Elle a exigé le retour des supporters dans les stades à partir du 15 décembre

La ministre du sport Roxana Maracineanu à »la Majalla« :
Roxana Maracinaunu

* la France est un très ancien pays sportif, Il y a plus de 36 millions de français de plus que 15 ans pratiquent une activité sportive soit 66% de la population
 
* Il n’ y a pas de lien entre le terrorisme et le sport
 
PARIS: Championne du monde en 1998 sur 200 mètres dos, elle obtient l’argent aux JO de Sydney en 2000, son dernier podium avant de quitter la compétition. Cette  franco-roumaine entre en politique en 2010 avec le Parti socialiste en étant élue conseillère régionale d'Île-de-France, mandat qu’elle détient jusqu’en 2015..
Roxana Maracineanu est actuellement femme politique, elle est nommée ministre des Sports en septembre 2018, dans le gouvernement Édouard Philippe II. Après deux ans devient Le 6 juillet 2020, ministre déléguée aux Sports auprès du ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Castex.
 
 
La Majalla : comment voyez-vous les sportifs français pour les jeux olympiques de Tokyo
 Roxana Maracineanu : nos sportifs qui se préparent pour les olympique de Tokyo de 2021  nous avons en France des sportifs au plus haut niveau international, la concurrence est saine, nous préparons les jeunes que nous trouverons ces champion à Tokyo qui partent pour la première fois mais ils seront nos champions à paris aux jeux de 2024 nous avons la volonté d’avoir des médailles les anciens   apportent aux nouveaux cette souffle de l’expérience. Moi j’ai vécu une expérience très riche, ils faut changer les expériences et les visions pour s’améliorer on se prépare pour 4 ans dans l’âge des sportifs on ne fait pas 12 jeux olympiques mais 2 maximum donc il faut les bien les préparer pour fabriquer les champions du monde de demain.
 
 
La majalla : pour la lutte du gouvernement contre le séparatisme, est ce que vous avez une charte de laïcité ?
- Effectivement, il y a une charte de la laïcité général depuis 2016 dans les champs du sport qui figure dans les établissements sportifs vous pouvez les voir affichées dans les salles des sports, comme panneaux, c’est devenu un guide que nous avons travaillé avec les observateurs de la laïcité et les acteurs du sport afin qu’il soit un outil  de référence, à destination des éducatifs sportifs  et des associations, un petit livre qui aborde par des fiches pratiques qui expliquent en questions réponses comment aborder les affaires religieuses dans les établissements sportifs , par exemple s’il y a une fille qui se présente dans l’association et qui porte le voile alors qu’avant elle ne l’avait pas, qu’est-ce que je fais comment réagir  dans le cadre de la loi etc. Nous avons des fonctionnaires sportif d’état dans chacune des fédérations nous avons 3000 agents au ministère qui coopèrent et qui apportent leur savoir technique avec les présidents des fédérations sportives. on coopère aussi avec le  ministère  de l’éducation .nous allons bientôt présenter la feuille de route dans ce domaine.
Pour la loi qui sera votée ce mois-ci, le 9 décembre contre les séparatistes, avez-vous commencé à mettre des mesures adaptées ?
-nous avons déjà engagé depuis 2018 au niveau du ministère chargé des sports un travail en profondeur pour lutter contre les atteintes aux principes républicains et toutes les formes de séparatismes, ce travail s’illustre par des contrôles ciblés de structures sportives menés sous l’autorité des préfets avec l’appui des agents jeunesse et sports des directions départementales et aussi illustré par la constitutions d’un réseau de 260 référents répartis dans les fédérations sportives, les services déconcentrés du ministère et les établissements et animé par l’un officiel de liaison du ministère de l’intérieur placé au ministère chargé des sports et enfin ce travail s’illustre par la production d’outils comme  je vous ai expliqué qui est le guide juridique et le guide de l’laïcité dans les champs du sport avec des réponses pratiques destinées aux éducateurs pour réagir à toute attente au vivre ensemble.
La Majalla : en tant ancienne champion avez-vous apporter votre experiance dans votre mission de ministre des sports ?
- Evidemment, vous savez que toute mon action au ministère est guidée par mon expérience personnelle que ce soit lorsque j’étais ministre du sport pendant 2 ans et actuellement ministre déléguée avec le ministère de l’éducation et de la jeunesse et du sport, donc toutes les choses dans lesquelles je m’investis beaucoup, c’est parce qu’elles sont des choses qui me parlent, moi je suis née en Roumanie je suis venue en France à l’âge de 9 ans en tant que immigrée et réfugiée politique, c’est beaucoup le sport comme vous dites qui m’a permis de trouvé ma place dans la société française et qui m’a fait comprendre aussi  ce qui est la citoyenneté française car je venais d’un pays communiste qui n’a pas les mêmes valeurs, forcement on ne vit pas ensemble pareil de ce qu’on vit ici en France, donc beaucoup m’a été apporté par mon club sportif, dernière par l’équipe de France et par la place que j’ai occupais en tant championne française, tout cela m’apporter une attention particulière aux clubs et aux toutes ces associations sportives qui œuvrent dans les quartiers de ce qu’on appelle la politique de la ville et les banlieues et les quartiers et aussi beaucoup d’experts partent chercher dans ces enfants de ces quartiers et les faire sortir pour devenir des champions de très haut niveau , car je suis convaincue que dans cette notion de mixité ,à connaitre l’autre pas à  rester chez soi entre communauté . vous avez observé beaucoup de champions et des stars de football , c’est le cas aussi dans les autres sports et même dans le domaine de l’art donc cette loi contre le séparatisme fait du bien à tout le monde non seulement au niveau sécuritaire mais aussi dans le domaine sportif car le sport c’est la citoyenneté en actes, un cadre privilégié pour apprendre et s’approprier les principes qui fondent le pacte républicain. J’en ai fait l’expérience dans mon
parcours de vie. 
 

