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Mawazine 2018 franchit la barre des 2,5 millions de spectateurs

La chanteuse libanaise Majida El Roumi se produit sur scène lors de la 14ème édition du festival international de musique Mawazine à Rabat, au Maroc, le 31 mai 2015. (Getty)

Par Majalla

Organisée du 22 au 30 juin 2018 sous le haut patronage royal, la 17ème édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde a encore une fois franchi la barre des 2,5 millions de spectateurs, annonce dans un communiqué l’association Maroc Cultures, organisatrices de l’événement. S’y ajoutent, selon la même source, des millions de téléspectateurs qui ont célébré cette année, les musiques du monde entier, à travers les chaînes de télévision nationales et internationales ainsi que par le biais des réseaux sociaux. Pour rappel, Facebook était parmi les partenaires majeurs de l’événement.

Mawazine est aujourd’hui l’un des rares festivals au monde à ne pas percevoir d’argent public, précise l’association. « Entièrement autonome, son modèle économique s’appuie sur les revenus tirés des ventes de tickets et du sponsoring des sociétés privées, éliminant ainsi toute aide publique. »

En plus de son apport considérable dans m’offre culturelle du pays et ses bienfaits sur le tourisme et l’économie de la capitale,  Mawazine a également offert « des infrastructures et des conditions d’accueil et de sécurité dignes des meilleurs festivals internationaux, jouant en cela un rôle moteur dans la création d’une industrie nationale du spectacle à la fois professionnelle et aux normes, créatrice de valeur ajoutée pour le tourisme et le tissu économique du pays ».

Temps forts

À l’OLM Souissi, le concert exceptionnel de Bruno Mars a rassemblé toutes les générations pour une prestation unique qui a été ovationnée. Particulièrement lorsqu’il a fait référence au Maroc à travers l’une de ses chansons, une façon bien à lui de rendre hommage à notre pays. Un incroyable moment musical !

Icône du rap américain, le marocain French Montana a lui aussi exprimé son bonheur de revenir jouer dans son pays natal, et sa fierté d’être marocain en répétant à plusieurs reprises “Ana Maghribi” tandis que le duo “The Chainsmokers” a sorti le grand jeu sur la scène de l’OLM Souissi.

Devant les festivaliers, Damso, un des plus grands représentants du hip hop français, a fait preuve de son incroyable talent de showman en livrant des compositions aux influences diverses… Le tout sous les acclamations de la foule qui a dansé toute la soirée !

L’étoile canadienne Abel Tesfaye, alias The Weeknd, a offert un show de folie devant une foule immense, dans un univers sonore qui mixe funk, électro, RnB et rap pop.

Au Théâtre National Mohammed V, c’est un véritable hommage à la chanson marocaine qui a été rendu par la grande Majida El Roumi. La soprano libanaise a notamment entonné la reprise de “Ya Bent Bladi” du chanteur Chaqqara devant un public ravi.

Quant aux prestations de Douzi, Aminux, H-Kayne, Senhaji et tant d’autres, elles ont mis à l’honneur la grande variété des musiques marocaines et l’immense talent des artistes nationaux !

Véritables symboles, Stati etNajat Aâtabou qui figurent parmi les maîtres incontestés du chaâbi marocain, ont fait sensation sur la scène de Salé devant leurs fans venus nombreux pour les acclamer.

L’artiste portoricain le plus primé de sa génération, Luis Fonsi a, à son tour, marqué les esprits à l’OLM Souissi et entonné, en chœur avec le public, son tube désormais mythique, Despacito, qui a dépassé les 5 milliards de vues sur YouTube !

Autre moment intense de la dernière journée, la diva émiratie Ahlam est montée sur la scène Nahda accompagnée d’une centaine de musiciens ! À la clé, un dispositif scénique incroyable pour une performance grandiose et inédite !

Festival solidaire

Au Bouregreg, le rappeur Rilès s’est illustré par un show haut en couleurs et l’annonce qu’il remettait le cachet de sa prestation à une association marocaine. Un élan de générosité qui a été largement applaudi et qui rappelle ce que de nombreux artistes ont déjà réalisé à Mawazine, à l’image de La Fouine en 2017, qui avait remis une partie de son cachet à la “Maison des Enfants Lalla Hasnaa”.

De grands moments sont à citer sur la scène du Bouregreg avec d’immenses artistes venus d’Afrique notamment Seun Kuti, Sidiki Diabaté, Ebo Taylor … qui ont conquis un public africain en émoi.

Au Chellah, ce sont les belles voix du monde qui ont enchanté par le cadre historique de cette scène et le lyrisme de leur prestation un public de connaisseurs fidèle.

Cracheurs de feux, jongleurs, acrobates, percussionnistes, gnaouis… ont envahis les rues de Rabat permettant aux habitants de célébrer le festival et leur ville.

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