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Suite une attaque à l’engin explosif dans l’est du pays… Au Burkina Faso : Menace terroriste

Un soldat burkinabè en poste au quartier général des armées à Ouagadougou

Ouagadougou : La Majalla

 

Les attentats terroristes au Burkina Faso jadis circonscrites au nord, sont en train de déplacer vers l’est du pays. Comme si le grand banditisme ne peut suffire, vient s’ajouter le terrorisme.

Stupéfaction totale au pays, suite une attaque à l’engin explosif dans l’est du pays. Selon une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat : «Un cargo militaire de démineurs en partance pour Pama (à 326 km à l’est de Ouagadougou) a sauté sur une mine artisanale dans la localité de Kabonga». Bilan : deux militaires ont été tués et six blessés. Le groupe responsable de l’attaque contre une équipe de démineurs de l’armée burkinabè n’a pas encore été identifié.

Il faut rappeler que l’équipe de démineurs avait été déployée dans la zone pour «rechercher et neutraliser» les engins explosifs utilisés dans la région par des présumés terroristes.

Cette explosion est la troisième du genre en un mois, faisant à chaque fois des victimes, du fait d’explosion d’engins artisanaux dans l’est du pays. Sans oublier qu’il y a juste une semaine, sept soldats burkinabè ont trouvé la mort après que leur véhicule a sauté sur une mine à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma.

Selon l’avis de Sidi Kounté, sociologue spécialiste du jihadisme dans le Sahel : «Ce n’est pas un phénomène nouveau. Tous les mois, il y a des attaques un peu partout au Burkina Faso. Elles sont devenues quotidiennes. Elles se sont intensifiées dans la région de l’Est depuis le mois de février». L’inquiétude a commencé à gagner les populations.

Le mystère est total, car de l’avis des spécialistes, tout acte terroriste vise une revendication. Sidi Kounté considére que : «Les attaques terroristes peuvent ne pas être revendiquées. Cela peut être stratégique pour un nouveau groupe qui s’installe et n’a pas encore une base solide. Mais nul doute que dans l’est du pays, il y a un groupe actif». William Assanvo, chercheur spécialiste en sécurité et défense de l’institut spécialisé sur la sécurité ISS Africa ; quant à lui considère «le recours à des engins explosifs improvisés, les attaques des forces de sécurité, des brigades de gendarmerie ou de commissariats sont autant d’éléments qui font penser à une menace de nature jihadiste. Mais il faut rester prudent».

Il faut rappeler que ces attaques on commencé avec la chute du régime de Blaise Compaoré en octobre 2014. Et que le Burkina Faso, jadis ilot de tranquillité, est devenu une cible privilégiée des mouvements jihadistes. Chose nouvelle : Les attaques ont souvent été circonscrites dans le nord du pays, où elles étaient souvent perpétrées par des individus venus du Mali. Jusqu’à l’attentat terroriste du Cappucino, un café très fréquenté par des expatriés, en janvier 2016 en plein centre d’Ouagadougou, qui a fait 30 morts. L’attaque terroriste avait été revendiquée par l’organisation terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

En mars 2018, une double-attaque terroriste a aussi été perpétrée contre l’ambassade de France à Ouagadougou et l’État-major des armées, faisant huit morts parmi les militaires et une soixantaine de blessés. Assez suffisant pour montrer la vulnérabilité d’un pays en transition démocratique sortant de 27 ans de dictature. L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim). Mené par Iyad Ag Ghaly, l’homme le plus recherché du Sahel, le mouvement terroriste, qui vient d’être mis sur la liste noire américaine des organisations terroristes, est né en mars 2017 de la fusion entre Ansar Dine, des forces d’Aqmi et de quelques autres groupes qui sévissent dans le nord du Mali et du Burkina Faso.

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