la ministre du sport avec khaled saad zaghloul 

La Majalla : comment vous avez réussi ?
-personnellement j’ai vécu l’expérience en sortant de ces quartiers on en a tous besoin et j’ai réussi ainsi avec mon frère, en tant que roumains comme les autres étrangers nous sommes très proches des parents, nous partagions leur enfance et vie je sais comment c’est important de partager leur coutumes et tradition etc mais lorsqu’on est sorti mon frère et moi , nous avons connus des amis français nous avons appris la langue et les traditions françaises les valeurs nous avons appris la vie française nous sommes devenues  moitié français moitié roumain, entre les deux pays mais finalement nos enfants à nous vont devenir pleinement français, tout cela est un parcourt de vie pour des personnes qui viennent d’ailleurs, vous avez raison le sport peut jouer un rôle essentiel dans l’intégration des jeune et de vivre pleinement la citoyenneté, je le sais très bien puisque je l’ai vécu personnellement , mon frère et moi comme exemple, ma génération ,a réussi car on est sorti du communautarisme.  C’est pourquoi je soutien ces club et associations sportives, c’est la première fois au ministère au niveau de l’état soutient les acteurs sociaux  sportifs, ils ne font pas que d’ accompagner les enfants aux compétitions sportifs mais aussi pour aider les jeunes filles à sortir de chez elles en sécurité, de pouvoir s’entrainer entre elles puis l’aider à  s’entrainer en pratique mixte. De pouvoir expliquer c’est qu’est la France à travers les pratiques sportives on les aide à se structurer au niveau national, on a créé l’année dernière une « association nationale des performances nationales des sports », où on permet aux clubs de quartiers  se rencontrer plus avec les fédérations sportives et de s’intégrer dans ces fédérations ou de changer d’expériences entre elles mais de pouvoir être financé par l’état, nous avons l’année dernière un appel à un projet de 3.5 million d’euros destinée à ces acteurs directement de l’agence nationale des sports, aujourd’hui nous avons les projets des jeux olympiques de paris 24 , cela nous met en relation direct avec les acteurs du territoire pour pouvoir les accompagner financièrement et pour pouvoir  leur permettre d’avoir des éducateurs formés et diplômés d’état bien structurés leur dire aussi de ce qu’on attend
d’eux en plus.

