La France en guerre contre le terrorisme

Certains pays musulmans ont boycotté des produits français et l'iran diabolise macron

* La gravité de la situation est telle que le gouvernement décrète l'état d'urgence sur tout le territoire national, une première depuis le putsch d'Alger.

 

* Le climat autour du terrorisme risque par ailleurs de s’alourdir encore dans les mois qui viennent en raison d’une absence d’une vraie stratégie sur tous les francs notamment reformes de l’éducation scientifique et religieuse et culturel afin d’empêcher des jeunes à tomber dans les pièges des terroristes.

 

* Le problème ce n'est pas la laïcité, qui consiste à la liberté de croire ou ne pas croire. La laïcité, c'est la neutralité de l'Etat, c'est le ciment de la France unie.

 

La France a été encore touchée par le terrorisme, ce très beau pays berceau de la liberté et des droits de l’homme et de la culture. La devise sa République depuis 1875 est « Liberté, Égalité, Fraternité », Fruit d'une profonde histoire de civilisation et des droits dont les principes de la Révolution française ont nourri les plus part des constitutions mondiales. Son principe constitutif est la démocratie 

Pourquoi cette haine ? Est-ce parce qu’elle avait partagé la moitié de la terre lorsqu’elle formait la deuxième empire mondiale ? ou parce qu’elle est la pionnière de la construction de l'Union européenne et qui a mis fin aux guerres européennes ? Ou pour qu’elle possède la Deuxième armée européenne derrière la Russie, troisième puissance nucléaire et spatiale mondiale, cinquième puissance militaire mondiale ? ou pour qu’elle est l'une des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et membre de l'OTAN, ou peut-être parce que la France est également éminent membre du G7, du G20, du Conseil de l'Europe, de la zone euro, de l'espace Schengen, de la commission de l'océan Indien, de la communauté du Pacifique, et abrite le siège du Conseil de l'Europe, de l'UNESCO, de l'OCDE, etc. Elle exerce ainsi une influence notable en matière politique, économique, militaire et culturelle, en Europe et dans le reste du monde. Ou parce qu’elle est le seul pays au monde à exercer sa souveraineté sur des territoires répartis sur quatre océans et deux continents, ou parce qu’elle joue un important rôle géopolitique au niveau mondial, ou parce qu’elle a un réseau d'ambassades et de consulats étendu, le deuxième au monde derrière celui des États-Unis, ou parce qu’elle dispose de bases militaires sur tous les continents. Est-ce la haine parce que La France possède dans les mers la deuxième zone économique exclusive au monde, à laquelle s'ajoute une extension du plateau continental de 579 000 km2 en 2015, qui fait d’elle l’un des premiers pays du monde pour la variété de ses milieux maritimes et leur biodiversité ?

Ou bien parce qu’elle possède une économie très solide et compte parmi 30 pays pesant à eux seuls 83% de la richesse mondiale, la troisième économie européenne derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni, la sixième économie mondiale? 

Est-ce parce qu’elle figure parmi les chefs de file mondiaux dans les secteurs du nucléaire, de l'agroalimentaire, de l'aéronautique, de l'automobile, des produits de luxe, du tourisme. 

Est-ce pour sa culture et sa civilisation sont diffusées par les pays francophones à travers le monde, réunis dans l'Organisation internationale de la francophonie ? le français Traditionnellement utilisé comme langue de la diplomatie, est la quinzième langue maternelle la plus parlée au monde parmi les 7000 langues et une des langues ayant la plus grande diffusion internationale. 

Ou surement parce qu’en France est le premier pays qui a fabriqué, la laïcité pour désigner un ensemble de principes relatifs à la place du fait religieux dans la société, dans un sens davantage politique et philosophique, notamment pour marquer une volonté d’empêcher l’emprise d’une confession sur la société, en assurant, outre la neutralité de l’État, le cantonnement du fait religieux à la sphère privée et l’adaptant comme principe constitutionnel qui sépare le pouvoir politique des organisations religieuses. Le principe de laïcité a pris corps pour la première fois pendant la Révolution française : l’abolition de l’Ancien Régime en août 1789 s’est accompagnée de la fin des privilèges ecclésiastiques et de l’affirmation de principes universels, dont la liberté de conscience et l’égalité des droits exprimés par la Déclaration des droits de l’homme. Les textes de la Déclaration des droits de l'homme ont valeur constitutionnelle car ils ont été intégrés au préambule de la Constitution du 4 octobre 1958. Parmi eux figure l'article 10 de la déclaration « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi »La loi de la République française, neutre vis-à-vis du fait religieux, garantit la liberté de culte (tant que les manifestations religieuses respectent l’ordre public), proclame la liberté de conscience et assure le pluralisme des opinions religieuses. Ce principe, constitutif de l’égalité républicaine. La laïcité ne consiste pas, de la part des pouvoirs publics, à combattre les religions, mais à empêcher leur influence dans l’exercice du pouvoir politique et administratif. Elle renvoie les idées spirituelles et philosophiques au domaine exclusif de la conscience individuelle et de la liberté d'opinion. 

