Journées Cinématographiques de Carthage...Le festival reporté à décembre

*Les JCC qui devaient avoir lieu du 7 au 12 novembre prochain, auront lieu dans une nouvelle date fixée du 18 au 23 décembre 2020, annoncent les organisateurs.
*La décision a été prise par le comité directeur des JCC 2020, présidé par Ridha Behi et le Centre National du Cinéma et de l’image (CNCI) en accord avec le ministre des Affaires Culturelles et après concertation avec le comité de soutien des JCC qui implique plusieurs autres ministères et institutions partenaires.

Tunis : Les Journées Cinématographiques de Carthage, l'événement artistique le plus convoité en Afrique et dans le monde arabe et le plus important en nombre de participants, n’auront pas lieu au mois de novembre comme prévu en raison de l’évolution épidémiologique du Covid-19.  Les JCC qui devaient avoir lieu du 7 au 12 novembre prochain, auront lieu dans une nouvelle date fixée du 18 au 23 décembre 2020, annoncent les organisateurs.
La décision a été prise par le comité directeur des JCC 2020, présidé par Ridha Behi et le Centre National du Cinéma et de l’image (CNCI) en accord avec le ministre des Affaires Culturelles et après concertation avec le comité de soutien des JCC qui implique plusieurs autres ministères et institutions partenaires.
« Le comité directeur des JCC reconsidère la situation de crise sanitaire planétaire et nationale liée à la COVID-19 en se référant aux experts du comité scientifique de lutte contre le Coronavirus qui prévoient le pic épidémique national entre la fin du mois d’octobre 2020 et le début du mois de novembre 2020, soit exactement durant la période prévue du festival », lit-on de même source.
Un choix ferme
Les organisateurs des JCC qui rappellent avoir « fait un choix ferme et décisif de préserver le déroulement de la session 2020 dans les termes et aux dates initialement prévues » indiquent aussi avoir « travaillé sur un concept particulier pour cette édition exceptionnelle, celui de repenser les bases fondamentales du festival avec une approche rétrospective et l’analyse des principaux défis auxquelles les JCC ont eu à faire face depuis leur création afin d’imaginer ensemble un meilleur lendemain. »
 
Un festival historique
Les JCC représentent quelques décennies de pellicules d’un festival qui a toujours parlé de son époque dans lequel la caméra se fait témoin de l'histoire et de l'actualité et où les films révèlent les préoccupations des auteurs et sortent des conventions. C’est un festival qui a grandi, qui a pris de l'ampleur et de l'assurance et continue à gagner un peu plus de liberté à chacune de ses éditions. C’est un festival qui a joué un rôle important dans l’édification de la Tunisie moderne et a contribué à l’émergence de nouveaux talents et au développement du goût des citoyens outre la sensibilisation aux grandes questions de la société et aux préoccupations des citoyens en Tunisie, en Afrique et dans le monde arabe. 
À des moments où la colonisation évacuait toute forme d’expression nationale,il aaussi été en Afrique un moyen parmi tant d’autres qui ont participé à l’épopée de la libération des pays colonisés et à l’œuvre de civilisation que ces pays ont connu.
C’est aussi un festival qui a poussé les hommes, qui ont vite épousé le septième art, à lutter contre le phénomène d’acculturation et à jouer un rôle important dans la préservation de l’identité nationale. Au fil de cinq décennies, l’on peut s’enorgueillir d’avoir compté parmi les cinéastes tunisiens, arabes et africains, des hommes illustres qui ont façonné l’industrie du cinéma qui joue désormais dans la cour des grands. 
Certes, les JCC ont parfois connues quelques vicissitudes mais leur parcours garde une cohérence, donnée en grande partie par la sagesse de ses fondateurs visionnaires.  
Cette nouvelle date a été annoncée dans un communiqué rendu public lundi dernier par le comité d’organisation de ce festival d’envergure arabe et africaine qui souligne l’évolution de la situation épidémiologique en Tunisie et dans le monde et son souci de privilégier la sécurité et la santé du public des JCC.