Comment avez-vous fait pour réduire les inégalités ?
-Vous savez que depuis 2019, le ministère des sports ne se limite plus à financer les fédérations sportives mais considère désormais les associations d’insertion par le sport comme des acteurs à part entière des politiques publiques du sport. Qu’elle soit scolaire, professionnelle ou destinée à intégrer des personnes issues de l’émigration, l’insertion par le sport a prouvé son efficacité l’appel à projet l’an dernier par exemple, il y avait des actions socio-sportives avec 850 dossiers candidats et 184 dossiers financés à hauteur de 3.3millions d’euros. Il y a eu la création de l’association nationale de la performance sociale par le sport. Cette nouvelle tête de réseau associatif regroupe des fédérations et des associations socio-sportives. Elles souhaitent ensemble amplifier l’utilité sociale su sport pour les jeunes et les accompagner vers l’emploi et l’insertion par l’activité sportive.

Quel est le poids économique du sport français ?
-d’abord, la France est un très ancien pays sportif, Il y a plus de 36 millions de français de plus que 15 ans pratiquent une activité sportive soit 66% de la population. Nous avons un budget plus d’environ 78 milliards d’euros pour le sport dont il y a plus de 448 000 emplois. Nous organisons chaque année en France plus de 2.5 millions d’évènements ou des manifestations  sportives. Actuellement nous avons 360 000 associations sportives dont environs 180 000 affiliées à une fédération et nous avons plus que 3millions de bénévoles dans les champs associatifs dont 2millions dans le mouvement sportif fédéral. Vous savez qu’en a plus que 16486000 de licences fédérales dont 6385000 féminines (38.7%)
Nous avons 17 million de pratiquants en salle de sport dont 6.5 millions en salles de fitness et 5.5 millions pour le foot à 5. Nous avons ici plus de 13.5 millions de français qui déclarent pratiquer le running dont 5 million de manière régulière. Quant au sport scolaire il y a 2.700000 élèves licenciés dans les fédérations sportives scolaire et 20000 élèves et parents vice- présidents des AS du second degré, il y a 32 conventions signées par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et du sport, il y a 3713 sections sportives scolaire pour près de 80000 élèves.

Quel est votre budget du ministère chargé des sports ?
-Nous avons 802 millions de moyens d’intervention pour le sport en 2021. Et un plan de relance de 122 millions sur 2 ans.
Combien vous avez mis dans l’agence nationale des sports pour financer les projets sportifs pour cette année 2020 ?
-Pour les projets nationaux ; L’agence nationale des sports possède chaque année une enveloppe de 300 millions d’euros dont 100 million d’euros pour la partie du sport de haut niveau et pour les 300 sportifs et 200 millions d’euro sur la partie de développement des pratiques après le reste du budget au-delà de 100 million est dédié aux constructions olympiques et à l’organisation des jeux  au ministère et au fonctionnement de nos centres nationaux , les écoles nationales etc
 
Le Qatar a investi au club de la capital PSG et les américains ont investi au club marseillais, est ce que les investissements étrangères sont toujours les bienvenues en France pour élever le niveau sportif avec des moyens considérable ou vous avez changé de condition après les attaque terroristes qui viennent de l’étranger
- Il n’ y a pas de lien entre le terrorisme et le sport, Evidemment nous acceptons les investissements étrangers car nous sommes pour la prospérité du champs du sport français afin d’ élever les niveaux sportifs et d’être à la hauteur des rendez-vous dans les compétitions européennes et mondiales et défier les concurrences internationales cela doit avoir les moyens dans tous les sports pas uniquement  dans le football mais nous restons aussi attentifs aux financements ,à la prévenance des fonds et aussi à la pérennité des investissements, on ne veut pas qu’on achète un club pour le revendre derrière et se faire des sommes d’argent sur le dos des joueurs mais on soutient les investissements et les investisseurs étrangers pour l’intérêt du sport et des sportifs en France. On doit soutenir nos sportifs afin qu’ils puissent aligner dans les compétitions internationales où ils veulent partir le sport est devenu mondial et améliorer leur niveau et train de vie.
La Majalla : le sport peut sauver selon vous les jeunes des pièges des terroristes et des criminels ?
-le rôle peut que le sport peut occuper dans le plan de lutte pour les valeurs de la république et contre le terrorisme c’est faire valoir le rôle éducatif du sport dans les associatives sportives de pouvoir travailler  sur l’éducation à la citoyenneté des français qui sont nés en France mais aussi des français qui viennent d’ailleurs qui sont des habitants de la France que nous avons choisi d’accueillir en France pour pouvoir leur permettre comprendre ce que la vie française semble et les principes républicains, c’est grâce au sport qu’ils peuvent s’intégrer c’est pourquoi nous devons soutenir les clubs sportifs qui vont dans les quartiers où ils habitent ces jeunes étrangers pour les amener à la citoyenneté française à travers le sport.
 