 

 

Le  cauchemar de la barbarie revient encore en 2020

la revue satirique Charlie Hebdo  avait pour la première fois republiées les caricatures du prophète de l’islam du quotidien danois Jyllands-Posten le 30 septembre 2005, avant de figurer dans les pages de Charlie Hebdo en 2006. Republié les caricatures qui lui avaient valu des centaines menaces dès 2006. Ce magazine a fait tant de mal à la France sous prétexte de la liberté d’expression et de sans mesurer la gravité de ses dessins et l’effet de provoquer les terroristes islamiques qui ne cherchent qu’un prétexte pour déclarer une guerre religieuse de moyen âge et commettre des crimes contre l’humanité, dont les musulmans sont leur premiers victimes de leur terrorisme. Cette fois-ci, Charlie Hebdo a décidé d'entourer ces dessins d'une autre caricature de Mahomet, signée de Cabu, abattu dans les locaux du journal avec 11 de ses collègues en janvier 2015. Le résultat était catastrophique, des attentats, revendiqués par l'organisation terroriste (Daech), une série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts.  « C'est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech », avait déclaré le Président de la République de l’époque François Hollande. Le bilan officiel des victimes fait état de 147 morts et de 413 blessés hospitalisés. Ces attentats sont les plus meurtriers perpétrés en France depuis la Seconde Guerre mondiale et les deuxièmes en Europe (hors attentats aériens), après les 191 morts des attentats de Madrid du 11 mars 2004. Et une série d’attaques meurtrières contre des policiers et soldats et membres de l’église, depuis 2012 et les meurtres commis par Mohammed Merah, 89 attentats et tentatives d’attentats ont eu lieu sur le territoire français. “Daech a souvent présenté la France comme sa cible n°1, suivant en cela l’exemple d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), première organisation à avoir, en 2009, clamé sa volonté de s’en prendre en priorité à la République. L’attaque au couteau samedi 12 mai dans le quartier de l’Opéra à Paris, d’autres attaques contre des innocents comme le vendredi 25 septembre, à proximité des anciens locaux de la revue satirique, déménagée dans un lieu sûr et secret.. Mais jusqu’à quand ils vont continuer à provoquer les terroristes ou même les fabriquer indirectement parmi les ignorants ou les criminels qui tombent facilement dans les pièges des terroristes.

La gravité de la situation est telle que le gouvernement décrète l'état d'urgence sur tout le territoire national, une première depuis le putsch d'Alger. 

 

Décapitation en France en 2020

Le procès des attentats odieux de  2015  s’ouvrait le mercredi 2 septembre 2020  à Paris. Mais Charlie Hebdo malgré le malheur qui lui est arrivé et qui a blessé le cœur de la France et le monde entier, curieusement republie un numéro spécial titré "Tout ça pour ça", accompagné des tristement fameuses caricatures de Mahomet. Cela a suffi aux islamistes  pour exécuter leur plan satanique. expliquant que Charlie était en guerre contre les musulmans et l’islam et méprisant leur prophète : exactement ce que veulent entendre les terroristes pour tuer lâchement et aveuglement .

Lundi 5 octobre,Samuel Paty était unprofesseur d'histoire-géographie de 47 ans et père de famille, voulait illustrer ses propos sur la liberté d'expression en montrant deux caricatures du prophète Mahomet publiées par l'hebdomadaire satirique. Il faisait cours à ses élèves de 4e au collège du Bois d'Aulne, un établissement scolaire réputé calme au cœur d'un quartier pavillonnaire de Conflans-Sainte-Honorine près de Paris. 

Selon plusieurs témoignages de ses élèves, l'enseignant a demandé auparavant aux enfants musulmans de sortir de la classe s'ils le souhaitent afin de ne pas être choqués par une caricature du prophète nu. Il a été décapité par Abdoullakh Anzorov un Russe tchétchène de 18 ans. Un prêtre orthodoxe a été grièvement blessé par balle ce samedi 31 octobre à Lyon, selon la police Les faits se sont produits dans le 7e arrondissement de la ville. L'auteur des faits est en fuite…et le cauchemar continu à perturber le sommeil des français.

Hommage national

Macron:« Paty est devenu le visage de la République » 

 

le 16 octobre.Les présidents des Assemblées, l'ensemble du gouvernement et des personnalités comme la maire de Paris Anne Hidalgo et l'ancien président François Hollande ont fait face au cercueil du professeur de 47 ans, père d'un enfant de cinq ans.

