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Culture

Aicha ben Ahmed « il n’existe nullement de différents avec les autres actrices tunisiennes au Caire »

Le Caire – Souha El-Charkaoui

L’actrice tunisienne Aicha Ben Ahmed considère qu’il n’existe nullement de différents avec les autres actrices tunisiennes, qui l’ont précédée au Caire, et voit dans une interview accordée à «Majalla», que «Aigle de la Haute Egypte» constitue son certificat de naissance en Egypte.

Cette artiste tunisienne a pu attirer l’attention grâce à un visage angélique, qui lui a fait octroyer une place de choix dans les cœurs des téléspectateurs. Pendant la saison écoulée, elle a présenté deux œuvres totalement différentes l’une sur l’autre, aussi bien au niveau de l’idée que du contenu. Elle a concrétisé le personnage d’une fille de la Haute-Egypte dans «Aigle de la Haute-Egypte», avec à ses coté l’acteur Mohamed Ramadane. Aussi au feuilleton «flèches filantes», présentant le personnage d’une femme de Daech.

A débuté en Egypte par le biais de la série télévisée «Mille et une nuits» en 2015, puis a participé à la série «Acte de naissance» en 2016. Ensuite un rôle dans le film «La cellule», à coté de l’acteur Ahmed Ezz et le réalisateur Tarek El-Aryane.

Aicha a évoqué ses participations, pendant le Ramadan et les réactions autour d’elle. Aussi sa manière de maîtriser le dialecte de la Haute-Egypte, malgré ses difficultés. Sans oublier de dire que Ghada Abderrazek a été la première à la féliciter pour le succès de ses œuvres artistiques.

Elle a également décrit sa compatriote, l’artiste Hind Sabri, comme «une artiste intelligente, pure de l’intérieur et une perfectionniste dans son travail». Réfutant ce qu’a été soulevé, comme étant des divergences avec sa compatriote Dorra, qui a participé avec elle à «Aigle de la Haute Egypte», pour cause d’ajout de cinq séquences pour elle. Se considérant au-dessus de ces commérages.

Concernant la série «Flèches filantes», elle a indiqué qu’elle a connu une réussite fulgurante dans les pays du Golfe. Insistant concernant sa participation tout au long de la saison à deux œuvres, dont l’un est «difficile et fatiguant». Aussi, a évoqué ses œuvres prochaines.

Dont interview :

Avez-vous rencontré des difficultés en participant à deux œuvres pour la récente saison Ramadanesque?

– Il est très difficile de soumettre deux projets à la fois, d’autant plus que les deux personnages sont différents, aussi bien au niveau de l’idée que du contenu. Grâce à Dieu, les réactions ont compensé à la fois la fatigue et l’effort. L’importance de chaque rôle, a été parmi les raisons qui m’ont poussé à accepter ces difficultés sans hésitation. La première «Flèche filante», qui a été présentée sur la télévision d’Abu Dhabi TV. Une série forte et excellente, qui aborde une question importante et la traite différemment des autres séries. Mon personnage dans ce travail est fatigant, et m’a pris beaucoup d’énergie. Mais reste beau et profond. Aussi, tous les acteurs ont présenté une excellente prestation. Concernant la deuxième œuvre, «Aigle de la Haute-Egypte», mon rôle est différent, et a nécessité un ton vocal distinct, car se déroule en Haute-Egypte.

Qu’en est-il des réactions concernant les deux œuvres ?

Je constate que les deux œuvres ont eu des succès similaires. Qu’il s’agisse de «Flèches filantes» ou «Aigle de Haute-Egypte», l’audimat était excellent. Heureusement, les réactions au personnage de Laila, étaient positives à la fois de la part de ma famille et de mes entourage. J’ai été bellement surprise par la réaction de mon public égyptien et arabe, qui n’a pas tari d’éloges concernant mon rôle. Je tiens beaucoup à l’avis de ma mère, car elle est mon miroir, qui ne peut me mentir. Après la diffusion de chaque épisode, on discute en toute franchise, aussi bien des choses négatives que positives. Elle a été éblouie par ma prestation dans «Aigle de Haute-Egypte», et m’a dit «Quelle excellence !!! Quelle simplicité !!!».

