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L’impôt : bien utile ou mal nécessaire

Par: Nasreddine Ben Hadid

Si une question a été, reste et sera pour très longtemps sujet de polémiques continues. Elle se rapportera à l’impôt, comme moyens de remplir les caisses de l’Etat, et surtout pour assurer, à la fois son fonctionnement, que apporter aux citoyens les services nécessaires et surtout indispensables à la tenue d’une vie décente et respectable.

Trop d’impôts, tuerait l’économie et la ruinerait, sans oublier un appauvrissement du citoyen. Très peu d’impôt, mènerait l’Etat à une pauvreté certaine, et priverait le citoyen des services nécessaire à cette vie décente et respectable.

Un juste milieu entre les deux limites, dirait plus qu’un. En théorie la réponse est plus facile. Reste la pratique et dicter des règles pour appliquer une politique juste, équitable et surtout au service du citoyen que de l’Etat.

Aussi, l’un des indices les plus importants pour juger la bonne gouvernance et classer les Etats par indice de démocratie, réside dans la «justice fiscale», à savoir un équilibre entre le bien être des citoyens et un Etat à la fois riche et aux services de ses citoyens. Mais aussi une «fiscalité équitable», qui tel Robin des Bois, prendrait aux riches pour en donner aux pauvres.

En septembre, le commun des français penserait aux vacances qu’il vient de passer, épanouissement et coût de cette escapade, rentrée des classes des enfants et les tracasseries des dépenses engendrées par les fournitures scolaires, mais aussi sa feuille d’impôt, qu’il doit remplir et surtout payer à la caisse de l’Etat.

Cette année, ce commun des français sans quitter les deux premières tracasseries, est en train de vivre une métamorphose concernant la troisième. Plutôt, les questions sur le prélèvement à la source. Une remise en question de tout un système ancestral. De quoi avoir peur pour certain, à la fois cette crainte de tout changement, qui s’ajoute à ce «refus» (pas de tous) presque épidermique des impôts.

Questions fondamentales: Au juste. Que veut dire le mot «impôt»? Pourquoi payer ?

Le commun des payeurs d’impôt, ou le chercheur par curiosité ou pour raison académique, aurait beau chercher, et même lire mot à mot, le Code général des impôts. Il ne va rien trouver. Aucune définition dans ce recueil sensé présenter une définition avant de délivrer le mode d’emploi pour «le parfait payeur de ses impôts»… Conclusion : En droit français, aucune définition de l’impôt n’existe.

Par contre, il suffit de consulter le commun des dictionnaires, pour constater combien la liste est longue. Celle des mots, des vocabulaires et expressions, présentant une couleur de cet arc-en-ciel qui est l’impôt : Il suffit de compter : On évoque et on parle d’impôts, de prélèvements obligatoires, de cotisations, de contributions, de redevances, de taxes, de droits… Avec un amalgame assez frappant et surtout généralisé, même chez les connaisseurs entre certains taxes et impôts. Comme la taxe foncière ou la taxe d’habitation, qui n’a rien d’une taxe mais plutôt un impôt.

Les gens du métier, dans un souci de vulgarisation, ont apporté presque tous une définition. Une, est assez claire : «L’impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la couverture des charges publiques».

Une chose plus qu’importante : Payer impôts et taxes de nos jours, se fait uniquement en argent, comme l’indique la définition déjà citée. Il ne faut pas oublier que jusqu’à la Révolution, une partie non négligeable des impôts et autres taxes, était payée en nature ou en force de travail. On versait une partie plus ou moins importante, selon les années ou l’envie du pouvoir, de sa récolte. Ou on accomplissait des travaux pour le compte de l’Etat, sans en toucher une rémunération…

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