Le chef de l’Etat a rendu hommage, dans la prestigieuse et historiquecour d’université de la Sorbonne, au professeur d’histoire-géographie assassiné à Conflans-Sainte-Honorine 

« Ce soir, je veux parler de votre collègue, de votre professeur  Samuel Paty  tombé parce qu’il avait fait le choix d’enseigner, assassiné parce qu’il avait décidé d’apprendre à ses élèves à devenir citoyens. Apprendre les devoirs pour les remplir. Apprendre les libertés pour les exercer»,« pourquoi Samuel fut-il tué ? Pourquoi ? Vendredi soir, j’ai d’abord cru à la folie aléatoire, à l’arbitraire absurde : une victime de plus du terrorisme gratuit. Après tout, il n’était pas la cible principale des islamistes, il ne faisait qu’enseigner. Il n’était pas l’ennemi de la religion dont ils se servent, il avait lu le Coran, il respectait ses élèves, quelles que soient leurs croyances, il s’intéressait à la civilisation musulmane.

Non, tout au contraire, Samuel Paty fut tué précisément pour tout cela. Parce qu’il incarnait la République qui renaît chaque jour dans les salles de classe, la liberté qui se transmet et se perpétue à l’école.

Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et qu’ils savent qu’avec des héros tranquilles tels que lui ils ne l’auront jamais. Eux séparent les fidèles, des mécréants. Samuel Paty ne connaissait que des citoyens. Eux se repaissent de l’ignorance. Lui croyait dans le savoir. Eux cultivent la haine de l’autre. Lui voulait sans cesse en voir le visage, découvrir les richesses de l’altérité.

Samuel Paty est devenu le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, de réduire les islamistes, de vivre comme une communauté de citoyens libres dans notre pays, le visage de notre détermination à comprendre, à apprendre, à continuer d’enseigner, à être libres, car nous continuerons, professeur. »

 « Nous continuerons ce combat pour la liberté et pour la raison dont vous êtes désormais le visage, parce que nous vous le devons, parce que nous nous le devons, parce qu’en France, professeur, les Lumières ne s’éteignent jamais ». a conclut le chef de l’état français.

 

 

 

Nice pleur encore une fois

Si aucun lien formel n’a encore été établi entre Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attaque par camion qui a fait 86 morts et centaines blessées le soir du 14 Juillet 2016 à Nice sur la Promenade des Anglais, et Brahim A, un ressortissant tunisien de 21 ans jeune migrant clandestin parti de Tunisie en bateau,  ne figurant sur aucun radar, mais un seul but les réunis  ils ont manifestement franchi l’Europe telle une Passoire avant de semer la mort, ce dernier petit diable un jeudi matin le 29 octobre à Nice, a tué au couteau à l’intérieur et aux alentours de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, trois personnes, deux femmes et un homme. La première victime, une femme de 60 ans, a été égorgée à l’intérieur du bâtiment. Le terroriste a tenté de la décapiter. La deuxième victime, un homme de 55 ans, a été blessée mortellement à coups de couteau. Il était le sacristain de la basilique, un laïc, le chanoine Philippe Asso. La troisième victime, âgée de 44 ans, a quant à elle été grièvement blessée. Elle s’est ensuite réfugiée dans un café en face de l’édifice, où elle est morte quelques minutes plus tard. Selon le ministère brésilien des affaires étrangères, cette femme est « une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants et résidant en France ».

Le terroriste, qui a crié à de nombreuses reprises « Allahou akbar » à la sortie de l’édifice, a été blessé par balles à l’épaule.  

Selon la police, Brahim A. serait arrivé en Europe par l’île de Lampedusa fin septembre, où il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre, ajoute cette source. Selon le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, il aurait aussi été à Bari, le 9 octobre. Non-demandeur d’asile en France, il était arrivé dans le pays début octobre. Quartes agressions au mode opératoire similaire, dont deux en France et une devant le consulat général de France en Arabie Saoudite, ont eu lieu le même jeudi 29 octobre. Mais les forces de l’ordre par vigilance ont pu neutraliser les terroristes. 

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé s’être saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Elle a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

 

Macron « C’est la France qui est attaquée » 

« C’est la France qui est attaquée » : Emmanuel Macron a dénoncé depuis Nice « une attaque terroriste islamiste » et annoncé le passage de 3 000 à 7 000 soldats pour l’opération « Sentinelle » afin de protéger les lieux de culte et les écoles. Le chef de l’Etat a appelé les Français à « l’unité » et à « ne rien céder à l’esprit de division », souhaitant délivrer « un message de fermeté absolue » et appelant à « ne céder à aucun esprit de terreur ».

