Des sociétés primitives, en passant par la Grèce antique ou l’Egypte des Pharaons, sans oublier la civilisation arabo-musulmane avec ses Mille et une nuits, pour finir aux temps modernes et les films de science-fiction, la quête de l’invisibilité a été toujours présente. Source à des croyances multiples, mais surtout sujets à toute une littérature féconde et abondante.

Tout être humain, jeune ou moins jeune, a rêvé au moins une fois, pour ne pas dire plus de devenir invisible. Aussi bien pour épier les autres et les espionner, ou engager des avantages. Sans oublier de jouer des farces aux amis et parents.

Les adultes ont en tête le film ou le feuilleton «L’Homme invisible», les plus jeunes n’ont la tête que pour Harry Potter. Une question s’est toujours posée et même s’est imposée : Si l’invisibilité sort de la fiction et des croyances, pour se convertir en vérité réelle et non un réel imaginaire ?

Tout au long de l’histoire, des charlatans et des scientifiques, les premiers à coup d’encens et d’invocations, les seconds à force de travailler sur les spectres visibles et autres invisibles, ont essayé de concrétiser ce rêve, si cher et surtout tellement symbolique. Mais surtout aux répercussions énormes.

Qu’il soit une cape, un chapeau ou une formule, ceux qui prétendent l’invisibilité en ont toujours besoin. Certains scientifiques avancent avec la rigueur de circonstance, qu’un tel rêve n’est pas impossible. Ou du moins, l’humanité va certainement l vivre dans un futur. Un futur plus proche qu’on ne le pensait…

Luis Romero Cortés, Mohamed Seghilani, Reza Maram et José Azaña, peuvent devenir les hommes les plus célèbres de l’histoire. Ces quatre chercheurs à l’INRS de Montréal, viennent de publier leurs travaux sur l’invisibilité. Ils seraient parvenus à développer une technologie permettant de rendre une personne ou un objet invisible, et ce en plein jour.

Selon cette équipe de recherche, le travail se fait au niveau du spectre des fréquences de la lumière. Expliquant que bien entendu que ce n’est pas le sujet qui devient invisible comme dans L’Homme invisible de H.G. Wells et ses nombreuses adaptations cinématographiques (dont celles de John Carpenter et Paul Verhoeven), mais que c’est l’oeil qui est trompé par des combinaisons de fréquences lui donnant l’impression qu’il ne regarde rien. Un peu comme ce que produit la cape d’invisibilité chère à JK Rowling dans ses Harry Potter.

En plus facile à expliquer, le principe est de jouer avec les différences fréquences du spectre électromagnétique, qui va des rayons gamma aux ondes électromagnétiques en passant par les rayons X, les ultraviolets, le visible (la zone arc-en-ciel) et les infrarouges.

Pour revenir à la notion de vision qu’opère l’œil, il faut dire que lorsqu’on voit une feuille d’arbre verte, cette feuille n’a fait qu’absorber tout le spectre pour ne refléter que le vert. La transparence s’explique tout simplement donc par l’absence de réflexion

Le travail de l’équipe montréalaise a justement consisté à moduler les fréquences de façon à ce que, tout objet à rendre invisible, ne fera rien refléter. La feuille d’arbre, habituellement verte car elle reflète cette couleur, se mettra à absorber cette couleur à instar de toutes les autres couleurs du spectre. Il suffit d’utiliser pour cela deux appareils placés symétriquement par rapport à l’objet, et à moduler l’arrivée de vitesse de la lumière sur la cible.

Cette technique n’est qu’à ses début, encore insuffisante pour rendre tout objet totalement et réellement invisible, sous tout angle de vision. Mais les pas accomplis sont tellement énormes, qu’on pense que l’invisibilité totale n’est qu’une affaire de quelques décennies, au maximum…

Article précédentArticle suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *