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La Thaïlande du Nord… L’audace de la nature et de l’emplacement

 

Chiang Mai (Thaïlande): Moutassim Al-Falou

 

Se rendre dans des régions situées en dehors du triangle touristique thaïlandais: Bangkok, Pattaya et Phuket peut constituer l’une des options privilégiées pour celui qui est tenté par la découverte d’une autre région du pays de la liberté, le sens du mot Thaïlande. Au nord de la capitale Bangkok, à environ 700 km, se trouve Chiang Mai, héritière du royaume de Lanna, il y a environ 700 ans. C’est une destination touristique riche à la fois pour la relaxation pour l’aventure. Au nord de Xiang Mai, à environ 200 kilomètres, se trouve la ville de Xiang Rai, avec son histoire et ses temples magnifiques, est l’un des côtes du triangle de l’opium partagé par la Birmanie et le Laos, où on peut constater trois pays situés dans cette partie de l’Asie du Sud-est.

Les guerres du nouvel-an.

Lorsque la température est supérieure à 40°C, il n’est pas facile de se divertir et de s’amuser. Mais la chose est possible en Thaïlande. Où vous y alliez, chaque année à la mi-avril, vous assisterez à une véritable guerre. Ses héros sont des Thaïlandais et des touristes, et leurs armes sont des seaux, des mitraillettes, des pistolets et des lanceurs d’eau. Tandis que tout le monde crie «Bonne année». Tout cela pour fêter le nouveau Songkran thaïlandais (2559), qui coïncide avec le 13 avril de chaque année.

À Chiang Mai et ailleurs, un ensemble de rues a été désigné pour la célébration du 11 au 13 avril: des réservoirs d’eau sont placés devant les restaurants, les hôtels et les cafés, afin que chacun puisse remplir son seau ou son outil avec de l’eau et le lancer sur les piétons tout en profitant lui aussi de l’eau. Qui peut couvrir votre tête ou votre dos. Le camion des pompiers peut passer pour lancer de l’eau sur les fêtards dans le but de multiplier leurs joies, et non pour les disperser! La plus belle chose serait que le ciel se mettrait à pleuvoir en ce moment, pour que les fêtards puissent profiter pleinement de l’eau.

Nancy, touriste anglaise dit qu’elle profite à la folie des rues de Chiang Mai, et qu’elle s’est habituée à venir en Thaïlande et dans des pays voisins comme le Laos, Myanmar et le Cambodge pour assister aux célébrations presque simultanées du Nouvel An, où on y utilisent l’eau, de la poudre ou de la craie. Mais précise: «La population la plus interactive et la meilleure du monde se trouve en Thaïlande en général».

Supprimer la malchance, purifier les âmes et en donner naissance à une nouvelle, constituent l’essence de la sagesse de l’aspersion d’eau. Comme lors de nos vacances, les ménagères thaïlandaises lavent à l’eau les maisons, nettoient et rénovent, visitent les temples, rencontrent des amis et la famille et, plus important encore, exprimer gratitude et respect aux personnes âgées en aspergeant un peu d’eau entre leurs mains et en leur demandant de le bénir.

Voir un groupe de personnes danser sur la célèbre chanson coréenne «Gan Gam Style», est plus que normal. Mais que les héros de la danse, soient des éléphants d’âges et de tailles diverses. Voilà ce que vous pouvez constater dans le parc «Nature Villa» à Chiang Mai. A savoir, une réserve naturelle située à une demi-heure du centre-ville. Bien que les éléphants sautent, dessinent, jouent au golf ou marchent que sur deux pieds, ils le font avec brio.

Bien sûr, une balade à dos d’éléphant vaut le détour, d’autant plus que ces animaux sont entraînés à escalader les hauteurs et à se promener dans les rivières. Mais n’oubliez pas d’emporter avec vous un paquet de canne à sucre ou des bananes avant de monter. L’animal n’arrête pas de manger. Vous constateriez qu’il ne cessera pas de diriger sa trompe vers vous, en recherche de toute nourriture disponible.

Shun dresseur d’éléphant affirme : «Cet animal mange environ 250 kilogrammes de nourriture par jour et a besoin de 300 litres d’eau pour boire. Il est très soucieux de sa propreté, Et se baigne plusieurs fois dans la journée!»

La vue des lions, hyènes et ours, à une distance de 5 ou 6 mètres dans une réserve naturelle appelée «Chiang Mai Night Safari» est plus qu’intéressant. Mais différent des safaris africains. L’interaction directe avec les girafes et les daims et leur donner des fruits est un pur plaisir. Lorsque vous voyez le mouton berbère ou le chameau, chose courante chez les Arabes, et que vous trouvez des touristes surpris par ces animaux, vous demanderiez quant aux raisons de cette stupeur !

Un tigre qui nage, un léopard plongeant comme un poisson, des lions grimpant aux arbres, et des hyènes mangeant ce qu’a laissé un lion. Tel est ce safari nocturne. La vision se fait derrière une vitre. Aussi, on peut voir les ratons laveurs, marcher sur des cordes et de distribuer des baisers au public.