RENFORT

 

"Ne rien céder au terrorisme", a renchéri Florence Parly, ministre des Armées, suite au Conseil de défense. Un déploiement de militaires en renfort de l'opération Sentinelle "a commencé dès hier, et sa montée en puissance va se déployer dans les prochains jours, dit-elle. Les sentinelles actuelles continuent leurs missions en attentat les renforts. (...) Les Français peuvent compter sur leurs armées."  

 

OPERATION SENTINELLE

Les 5.000 soldats français mobilisés pour renforcer l'opération Sentinelle en France seront déployés d'ici le milieu de la semaine prochaine suivant les réquisitions des préfets, a indiqué vendredi l'état-major français au lendemain de l'attentat de Nice.

"On a fait un gros effort qu'on va poursuivre et on espère atteindre la plénitude du dispositif pour le milieu de la semaine prochaine", a indiqué le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Frédéric Barbry, lors d'un point presse.

 

Le plan Vigipirate est porté au niveau « urgence attentat » sur l’ensemble du territoire national, avait annoncé un peu plus tôt devant l’Assemblée nationale le premier ministre. Le chef du gouvernement Jean Castex a dénoncé une « attaque aussi lâche que barbare qui endeuille le pays tout entier ».

Le premier ministre a alors quitté l’Assemblée nationale, où il se trouvait dans le cadre des débats sur les nouvelles mesures sanitaires pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, afin de se rendre à la cellule de crise du ministère de l’intérieur.

 « Je ne peux, une nouvelle fois dans les circonstances très difficiles que notre pays traverse, dans les épreuves qu’il subit, qu’appeler l’ensemble de la représentation nationale à l’unité et à la cohésion », a dit le chef du gouvernement aux députés, avant de promettre qu’il ferait « tout son possible » pour revenir ensuite dans l’Hémicycle. Réagissant à l’annonce, les députés ont observé une minute de silence et suspendu brièvement la séance. De leur côté, les sénateurs ont également observé un moment de recueillement.

SÉCURITÉ RENFORCÉE

 

le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la tenue d’une « réunion de crise », place Beauvau et adresse une nouvelle instruction aux services de police et de gendarmerie sur le rehaussement de la posture Vigipirate. Une sécurité renforcée va être mise en place sur les lieux d'enseignement et de la petite enfance. Les forces de l'ordre doivent anticiper "tout acte violent, contestation, de nature à venir perturber les français. 

D'autres institutions sont concernées par le renforcement de ces mesures de sécurité : les lieux de culte et cimetières ; les services publics  ouverts ; les hôpitaux et centres de santé ; les gares et aéroports ; ainsi que les organes de presse.

 

FRANCAIS A L'ÉTRANGER

 

 

"La menace est aussi forte à l'étranger, alerte Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères. On passe vite de la haine virtuelle à la menace réelle. Nous avons pris toutes les mesures pour assurer la sécurité des ressortissants français. Un message d'urgence attentat a été envoyé quelque soit le territoire puisque la menace est partout. Des instructions ont également été données aux ambassadeurs pour renforcer les dispositifs de sécurité."

 

MACRON ASSURE AU PAPE FRANCOIS QU'IL LUTTERA CONTRE L'EXTRÉMISME

 

 

Le président Emmanuel Macron s'est longuement entretenu avec le pape François et lui a "affirmé qu'il continuerait de lutter sans relâche contre l'extrémisme afin que tous les Français puissent vivre leur foi dans la paix et sans crainte", a indiqué l'Élysée dans un communiqué. Les deux dirigeants partagent une "convergence de vue totale" sur "le rejet absolu du terrorisme et de l'idéologie de la haine qui divise, tue et met en péril la paix" ainsi que sur l'importance du dialogue entre les religions.

L’Élysée indique que Macron «   a souhaité lui parler, au moment où les catholiques de France ont été si violemment blessés et les Français et musulmans de France dans leur ensemble sont tous choqués par cette série d’attaque terroriste. « Le Pape a exprimé en retour son soutien fraternel aux Français ».

 

Pourquoi la France reste “la cible n°1” du terrorisme en Occident

 

Les attaques de paris et Nice de 2020  ont rouvert les plaies d’un pays touché de nombreuses fois ces dernières années par le terrorisme islamique plus que ses voisins . la réponse se trouve dans l’histoire et le modèle social hexagonaux, une «exception française» le fait que le territoire français soit devenu la principale cible des jihadistes en Europe. D’autres pays européens ont également été touchés, comme la Belgique, l’Allemagne et l’Espagne, mais dans une moindre mesure. 

Première raison, la politique étrangère française. Paris se montre en effet plus interventionniste sur la scène internationale. L’armée française est engagée dans des pays musulmans, comme la Libye ou le Mali, et multiplie les frappes contre les positions de Daech en Irak et en Syrie – même si, la France était dans le viseur de l’Etat islamique bien avant les frappes dans ces pays. 

