Aéroports africains : Partout la même désolation

Le transport, en général, est à l’économie mondiale, ce qu’est le sang au corps humain. Moins de transport, est équivalent à une réduction du nombre de voyageurs, mais aussi à une baisse des échanges commerciaux. Conclusion : Une récession qui touche les pays concernés, comprendre le monde entier.
L’avènement du Coronavirus, et son installation en constante dans le quotidien humain, a fortement touché le transport des personnes, et un peu moins celui des marchandises.
L’image de la ruche, où des passagers montent et descendent des avions, ou en transit vers une autre destination, n’est plus de mise. Elle appartient à un passé, que tout le monde rêve de convertir en présent, le plus rapidement possible.
 
Une chute vertigineuse…
Depuis que les ministères des Affaires étrangères ont déconseillé les voyages internationaux, très peu de passagers ont pris l'avion.
Par exemple, entre le 16 et le 22 avril, le nombre de passagers arrivant au Royaume-Uni a chuté de 99% par rapport à la même période en 2019.
American Airlines a déclaré que les évacuations sociales sont possibles «pour tous les passagers», indiquant qu'il y a de nombreux sièges vides sur ses avions.
Virgin Atlantic dit que de nombreux vols en avril ne sont complets qu'au quart.
De son côté, Ryanair a transporté 40.000 passagers en avril, contre 13,5 millions le même mois l'année dernière.
Les aéroports africains ne font pas l’exception. Pays touristique ou pas, aucun n’a pu éviter cette chute vertigineuse, rapide, et même tranchante, du nombre de voyageurs.
Même si l'Union européenne (UE) a annoncé mardi 30 juin qu'elle rouvrirait ses frontières aériennes à 15 pays dont le Maroc, la Tunisie, l'Algérie et le Rwanda, les vols n’ont pas encore retrouvé le niveau d’avant-confinement. La liste est mise à jour continuellement toutes les deux semaines. 
Cette liste sera approuvée pour entrer dans l'Union européenne et dans l'espace Schengen. Les critères utilisés fixent spécifiquement l'incidence des nouveaux cas de Covid-19 à un niveau proche ou inférieur à 16 pour 100.000 habitants, au cours des quatorze derniers jours, ce qui exclut en fait de nombreux pays africains dont les épidémiques n'ont pas encore atteint le pic.

 




Catalogue de l’Airport Council International


 
Quelle(s) solutions(s)
En Tunisie, l'Office de l'aviation civile et des aéroports (OACA) a annoncé que des mesures spéciales avaient été prises lors de la réunion de travail tenue le samedi 1er août sous les auspices des ministres des Affaires sociales et de la Santé, différentes parties prenantes. Il s’agit de :
*Prendre toutes les mesures pratiques à même de faire respecter le protocole sanitaire, émis par la direction générale de l’aviation civile au ministère du Transport ;
*Intensifier les opérations de désinfection et de nettoyage du terminal principal et du terminal 2 de l’aéroport Tunis-Carthage ;
*Sensibiliser d’une manière intensive et continue au port du masque, à la distanciation physique, et à l’hygiène des mains, en utilisant le gel hydro-alcoolique, tout au long de la présence à l’aéroport ;
*Mise en place d’une cellule de suivi et de contrôle de terrain chargée de veiller sur le respect du protocole sanitaire, et qui œuvre directement avec la cellule de gestion des crises présidée par la direction des aéroports, dont le rôle est l’évaluation immédiate et continue de la situation sanitaire à l’aéroport, et la prise de toutes les mesures qui sont de nature à imposer l’application stricte du protocole sanitaire ;
*Lancer une campagne pour effectuer des analyses PCR au 3 milles employés à l’aéroport des différents corps et services, et ce à raison de 500 analyses en moyenne/ jour, tout en poursuivant les prélèvements d’une manière aléatoire.

 




Conseil de l’Airport Council International.


 
Sur le site Internet de l’Airport Council International (Afrique), on peut lire :
«Bien que de nombreux aéroports africains aient bien réagi aux défis posés par la pandémie de COVID-19 en mettant en place une série de mesures pour empêcher l’entrée et la prolifération du virus à travers leurs frontières aériennes, il est maintenant vital que nous mettions d’urgence en place un plan opérationnel adéquat pour permettre la réouverture en douceur et de façon coordonnée des aéroports sur le continent après la fin du confinement et la réouverture des frontières nationales, régionales et internationales.
Afin d’aider tous les aéroports africains dans cette phase critique, l’ACI Afrique a élaboré un ensemble de recommandations sur le redémarrage des activités aéroportuaires, adaptées au contexte africain et basées sur les directives prescrites par différentes organisations et agences, et les meilleures pratiques adoptées par les aéroports du monde entier.
Il est prévu que ces recommandations serviront de feuille de route à tous les aéroports africains pour préparer et/ou mettre à jour leurs plans de reprise de la manière la plus coordonnée et efficace en mettant l’accent sur six piliers que l’ACI Afrique considère comme fondamentaux pour restaurer la confiance dans le public voyageur dans la nouvelle norme dans les aéroports».
Sur le plan pratique l’ACI Afrique a édité un guide, qui se base sur six points :

  1. Se préparer 
  2. Un personnel motivé,
  3. Un aéroport sain,
  4. Une expérience saine,
  5. Une viabilité financière,
  6. La communication.