Leçons de gastronomie

S’assoir dans la campagne de Chiang Mai pendant une demi-journée et découvrir les secrets de la cuisine thaïlandaise et ses nombreuses saveurs au cours de la cuisson, constitue une nouvelle compétence que vous pourrez ajouter à votre CV. Le voyage commence tôt le matin en visitant le marché des légumes et de la viande, et en identifiant les légumes qui n’existent pas dans votre pays. Ainsi que les types d’épices utilisés pour la cuisson et les types de viande proposés.

Vous rejoindrez ensuite un village rural où le voyage culinaire commence, en choisissant le menu que vous souhaitiez préparer: entrées, salades, plats principaux, soupes et confiseries. Le nombre d’élèves dans l’école de cuisine est souvent de 4, ce qui leur donne la possibilité de partager différents plats.

La distribution et la préparation des ingrédients, le choix des épices appropriées et le degré du goût piquant, le tout précède la cuisson. Les directives de l’enseignante doivent être respectées à la lettre. Ceci dans le but d’atteindre le plus délicieux des goûts, fait par vous-même.

Vous ne devez manquer de prendre à l’école de la cuisine rurale une sieste de deux heures à midi, déguster des boissons fraîches et jouer avec les chiens et les chats dans les arbres. Et pourquoi ne pas prendre une sieste sur un hamac accroché entre deux arbres. Puis ensuite reprendre la préparation des autres plats.

«Je n’ai pas l’habitude de manger de la nourriture que j’ai préparée de mes propres mains», explique Mariusz un touriste polonais. Avant de continuer : «Je ne m’intéressais pas à la cuisine avant. Mais c’est différent ici. J’ai découvert en moi une capacité de le faire et que je pouvais préparer des plats délicieux.»

Le Temple blanc et le village des longs cous

À Chiang Rai, au nord de Chiang Mai, se trouve une magnifique légende de construction, à savoir le Temple blanc, inspirée par les histoires qui ont fait rêver les enfants. Les travaux ont commencé en 1997 dans la région de Wat Ron Khin, par un célèbre architecte. Au lieu d’utiliser la couleur dorée commune aux temples bouddhistes, il l’a remplacé par une couleur blanche pour incarner la pureté du bouddhisme. Il a réinventé l’architecture traditionnelle thaïlandaise dans un style moderne à l’aide d’un vocabulaire symbolique, d’histoires de Bouddha combattant des démons et bien d’autres légendes bouddhistes.

Sur la route entre Chiang Mai et Chiang Rai, jusqu’à la frontière du Myanmar, vous visiterez un village très primitif appelé «Longue cou». Lorsque vous entrez dans le village, vous trouverez des femmes d’âges différents, portant des anneaux métalliques autour du cou, appartenant au peuple Karen. Elles forment un groupe ethnique, croyant à la sacralité de l’esprit, et à la réincarnation. Et vivent aux frontières entre la Thaïlande et le Myanmar, pays qu’elles ont quitté vers la Thaïlande pour cause de troubles politiques. Les anneaux sont placés autour du cou de la femme dans le but d’augmenter sa taille. La pose commence dès l’âge de cinq ans. Avec ajout d’un anneau tous les trois ans, jusqu’à 25 anneaux. La femme ne peut en enlever aucune, même pendant le sommeil et la prise d’un bain, ce qui rend leur sommeil un peu stressant.

Selon les récits, cette habitude serait due à l’attaque d’un de leurs villages par un tigre, qui a pris l’une des femmes par le cou. L’un de leurs dirigeants a décidé que toutes les femmes devaient porter des anneaux en métal pour se protéger. L’histoire a commencé ainsi, puis devenue une obligation.

Parler aux villageoises est chose aisée. Elles sont habituées aux touristes. Vous ne devez pas être surpris de trouver une de ces femme pratiquer un anglais excellent, en raison des contacts quotidiens avec les Anglais et les Américains.

Le triangle de l’opium

À la frontière entre la Thaïlande du coté du Chiang Rai, le Laos et Myanmar, le triangle de l’opium ou le triangle d’or, est le point de jonction du gigantesque fleuve Ruak et du Mékong. Vous pourrez visiter les trois pays lors d’une croisière et vous rendre à la République du Laos, pendant une demi-heure avec un visa rapide pour un dollar. Vous pouvez constater que les Laotiens mettent certains animaux comme les scorpions et les serpents dans des boissons alcoolisées, en pensant qu’ils transmettaient certains traits à l’homme.

Une statue géante de Bouddha peut être vue sur le flan du fleuve du côté thaïlandais.

La CIA a été la première à avoir qualifié il y a des décennies le triangle de l’opium de «triangle d’or». La culture du pavot se pratique à Myanmar, deuxième producteur mondial de cette plante après l’Afghanistan. La plupart des drogues à base d’héroïne, d’opium et de morphine, fabriquées dans le monde proviennent de la région par différentes voies de contrebande, atteignant les marchés occidentaux et américains. Bien sûr, il n’existe pas de marché pour le trafic de drogue au quotidien, mais se passe au niveau de la mafia internationale.

Toutes ces expériences et aventures ne vous coûteront pas plus de 170 dollars. Avec des voyagistes agrémentés, dont les bureaux se situent dans le nord de la Thaïlande.

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