Est-ce parce que La France «plus frontale dans sa gestion de l’islam dans la sphère publique» ; est pour le modèle universaliste français ? Est-ce  à cause du projet de citoyenneté de la nation française, qui insiste lourdement sur une adhésion à des valeurs politiques exaltées, a très mal résisté à l’usure», selon certains, qui évoquent le lourd héritage de la décolonisation et les crises économiques à répétition. En comparaison, le Royaume-Uni a opté pour un modèle multi-culturaliste, tandis que l’Allemagne n’affiche pas la volonté de rassembler tous ses citoyens autour de principes universalistes», deux pays où le sentiment d’exclusion est moins fort, notamment chez les immigrés nord-africains, ghettoïsés dans les banlieues et qui peuvent se sentir «offensés» dans leur identité arabe ou musulmane par l'«inflexible» laïcité française. En Angleterre comme en Allemagne, une large autonomie est laissée à la pratique religieuse et communautaire de minorités issues d’ailleurs et à leur expression dans l’espace public.

Ou parce que «La France, exige qu’au nom de l’idéal républicain, la religion reste une affaire strictement privée. Nation idéologique par excellence, elle se focalise sur des sujets symboliques, limitant par exemple le port du foulard ou les prières collectives en public». Selon autres. Ces restrictions blessent par-delà leur réalité, ce qui permet aux islamistes d’en exagérer les enjeux plus encore et de s’en prévaloir pour accuser la France d’islamophobie. En réalité, la France n’est pas plus islamophobe ni ses voisins ; elle est juste plus frontale dans sa gestion de l’islam dans la sphère publique. C’est normal, la France est un pays catholique et laïque  et non musulman comme veut certain l’islamiser.

Certains observateurs considèrent que le système d’intégration à la française, obsolète car «trop rigide» et «trop idéologique», doit être revu. «Les réalités de la société française aujourd’hui exigent une approche plus pragmatique et plus souple», défend-il, avant de conclure : «La France n’est plus ce qu’elle était et il est temps qu’elle se fasse à cette idée.»

Est que la France est devenue le  premier  « réservoir »  de sympathisants islamistes en Europe , comme le montre le chiffre de 25 000 individus fichés “S” suivis par les services de renseignements pour leur radicalisation religieuse islamiste. De plus, on note que cette épidémie de volontaires djihadistes présents sur le sol français est historiquement antérieure aux conflits en Syrie et en Irak contre Daech, en référence à la vague terroriste des années 90 liée à la guerre civile en Algérie. Plusieurs des émirs de l’époque, arrêtés puis condamnés et pour certains toujours détenus, sont réapparus dans de nombreuses procédures.

Certain comme le Sociologue Jean-François Bayart voit que La dénonciation de « l’islamo-gauchisme » repose sur une méconnaissance confondante de l’histoire et révèle la consolidation d’un « républicano-maccarthysme » au cœur même de l’Etat et des médias, accuse le professeur de sociologie politique  Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer à l’Assemblée nationale  où il exprimait sa crainte de voir la France prise en otage par l’inimitié complémentaire entre salafistes et laïcards. «  Nous y voilà. L’effroi, le dégoût et la colère qu’inspirent l’assassinat de Samuel Paty et l’attentat de Nice »

offrent un effet d’aubaine aux idéologues qui s’arrogent le monopole de l’indignation et de la définition de la République. La dénonciation de « l’islamo-gauchisme» trahit un manque de securitas, cette tranquillité d’esprit que les stoïciens revendiquaient face au danger, et qui est l’antipode de la panique sécuritaire. Que le terme plaise ou non, il confirme qu’il y a bien une islamophobie d’Etat en France, dès lors qu’un ministre de l’intérieur déclare, à propos des « Auvergnats » bien sûr, que « quand il y en a un, ça va », et que « c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » [phrase prononcée par Brice Hortefeux en 2009], au cours d’un quinquennat qui institue un ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale.

« Le professeur que je suis éprouve d’un sentiment de colère devant l’hypocrisie d’une élite politique qui, soudain, redécouvre l’enseignant » Il y a bien une islamophobie d’Etat lorsque sa police pratique une discrimination certes illégale, mais systémique, à l’encontre d’une partie de la jeunesse assignée à ses origines supposées musulmanes. Cet Etat n’est pas « neutre entre les religions », comme le souhaitait l’écrivain Ernest Renan [1823-1892]. Il n’a cessé, ces dernières décennies, de valoriser le  christianisme et le judaïsme en développant une laïcité dite « positive » à leur égard, et de vouloir se subordonner politiquement l’islam pour le contrôler sous prétexte de l’éclairer.

Il y a aussi une islamophobie capitaliste lorsque de grandes chaînes privées font preuve de tant de complaisance à l’égard de chroniqueurs dont la haine de l’islam est le fonds de commerce.

