Muhammad Ramadan… Le «Saïdi» sujet de toutes les polémiques.

Il croit que ce qui est soulevé à son sujet, n'est autre que la «jalousie» de «la légende» qu’il est, du «Roi», et «Numéro un».


Dessin :Ali Al-Mandalawi.

1-         De Qena à Munib, vers la mondialité ?
- La même année, où sont morts le réalisateur égyptien Hassan Al-Imam et le traducteur de cinéma Anis Obeid, est né Mohamed Ramadan.
- C'est la même année du lancement de la plus ancienne pièce du théâtre de Broadway, «Phantom of the Opera», à New York.
En politique : cette année, a pris fin la dramatique guerre entre l’Iran et l’Irak. Aussi, le monde a pris connaissance de la tragédie d'Al-Qaïda.
- 1988... L'année où Ramadan Mahmoud Hejazy a vu naitre son fils Mohamed, le 23 mai.
- Qu'il soit né à Qena ou à Munib, dans les deux cas, il est «Saïdi».
 
2-         Entre Said Saleh... Et Ahmed Zaki
- Muhamed Ramadan a eu la chance que son nom soit associé à deux des «trouble-fêtes» du cinéma égyptien
- Sa relation avec Ahmed Zaki constitue un destin en soi, car il lui ressemble le plus parmi les acteurs égyptiens.
- Et sa relation avec Saïd Saleh est artistique. Il a été le premier à découvrir le talent de Mohamed Ramadan.
- L'année de la naissance de Muhammad Ramadan, Said Saleh était le héros de quatre films, tandis que le nom Ahmed Zaki figurait sur les affiches de deux films. L’un d’eux est un des plus marquants du cinéma égyptien «Le rêve de Hind et Camelia».
 
3-         Passion pour la vie et l'art.
- Ramadan a-t-il réalisé ce qu'il attendait, ou son appétit pour la vie et l'art en attend toujours plus ?
Le défi dans son discours et son mouvement cache-t-il une volonté d'aller plus loin. Les désaccords qui surgissent entre lui et certains de sa génération ne sont-ils qu'un encouragement à la compétition ?
- Ceux qui critiquent Mohamed Ramadan l'accusent toujours d'encourager la propagation de phénomènes négatifs, tels que le «banditisme».
- Quant à lui, il insiste toujours sur le fait que c'est de l'art... Qui reflète la société, et ne la guide pas.
Et à chaque nouvelle querelle, Ramadan affirme que ce qui s'élève à son sujet n'est autre que la «jalousie» de «la légende» qu’il est, du «Roi», et «Numéro un».
 
4-         Variété et abondance.
- Un rapide coup d'œil à sa réalisation, arrivera peut-être à résumer la passion de Mohamed Ramadan pour l'art :
- 15 films - 20 séries télévisées - 6 pièces de théâtre - 2 séries radio - 37 chansons.
- Ce palmarès pourrait-il être celui d’un artiste dont le parcours ne dépasse pas 15 ans ?!
- Peut-être y a-t-il une autre similitude entre lui et Saïd Saleh, qui disait : «Le cinéma égyptien a produit 1500 films, dont le un tiers me revienne».
- Parmi les similitudes entre lui et Saïd Saleh, il y a aussi cette diversité. Les deux ont joué pour le cinéma, le théâtre, la radio et la télévision, et tous les deux ont chanté. Et ont suscité la controverse.
- Pas étonnant, alors, que Mohamed Ramadan ait été «Numéro Un» ou «Numéro Dix». Nul doute qu'il est l'une des stars du premier rang du cinéma égyptien et arabe ces jours-ci.
 
5-         Le dernier à savoir.
- La différence entre lui et Saïd Saleh, est que ce dernier était un artiste «politisé», tandis que Ramadan l’a été par «hasard».
- Il a suscité la controverse plus d'une fois pour des raisons qu'il ne pensait pas susceptibles de susciter une controverse, dont la dernière concernait des photos avec des artistes israéliens.
- Ramadan dit : «Je ne savais pas ... Dois-je ouvrir un passeport pour quiconque veut prendre une photo avec moi ?»
- Ses critiques disent : Non ... plutôt il savait, et les photos étaient préméditées.
- Indépendamment de ce désaccord, il y a deux choses que Mohamed Ramadan ne savait certainement pas :
- Premièrement : l'ampleur de la controverse et du tollé que ces images ont suscité dans le public.
- Deuxièmement : L'intense intérêt, actuellement, dans les centres de décision du Moyen-Orient pour «les causes et les conséquences de ce tumulte».