Mais la série «flèches filantes» n’a pas atteint le même succès que celui obtenu par «Aigle de Haute-Égypte»?

La série «Flèches filantes», a connu son succès plutôt dans le Golfe, car elle a diffusée par Abu Dhabi TV. Que la plus part des Egyptiens ne suivent pas. Pour cette raison l’audience était moindre. Le personnage que j’ai incarné, était très intéressant à jouer, provocante même, car elle a instauré en moi un conflit. La question soulevée concerne bien la société arabe en particulier et tout le monde en général. Le message y était direct pour qu’il puisse réussir à toucher toutes les franges de la société, essentiellement la jeunesse. Et contribuer de la sorte à la sensibilisation aux dangers des organisations terroristes.

Avez-vous été contrariée par le personnage de Laila, qui s’exprime en dialecte de la Haute-Égypte?

Je ressens un état d’anxiété et de peur quand je présente un nouveau rôle, qu’il soit classique ou autre, parce que chaque rôle dispose d’une structure propre. Pour cette raison, je dois me concentrer, dans le but d’exceller. Essentiellement concernant le dialecte de la Haute-Egypte qui n’est pas le mien, contrairement à l’accent égyptien que je maitrise depuis ma présence dans ce pays, depuis 3 ans. Concernant le dialecte de la Haute-Egypte, qui est difficile à maitriser même pour les Egyptiens. Dés la signature du contrat, j’ai senti que je disposais d’assez de temps pour me préparer convenablement. J’ai pris l’habitude de tenir des séances intensives avec M. Abdel-Nabi, qui corrigeait ma prononciation du dialecte de la Haute-Egypte. Ces séances ont eu lieu environ 4 fois par semaine, pendant 3 mois. Aussi, j’ai visionné une multitude d’œuvres en ce dialecte, dont celui de l’artiste Yahya al-Fakhrani. J’ai aimé ce dialecte et j’aime bien l’entendre. Pour cette raison l’apprentissage fut rapide. Le dialecte en soi n’est pas difficile, mais plutôt l’esprit de la région, que j’ai senti immédiatement. Je me suis documenté concernant leurs uses et leurs coutumes. A la lecture du scénario, l’image de Laila s’est inscrite dans mon imaginaire, avec sa manière d’être, et ses réactions pour toute circonstance.

Quelles sont vos scènes les plus difficiles dans «Aigle de Haute-Égypte»?

Toutes les scènes de l’œuvre étaient difficiles, et nécessitent de l’énergie supplémentaire, ou beaucoup de pleurs. Fatigantes toutes.

Considérez-vous «Aigle de la Haute-Egypte» comme une évolution artistique sans pareille en Egypte?

Sans aucun doute… Étant donné que j’ai accepté ce rôle et que je savais dès le début que c’était mon acte de naissance, je me suis dite que je ne pouvais échouer et que je devais apprendre ce rôle, jusqu’à le porter à sa perfection. Surtout, que j’accomplissais le rôle d’un personnage de la Haute-Egypte, et que je devrais être convaincante pour le téléspectateur. A savoir, toucher sa sensation, avec en conséquence la sympathie qui en suit. Suite à la diffusion, beaucoup m’ont contacté, surtout des producteurs, m’ont contacté, pour me faire des propositions artistiques. J’ai tout reporté à la fin de la saison. Avant le Ramadan, j’ai reçu beaucoup d’offres cinématographiques. Je me suis excusée, car au-deçà de ce que j’ai présenté pour le cinéma égyptien: A savoir ma participation au film «La cellule» avec des Stars notoires, à l’instar de Ahmed Ezz, le réalisateur Tarek El-Aryane, et qui a enregistré une recette spectaculaire. Pour cela, je peux accepter l’idée d’un film, mais il doit comporter une idée, et participer à des festivals. Et non de participations passagères. Pour cette cause, j’ai décidé de suspendre tout projet cinématographique, parce que toute action doit être étudiée.