Est-ce que la France est prête pour les jeux olympiques 2024 ?
-Oui la France est prête pour accueillir cet évènement olympique mondial en 2024. L’organisation des jeux n’est pas mis en cause, nous allons aujourd’hui honorer toutes les engagements pris, juste il faut qu’on fasse attention à ne pas dépasser l’enveloppe budgétaire c’est ce que nous avons fait, nous avons réduit de 400 million d’euros alors que le budget aujourd’hui  qui était dépassait mais nous ferons attention et  nous restons dans le temps et l’enveloppe budgétaire prévue.
En tant qu’ancienne championne olympique comment voyez-vous cet évènement et qu’avez-vous fait comme reforme pour ?
Oui, effectivement, je le vois avec fierté et honneur, vous savez que la France accueillera les jeux olympiques et paralympiques, 100 ans après la dernière édition organisée sur le sol français. Les jeux sont le plus grand événement sportif planétaire. A l’été 2024, le monde aura donc les yeux rivés sur la France. Pour être à la hauteur de l’événement, le ministère chargé des sports a engagé une réforme profonde notamment sur la haute performance. En effet, l’Etat a confié à l’agence nationale du sport la mission d’accompagner les athlètes français vers l’excellence. Grâce au déploiement de cet opérateur, l’état a également entrepris une coopération de sa filière d’accession au haut niveau avec le souci de mieux accompagner les sportifs dans leur parcours.

Avez-vous d’autres évènements importants à organiser sur la route des jeux olympiques de paris ?
- Oui, sur la route des jeux de 2024, la France accueillera effectivement plusieurs grands évènement sportifs internationaux et notamment chaque année Roland Garros et le tournoi de Bercy dans le tennis mais aussi la coupe de monde de rugby en 2023. Au-delà de l’enjeu sportif, ces manifestations internationales sont d’authentiques vitrines pour valoriser les savoir-faire français et l’attractivité des territoires. Nous avons une diplomatie économique- sportive pour rayonner la France dans l’espace européen et mondial
La Majalla : est-ce que votre capacité de manouvre est-il augmenter ou réduite pour servir le sport en intégrant le ministère de l’éducation ?
-je dois vous dire que c’est moi qui avais demandé au président de la République monsieur Emmanuel Macron de me faire ministre déléguée avec le ministère de l’éducation et de la jeunesse car lorsque j’étais que ministre des sports pendant 2 ans j’étais limitée dans certains projets et domaines mais en rejoignant l’éducation nationale et la jeunesse, le ministère chargé des sports intègre ainsi  une grande et belle équipe qui permet de changer réellement la place du sport dans notre société. Installer le sport dans le quotidien est une nécessité que la crise sanitaire a rappelée avec force. Si l’envie de sport s’est manifestée dans cette période, on sait aussi que l’absence d’activité physique régulière fragilise l’état de santé de nombre de nos concitoyens.
Le sport est important dans la vie humaine
-Tout à fait, le sport est le synonyme de progrès et le rôle du ministère est d’accompagner sur le chemin celles et ceux qui vient l’excellence sportive et feront rayonner notre pays
Une nation sportive est une nation en bonne santé, confiante. le sport est un vecteur d’épanouissement , c’est pourquoi, avec le ministre de l’éducation et de la jeunesse Jean Michel Blanquer, nous voulons renforcer la place du sport et du corps à l’école pour s’inscrire dès le plus jeune âge un rituel sportif durable dans la vie de l’enfant, contribuer à la réussite des élèves et à l’égalité des chances mais aussi forger des citoyens éclairés.
Je crois profondément que le monde sportif a un rôle social majeur à jouer en faveur de l’éducation, de la cohésion social, de l’insertion mais aussi de la santé et du développement durable. Ces défis, j’en suis convaincue, sont autant d’opportunités de se développer, de se réinventer pour les acteurs du sport, associatifs ou marchands.
Nous voulons à ces athlètes offrir tous les moyens et l’accompagnement nécessaire pour atteindre leurs objectifs sportifs tout en leur garantissant un parcours scolaire, universitaire et professionnel adapté à leurs attentes. Le nouveau périmètre ministériel nous donne tous les moyens.
 