Méconnaissance de l’histoire

Il n’est pas vrai qu’expliquer est justifier. C’est se donner les moyens d’une politique. S’en tenir à l’« islam », c’est souvent oublier d’autres facteurs. Par exemple celui de la guerre : AlQaida est née de celles d’Afghanistan contre l’armée soviétique (1979-1992) et de la première guerre du Golfe (1990-1991) ; Daech est née de l’occupation américaine de l’Irak, en 2003. S’interdire de le savoir, c’est remonter la machine du dieu Mars en ignorant, par exemple, que le djihadisme au Sahel nous parle moins de l’islam que d’une crise agraire. Aucune opération « Barkhane » [nom de la force française antidjihadiste au Sahel] n’apportera de solution à ce

problème. La dénonciation de « l’islamo-gauchisme » repose sur une méconnaissance confondante de l’histoire. En ce sens, ceux qui le pourfendent sont bien la symétrie idéologique des fondamentalistes musulmans. Les uns s’inventent la Médine du Prophète de leurs rêves, les autres la IIIe République de leur passion. Outre qu’il est amusant de voir invoquer, pour « protéger les femmes de l’islam », une République qui leur a refusé le droit de vote, la conception « intransigeante » de la laïcité est un contresens. Les Pères fondateurs de la IIIe République s’en faisaient une idée « transactionnelle », récusaient l’« intransigeance », voulaient le « consensus », à l’instar de Gambetta [1838-1882]. (Re)lisez vos classiques, Manuel Valls » . conclut le sociologue.

Si certains misaient sur l’affaiblissement de Daech au Moyen-Orient grâce une peu à la France et les états unis.  pour faire baisser le risque terroriste dans l’Hexagone, il n’en est rien, cette guerre sur le territoire promet d’être paradoxalement plus longue que celle conduite en Syrie et en Irak.  la décision française dans le passé de frapper certaines installations du régime en Syrie place la France  en quelque sorte  comme  l’ennemie des deux camps.  

Le climat autour du terrorisme risque par ailleurs de s’alourdir encore dans les mois qui viennent en raison d’une absence d’une vraie stratégie sur tous les francs notamment reformes de l’éducation scientifique et religieuse et culturel afin d’empêcher des jeunes à tomber dans les pièges des terroristes. Et aussi de ne pas marginaliser les jeunes dans les banlieues en l’offrant un avenir meilleur et travail.

 

Macron attaque les séparatistes islamiques

 

 

Emmanuel Macron avait présenté le vendredi 2 octobre son projet de loi contre les séparatismes aux Mureaux dans les Yvelines. Lieu n’a pas été choisi par hasard, à des mois de tergiversations, de débats sémantiques et de querelles internes à l’exécutif. 

Il précisé qu'il fallait "définir la réalité de nos problèmes. Qu'est-ce qui met en danger, notre République ? Le problème ce n'est pas la laïcité, qui consiste à la liberté de croire ou ne pas croire. La laïcité, c'est la neutralité de l'Etat, c'est le ciment de la France unie."

 

Aucun amalgame

Ce discours n'est pas là pour "stigmatiser tous les musulmans". Mais il explique qu'il faut s'attaquer au problème du séparatisme islamiste. Et pour le nommer l'islamisme radical.

C'est un défi à conduire "contre la dérive de certains au nom de la religion". "Nous avons créé des quartiers où la promesse de la République n'y était plus". 

« Ce à quoi nous devons nous attaquer, c’est le séparatisme islamiste. » Le chef de l’Etat, accusé d’avoir « du mal à prononcer le mot islamisme », Il entend donc lutter contre « l’islamisme radical », cette « idéologie » qui « affirme que ses lois propres sont supérieures à celles de la République », et tente parfois « de verser le sang,».

Un « projet conscient, théorisé », selon le chef de l’Etat, « qui se concrétise par des écarts répétés avec les valeurs de la République, se traduit souvent par la constitution d’une contre-société et donc la déscolarisation des enfants, le développement de pratiques sportives, culturelles communautarisées, l’endoctrinement ». Autant de problèmes auxquels l’exécutif prétend répondre à travers un projet de loi, qui sera présenté en conseil des ministres le 9 décembre et devrait être baptisé « laïcité et libertés ». 

Combattre les « ingérences étrangères »

Avec ce texte, le locataire de l’Elysée veut déclencher un « réveil républicain ». Dans le domaine éducatif, d’abord. Pour éviter le phénomène « des écoles illégales, souvent administrées par des extrémistes religieux », il a annoncé que, « dès la rentrée 2021 », l’instruction au sein d’une école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans. L’enseignement à domicile, qui concerne près de 50 000 enfants, devra dorénavant être limité aux impératifs de santé. « Une décision forte, a-t-il vanté. Sans doute l’une des plus radicales depuis les lois Ferry de 1882 et celle assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969. » Le chef de l’Etat entend aussi renforcer l’encadrement des écoles hors contrat, « parce que l’école doit d’abord inculquer les valeurs de la République non celles d’une religion, former des citoyens, non des fidèles ».

