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Gigantesques réformes économiques et sociales sous «Vision 2030». Arabie Saoudite… Amélioration constante de la croissance

Saudi men follow the market’s movement outside the Saudi Stock Exchange or Tadawul in Riyadh on December 5, 2009. Saudi stocks closed down one percent as investors shrugged off neighbouring Dubai’s debt crisis in the first trading day on the Riyadh market in nearly two weeks. AFP PHOTO/STR (Photo credit should read -/AFP/Getty Images)

Le Caire : Houssein Batraoui

 

* Les réformes visant à améliorer le climat des affaires sont importantes dans le contexte du contrôle budgétaire, des réformes du marché du travail et de la faible croissance.

* Une priorité politique essentielle est de promouvoir le développement, l’inclusion et de maintenir la stabilité dans le secteur financier. Des progrès significatifs ont été réalisés dans le développement du marché boursier.

 

L’Arabie saoudite continue de mettre en œuvre de vastes réformes économiques et sociales dans le cadre de «Vision 2030». Ces réformes s’inscrivent dans le cadre de 13 programmes de réalisation de la Vision, dont six ont été annoncés. Ainsi que le développement d’une une structure de gouvernance pour chaque programme visant à s’assurer que ses objectifs sont atteints. La dynamique des réformes reste forte dans le cadre de la «Vision 2030».

Le Fond monétaire international (FMI) a prédit que la croissance du PIB du Royaume atteindrait 1,9% cette année et celle hors pétrole 2,3%, compte tenu des prévisions d’amélioration à court terme, liées aux réformes et à la production pétrolière accrue. Il considère que «les risques sont équilibrés à court terme et que l’emploi des citoyens saoudiens, en particulier les femmes, a augmenté».

Ce même rapport prévoit que le solde du compte courant devrait représenter un excédent de 9,3% du produit intérieur brut (PIB) et des avoirs extérieurs nets de l’Agence monétaire saoudienne (SAMA) cette année et à moyen terme.

Le rapport du Fond, publié à la suite de consultations au titre de l’article IV, a confirmé que le système de fixation du taux de change est bénéfique pour l’Arabie saoudite, compte tenu de sa structure économique actuelle. l’Agence monétaire saoudienne a indiqué que sa décision prise au mois de mars, d’augmenter son taux d’intérêt, avant «le Fond Fédéral Américain», démontre son engagement à stabiliser le taux de change. Le rapport confirme l’intégrité du système bancaire et sa capacité à résister aux chocs externes.

Le rapport prévoyait une croissance cette année et à moyen terme, avec une stabilisation des réformes et la hausse de la production de pétrole. Il convient de cibler le solde budgétaire d’ici 2023, uniquement en cas où les prix du pétrole dépasseraient le niveau prévu. La réforme des recettes non pétrolières et des prix de l’énergie, la maîtrise de la croissance des dépenses publiques, le renforcement du cadre budgétaire et l’élaboration d’un cadre intégré de gestion des actifs et des passifs pour aider le gouvernement à évaluer ses engagements tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du budget.

 

Réformes du travail et du secteur extérieur

Le Royaume s’attache directement à mettre des opportunités d’emploi à la disposition des citoyens. Les réformes devraient viser à assurer l’égalité des chances pour les travailleurs saoudiens et expatriés dans les zones où les Saoudiens sont susceptibles de travailler. Ainsi que des mesures pour améliorer l’environnement de l’entreprise.

L’un des objectifs prioritaires de la politique consiste à accroître la sophistication financière et l’inclusivité. Et ce, dans le but de maintenir la stabilité financière. Les réformes visant à renforcer la gestion de la liquidité devraient être poursuivies, tandis que les politiques de sécurité générales pourraient être utilisées de manière anticyclique dans un cadre spécifique.

 

Règles du contrôle.

Le budget pour 2018 a ouvert la voie à un assainissement budgétaire à moyen terme dans le but d’équilibrer le budget en 2023 au lieu de 2020. La TVA a été introduite en janvier avec des exemptions limitées, avec la levée de l’inscription dans le but de faciliter sa gestion. Cette limite devrait baisser l’année prochaine à un niveau convenu entre les pays du CCG.

Le Bureau de gestion de la dette a mis en œuvre avec succès une stratégie d’emprunt local et externe, en étroite coordination avec l’Agence monétaire saoudienne. Le Fonds d’investissement public joue actuellement un rôle plus important dans la gestion des investissements publics, locaux et extérieurs.

 

Système des faillites.