 
Madame la ministre il est désagréable de voir les matchs sans les supporteurs , on peut prendre les distances nécessaires et respecter les consignes et la sécurité est ce que vous êtes pour ou contre le retour du public aux stades ?

- je suis pour le retour du public dans les stades dès le 15 décembre actuelle, j’ai demandé des modifications au Premier Ministre, monsieur Jean Castex, nos stades sont près tout en respectant les mesures de la sécurité sanitaire. C’est cette parole là que je l’ai porté auprès du président de la République et du Premier Ministre pour une ouverture en milieux extérieurs de cette jauge au public,. Effectivement quand on est spectateur, quand on porte un masque, quand on a un ou deux sièges de distance avec son voisin dans des enceintes grandes, il pourrait être tout à fait envisageable de venir soutenir nos athlètes, nos sportifs de haut niveau, au moment des matchs qui pourraient se dérouler là pendant les vacances de Noel et du nouvel An. La décision est entre les mains du Premier ministre. J’ai entendu la demande de ces acteurs sportifs tout à fait responsables, qui ont travaillé sur des protocoles, qu’ils sont venus présenter en préfecture, qu’ils ont eu déjà la possibilité d’expérimenter. Donc j’estime que c’est envisageable  d'avoir du public dans les stades car
J'ai écouté tous les acteurs du monde sportif, entendu l'importance d'avoir du monde dans les stades du 15 décembre au 20 janvier, sachant qu'il n'y a pas 2000 matchs prévus à cette période. Contrairement au premier confinement, on est en début de saison. Les clubs doivent livrer une prestation à leurs annonceurs. S'ils tardent ou ne peuvent pas y arriver, ces annonceurs vont se désengager. Le président du Stade toulousain (Didier Lacroix) m'expliquait que 1000 places d'hospitalité correspondaient à 40 % de son budget billetterie, c'est quand même énorme. Il faut prendre cela en considération. Même avec des jauges minimes, on sauve une partie des recettes. Les acteurs du monde sportif veulent aussi proposer une solution de sortie de crise, de prévention d'une troisième vague parce qu'ils en ont la possibilité à travers un protocole pour l'accueil du public. Notamment en incitant le téléchargement de l'application ( Tous Anti Covid ) pour tracer plus facilement le virus. Les associations sportives veulent vraiment se positionner comme une solution parce que l'attrait de retourner au stade pour voir du spectacle existe. Je suis convaincue de la responsabilité et du travail des acteurs sur ce sujet.
C’est également l’occasion pour vous de faire le point sur le financement des organisations sportives, dans lequel le ministère n’a, paradoxalement, que peu de prises.
-Ce n’est certainement pas moi qui vais, en tant que ministre,  décider 2; il n’y a que l’État qui finance. Il y a une réalité dans laquelle nous avons débarqué qui est celle d’un budget des sports à, disons, 300 millions d’euros pour financer le sport de haut niveau et le sport pour tous. À cela s’ajoute le financement que nous accordons à certains établissements et qui nous amène à 500 millions. Mais en face de cela, ce sont dix milliards d’euros qui sont financés par les collectivités pour le sport.
 
Vous avez  annoncé que la jauge ne serait plus fixée arbitrairement à 5000 personnes lorsque le public pourra de nouveau accéder aux stades, probablement en début d'année 2021.
-  je confirme que la jauge de spectateurs pourrait être adaptée en fonction des enceintes et de la situation sanitaire, quand le huis clos ne sera plus la norme, sans doute début 2021.