 

 

Pays avec un passé colonial

"S'ajoute à cela que nous sommes un pays qui a un passé colonial, avec des problèmes qui ne sont pas réglés.", "C'est une action que nous devons mener tous ensemble et qui va durer des années".

 

Lutter contre le terrorisme

"Beaucoup de choses ont été faites pour lutter contre le terrorisme - 32 attentas ont été déjoués."

"Les actes sont là et ils valent plus des mots. Les réseaux de crimes organisés et de drogue démantelés font partie de ce travail".

Stratégie d'ensemble en cinq piliers

Le Président précise qu'il va y avoir une stratégie d'ensemble aux cinq piliers principaux, autour d'un renforcement de la laïcité.

 

- 1er axe : neutralité de service public

 

Le premier axe c'est un ensemble de mesure de neutralité de service public.

 

Les menus confessionnels à la cantine, les horaires différents pour les hommes et les femmes à la piscine... Avec cette nouvelle loi, le préfet pourront suspendre des mesures de ce type.

 

Des dérives ont été constatées dans les services publics concédés. Les agents devront désormais avoir une obligation de neutralité.

 

Tous les faits qui ne sont pas en accord avec nos principes, il faut s'y attaquer.

 

- 2e axe : les associations

 

Les associations sont des acteurs, des piliers... de la République. Le problème vient que certaines déploient des stratégie d'endoctrinement.

 

Nous allons renforcer les contrôles, dissoudre les associations qui posent souci... Avant la dissolution, il y a le financement. Pour avoir des subventions devra signer une charte de laïcité, sinon elle devra rembourser.

 

Au total sur nos associations, la loi permettra le contrôle, le respect de nos valeurs et la dissolution.

 

- 3e axe : l'école

 

L'école c'est le creuset républicain, c'est le coeur de l'espace de la laïcité. C'est notre trésor collectif. Or là aussi on a un combat à mener à cause des dérives et détournements.

 

Certains enfants sont déscolarisés et mis dans des établissements avec des enseignements qui ne résident que dans des prières.

 

Instruction à domicile très limitée

 

J'ai pris la décision radicale : dès la rentrée 2021 l'instruction sera obligatoire pour tous dès 3 ans, l'instruction à domicile sera limitée.

 

Les écoles hors contrat feront l'objet d'un encadrement renforcé. Il est légitime que l'Etat fasse des contrôles.

 

La République s'est construite autour de l'école. La République résistera par l'école. Ce projet est extrêmement ambitieux et il est un pilier essentiel.

 

- 4e axe : "un islam des Lumières"

 

Il nous faut aider cette religion pour se structurer pour être un partenaire de la République. L'organisation ne correspond pas à notre méthode. 

 

Un travail de structuration et de responsabilités partagées : il fallait identifier les interlocuteurs de l'islam ce qui a été fait pour désormais pouvoir construire un "islam des Lumières".

 

En libérant les influences étrangères de l'islam en France, notamment l'ambiguité sur le financement. Beaucoup de structures fondées sans transparence.

 

Les mosquées seront invitées à sortir du système de la loi de 1901, des associations, sinon elles seront contrôlées.

 

De plus sera installé un dispositif anti-push des islamistes via les financements.

 

Enfin, former les imams en France : le Conseil français du culte musulman se chargera de labelliser une formation des imams, de les certifier et écrire une charte dont le non-respect entraînera une exclusion.

 

Les études des civilisations musulmanes devront être renforcées. Il faut enseigner plus largement la langue arabe pour éviter que les jeunes aillent l'apprendre dans des associations hors de contrôle. 

 

- 5e axe : faire aimer la République

 

L'amour ça ne se décrète pas, ça ne se légifère pas. Refaire rentrer la République dans le quotidien. Beaucoup de travail a été fait mais ça ne se voit pas forcément.

 

La République doit revenir partout.

 

Nous aimons la République quand elle tient ses promesses d'émancipation.Il faut aller plus loin dans cette voie. Pour que chacun puisse trouver sa place peu impote sa couleur de peau.

 

Il faut aller plus loin pour lutter contre le racisme.

 

Un réveil républicain

Et de conclure à travers ces cinq grands axes, c'est pour un travail pour un réveil républicain. À réapprendre les raisons que nous avons de vivre ensemble : nous sommes une nation de citoyens. Nous sommes un et pluriel.