Le système de faillite a été approuvé. Des travaux sont en cours dans le but de développer des régimes de marchés publics et de concurrence. Aussi, des mesures ont été prises pour améliorer les procédures gouvernementales, notamment celles qui concernent les procédures de licences pour les nouvelles entreprises, et l’atténuation des restrictions à l’IED. Le gouvernement continue la saoudisation de certains secteurs de l’économie.

Des programmes au niveau national, ont été promus pour soutenir les coûts de transport et des gardes d’enfants. Les femmes peuvent désormais conduire les voitures.

 

Taux de recrutement.

Le taux d’emploi des saoudiens, en particulier des femmes, a augmenté en 2017. Ce taux a augmenté de 3,3% (sur la base d’une comparaison annuelle) au quatrième trimestre de 2017. Bien que le taux d’emploi des expatriés ait diminué de 4,3%, le nombre total d’employés a diminué de 2,6%. Le nombre de travailleuses saoudiennes, a augmenté de 6,3% et leur taux de chômage est passé de 34,5% au quatrième trimestre 2016 à 31%.

 

Les comptes courants.

Le compte courant est redevenu excédentaire (2,2% du PIB). Les exportations de pétrole ont augmenté en raison de la hausse des prix, tandis que les restrictions budgétaires en cours ont réduit les importations et les flux de transferts des travailleurs étrangers. Le compte financier a enregistré d’importantes entrées externes. A savoir des actifs de placements par un fonds de pension et le fonds d’investissement public.

Le déficit budgétaire devrait régresser à 4,6% du PIB en 2018. Selon les experts du Fond, le déficit budgétaire devrait tomber à 1,7% du PIB en 2019. La croissance non pétrolière devrait également atteindre 2,3% cette année, soutenue par une augmentation des dépenses dans le cadre du budget.

Les indicateurs mensuels ont montré des niveaux faibles en début d’année, mais s’améliorent actuellement. Celui de la croissance du PIB réel devrait atteindre 1,4% en raison de la hausse du volume des activités de raffinage et de production de gaz, et d’une légère hausse de la production de pétrole brut au deuxième semestre, selon l’accord de l’OPEP.

L’introduction de la TVA constitue une avancée majeure dans l’amélioration de la culture fiscale et son administration en Arabie saoudite. Le prochain défi consiste à veiller à ce que l’Autorité des recettes et de la fiscalité soient en mesure de réduire la limite d’enregistrement au 1er janvier 2019. Le Gouvernement prévoit d’augmenter les dépenses d’investissement pour soutenir «Vision 2030». Les experts ont salué les mécanismes mis en place actuellement, dans le but d’examiner les projets d’investissement aussi bien existants que nouveaux, et ce avant leur financement.

Le gouvernement progresse bien dans la mise en œuvre de son programme de réforme. La croissance devrait augmenter cette année et à moyen terme, avec l’approfondissement des réformes. Les priorités les plus importantes du gouvernement sont la continuation de la mise-en-œuvre des réformes structurelles audacieuses, l’atteinte de ses objectifs budgétaires à moyen terme. Ainsi que la résistance à une nouvelle expansion des dépenses publiques en raison de la hausse des prix du pétrole.

À l’heure actuelle s’accomplissent, la mise-en-œuvre de réformes visant à renforcer aussi bien le budget que le cadre budgétaires à moyen terme, l’accroissement de la transparence budgétaire, ainsi que le développement de l’analyse budgétaire globale progresse bien. La plateforme «Etmad» devrait renforcer la gestion des finances publiques au fil du temps afin de réduire les dépenses excessives et éviter de nouveaux arriérés.

 

Amélioration du climat des affaires

Les réformes visant à améliorer le climat des affaires sont importantes dans le contexte du contrôle budgétaire, des réformes du marché du travail et de la faible croissance. Réduire le coût des affaires grâce à des réformes réglementaires et administratives, aidera à équilibrer le coût élevé de l’énergie et de la main-d’œuvre générés par d’autres initiatives de réforme. Étant donné que de nombreuses réformes juridiques sont déjà en place ou en sont encore aux dernières étapes du processus d’approbation législative, l’accent sera désormais mis sur la capacité des institutions à mettre en œuvre de nouvelles réglementations claires et transparentes pour encourager les entreprises à investir. Le nouveau système d’octroi des marchés publics jouera un rôle majeur dans la mise en œuvre des politiques anti-corruption.

Une des plus importantes priorités politiques, consiste à renforcer. le développement, l’inclusion et le maintien la stabilité dans le secteur financier. Des progrès significatifs ont été réalisés dans le développement du marché boursier.

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