Centrafrique : Un criminel de guerre arrêté

Dans le conflit né en 2013 en Centrafrique à la suite de la destitution de l'ancien dirigeant François Bozizé, il y a des noms qui apparaissent sur la liste de ceux qui ont dirigé les milices.

C’est le cas de Mahamat Said Abdel Kani, considéré comme un commandant de la Séléka.

Cette coalition rebelle issue en grande partie de la majorité musulmane faisait face à la contre-insurrection de milices anti-balaka, essentiellement chrétiennes et animistes.

Selon Human rights watch l’extradition de Mahamat Said Abdel Kani est une étape importante vers la justice pour les crimes graves commis par ces groupes armés. Mais il y encore du travail à faire précise Lewis Mudge responsable du bureau Afrique centrale de Human rights watch.

«Malgré le fait que c’est une très bonne chose que Mahamat Said vient d’être arrêté et transféré, il y a toujours beaucoup d’autres dirigeants de la Séléka qui sont actuellement sur le terrain et qui sont en train d’échapper à la justice. Maintenant, c’est le moment, avec les rebelles qui sont à la porte de Bangui, de redoubler d’effort pour montrer que les structures en place pour mettre fin à l’impunité sont en train de faire leur travail», explique t-il.