Certains pays musulmans ont boycotté des produits français  

Le 22 octobre, au cours de l' hommage national à Samuel Paty, le chef de l'Etat avait déclaré: « Nous défendrons la liberté (...) et nous porterons la laïcité, nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d'autres reculent ».le 2 octobre lors de son discours sur les séparatistes il a glissé « L’islam est une religion qui vit une crise aujourd’hui partout dans le monde  et en France ».

Ses propos avaient déclenché un flot de critiques dans de nombreux pays à majorité musulmane, où des appels à boycotter les produits français et à manifester ont été lancés. Dans plusieurs pays du Moyen-Orient se sont développés au cours des derniers jours des appels au boycott de produits français, notamment agro-alimentaires, ainsi que plus généralement des appels à manifester contre la France, dans des termes parfois haineux, relayés sur les réseaux sociaux. De hashtags en arabe publiés sur les réseaux sociaux aux prises de positions de certains médias et gouvernements du Proche-Orient, l’émoi suscité par les propos du président Emmanuel Macron au sujet des caricatures du Prophète Mahomet ne faiblit pas l’Iran même diabolise Macron en le montrant comme ennemi de l’islam et les musulmans lorsqu’il attaquait les islamistes et non les musulman et l’islam politique des frères musulmans et les djihadistes et non la religion musulmane. Certains pays, comme La Turquie, l’Iran, la Jordanie ou encore le Koweït et le Qatar, ont même décidé de retirer les produits français de leurs magasins. Presque tous les pays musulmans ont dénoncé la publication des caricatures du Prophète. La représentation des prophètes est strictement interdite par l’islam sunnite et ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans.

De son côté, l’Université du Qatar a annoncé sur Twitter le report de la semaine culturelle française à la suite de « l’atteinte délibérée à l’islam et ses symboles ».

L’Organisation de coopération islamique, qui réunit les pays musulmans, a déploré « les propos de certains responsables français susceptibles de nuire aux relations franco-musulmanes ».

Une soixantaine de sociétés coopératives, qui sont de grands distributeurs au Koweït, ont annoncé un boycott des produits français, a précisé le vice-président de la Fédération des coopératives, Khaled al-Otaibi. « Nous avons retiré tous les produits français, à savoir les fromages, crèmes et cosmétiques des rayons et les avons restitués aux agents agréés de ces marques au Koweït », a-t-il expliqué. Quelque 430 agences de voyages du Koweït ont par ailleurs suspendu les réservations de vols vers la France, a indiqué le chef de la Fédération des agences de voyages koweïtiennes, Mohammad al-Motairi. En Jordanie, le Front d’action islamique, un parti d’opposition, a appelé les citoyens à boycotter les produits français. Les pays du Golfe, notamment le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, représentent un marché de plus en plus important pour les exportations de l’industrie agroalimentaire française.

Le Quai d’Orsay par sa porte-parole a essayé de calmer les tensions en déclarant  : « Ces appels dénaturent les positions défendues par la France en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, de la liberté de religion et du refus de tout appel à la haine. Ils dénaturent également et instrumentalisent à des fins politiques les propos tenus par le président de la République le 2 octobre dernier aux Mureaux et lors de l’hommage national à Samuel Paty, visant à lutter contre l’islamisme radical, et à le faire avec les musulmans de France, qui sont partie intégrante de la société, de l’histoire et de la République françaises ». elle confirme qu’en conséquence «  les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale. » elle ajoute : « Les ministres ainsi que l’ensemble de notre réseau diplomatique sont entièrement mobilisés pour rappeler et expliquer à nos partenaires les positions de la France, notamment en matière de libertés fondamentales et de refus de la haine, appeler les autorités des pays concernés à se désolidariser de tout appel au boycott ou de toute attaque contre notre pays, accompagner nos entreprises et assurer la sécurité de nos compatriotes à l’étranger. »

 

 

 

Macron rectifie le tir

 

Dans une interview de près d'une heure accordée à Al Jazeera, Emmanuel Macron défend le modèle français , souligne notamment que « les caricatures n'ont pas été publiées par le gouvernement, mais par des journaux libres et indépendants ».

 «Je comprends qu'on puisse être choqué par des caricatures, mais je n'accepterai jamais qu'on puisse justifier la violence. Nos libertés, nos droits, je considère que c'est notre vocation de les protéger ». 

Selon l'entourage du président de la République l'objectif de ce long entretien est de chercher pour le président de la République à «expliquer sa vision de manière apaisée » avec la volonté de démontrer que « ses propos sur la lutte contre les séparatismes sont déformés et ceux sur les caricatures souvent caricaturés »

«Contrer les contre-vérités »

Il s'agit de « contrer les contre-vérités, plutôt que de les laisser prospérer et réexpliquer les fondements du modèle républicain», souligne son entourage.