Quelles sont les qualités que vous avez en commun avec le personnage de Laila, que vous avez joué?

La simplicité, et la naïveté que je porte parfois. A savoir que je sens vivre par moment sur une planète imaginaire, même en présence de personnes méchantes qui chercheraient à me nuire…. Je comprends en retard, et besoin de temps pour assimiler ces choses. Pour ces qualités, je sens que Laila me ressemble.

Qui vous a félicité pour votre performance cette saison?

Beaucoup m’ont félicité et encouragé, tout récemment l’artiste Amir Karara. Avant lui, l’artiste Ghada Abderrazek après avoir vu la promotion des deux œuvres, elle m’a dit «que c’est fort !!! ». je ne pouvais croire que j’entendais sa voix par téléphone, tant j’étais enchantée. Elle est une grande Star, avec une popularité très large. Même si je n’ai travaillé avec elle, j’ai entendu dire qu’elle est très brave. J’ai reçu des félicitations de mes compatriotes, en premier l’artiste Hind Sabri, C’est une très belle artiste, très intelligente et pure de l’intérieur, «très compétente dans son travail», aussi Dhafer Abidine. Tous sont mes amis.

Qu’en est-il de ton différent avec ta compatriote l’artiste Dorra ?

Dorra est ma compatriote et ma collègue. Me concernant, je n’ai aucun problème avec elle. Je pense de même de son coté, à cause de l’ajout de cinq scènes me concernant. Je ne pense pas que ça la contrarie. Elle est un grand nom, et certainement une star … Et au-dessus de ces petites choses. En fin de compte, il est dans notre intérêt que le feuilleton sorte d’une manière excellente, sachant que son rôle est fort et ne réduit rien de ses scènes.

Qu’en est-il de tes débuts artistiques en Egypte?

Je suis en Egypte depuis 3 ans. Le début fut avec le film «Narcisse» de la réalisatrice Sonia Chemkhi, où j’ai joué le rôle principal. J’ai pu grâce à ce film récolter un certain nombre de distinctions dans divers festivals. Lors du tournage en 2015, j’ai reçu une communication de la société «Synergie» pour participer à la série «Mille et Une Nuits». Quand j’ai lu le script, j’ai trouvé le rôle intéressent. J’ai accepté immédiatement, avec une demande d’une semaine pour finir le tournage. Ma requête fut acceptée. Une année après, j’ai eu à jouer dans la série «Acte de naissance» de l’artiste Tarek Lotfi. Je suis retournée ensuite en Tunisie, pour revenir en Egypte avec le tourna de «La cellule» de l’artiste Ahmed Ezz. Ensuite, j’ai décidé de m’installer en Egypte.

Qu’en est-il de votre parcourt artistique en Tunisie?

J’ai en Tunisie 4 ans d’expérience, durant lesquels j’ai joué dans une série d’œuvres cinématographiques, près de 9 films, dont des films de production italienne, et présenté deux drames et pièces de théâtre. J’ai un film étranger historique à tourner l’année prochaine, une production conjointe belgo-franco-américaine. Je présenterai le personnage d’une fille arabe qui maitrise plus d’une langue. Une grande star mondiale y’participera. Je suis capable d’incarner tous les rôles et je dispose d’une vision propre concernant le cinéma international, qui ne me limitera pas au rôle de la fille arabe.

Y a-t-il des artistes, avec vous souhaitiez coopérer dans la période à venir?

Je veux certainement travailler avec beaucoup d’artistes en particulier Karim Abdelaziz, et Amir Karara. Je souhaite travailler de nouveau avec Mohammed Ramadane ainsi qu’avec l’artiste Ahmed Al-Sakka, et pour la gente féminine Hind Sabri, Mona Zaki, Nelly Karim et bien d’autres.

Quelle biographie souhaitez-vous présenter?

Certes, il y a beaucoup de personnages historiques, dont le de la reine «Didon» fondatrice Carthage, et j’espère produire un film historique relatant sa vie et sa personnalité.

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