La médecine Maryam Al-Sadiq Al-Mahdi... Peut-elle traiter la crise extérieure du Soudan ?

Elle est la deuxième femme à occuper le poste du Ministre des affaires étrangères dans l'histoire du Soudan. Médecin et politicienne soudanaise, elle porte l'espoir de son peuple d'avoir un gouvernement et un avenir meilleur. Est considérée comme l'une des femmes les plus importantes de l'opposition, du temps du président déchu Omar El-Béchir.

 

La ministre Maryam Al-Sadiq Al-Mahdi, Médecin de la politique

Maryam al-Mahdi est née à Omdurman en 1965, fille de Sadiq al-Mahdi, chef de l'opposition et ancien premier ministre du Soudan.

Était très attachée à son père, qui il l'appelait «Maryam Al-Mansoura».

A étudié la médecine par passion, et a obtenu un diplôme en médecine et en pédiatrie, de la «Liverpool School of Tropical Medicine» en 1995.

A obtenu un diplôme supérieur en développement et affaires du genre, de l'Université Ahfad pour femmes d'Omdurman en 2006, et un diplôme en droit de l'Université El-Neelain au Soudan en 2013.

Un diplôme en droit avec mention très bien et distinction de la même université.

A pratiqué la médecine pendant 6 ans uniquement, puis a rejoint son père en politique.

 

Ses activités

A rejoint les rangs des combattants à Asmara et a atteint le grade de major dans l'armée soudanaise.

A participé à l'Alliance de Juba, qui comprenait les plus importantes forces de l’opposition au régime, pendant les années du Traité de paix global (Naivasha).

S’est distinguée, et s’est engagée en politique à côté de son père, Sadiq al-Mahdi.

Elle est célèbre pour son opposition au régime d'Omar el-Béchir, et a exigé sa démission, et a décrit 2019 comme année décisive, en annonçant sa participation à l'escalade des manifestations, et en assumant la direction avec le reste de les partis d'opposition, jusqu’à atteindre le but.

A rejoint le Parti national Umma, et est devenue membre du premier bureau politique élu en 2003, et a progressé jusqu'à devenir vice-présidente.

A été arrêtée à plusieurs reprises en raison de son activisme contre le gouvernement précédent.

A participé à l'établissement de la «National Consensus Forces Alliance» avec son père et de la «Sudan Call Alliance», qui a réuni des partis politiques et des mouvements armés sous un même toit contre le gouvernement Bashir.

A été arrêtée plus d'une fois à l'époque d'Al-Bashir pour sa participation à des manifestations appelant au renversement du régime.

 

Portefeuille des Affaires Etrangères

Le premier ministre soudanais Abdullah Hamdouk s'est rangé du côté de Maryam Al Mahdi, la candidate du parti national Umma, pour poste de ministre des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement.

Elle n'avait jamais occupé de poste ministériel, mais est désormais la deuxième femme à occuper le poste de ministre des Affaires étrangères dans l'histoire du Soudan, précédée par Asma Muhammad Abdullah.

Son choix pour le poste de ministre des Affaires étrangères intervient à un moment où la scène soudanaise apparaît très complexe, entre les tensions avec l'Éthiopie à propos des frontières, et du barrage de la Renaissance, la reprise des troubles sécuritaire à l’intérieur du pays, en particulier dans la région du Darfour, et le fardeau de mener à bien les tâches d'intégration du Soudan dans le système international et lui faire éviter les dangers des alliances.

Le dossier le plus important qu’elle doit traiter, est peut-être la normalisation avec Israël, en raison des réserves de son parti. Elle a précédemment déclaré que le retrait du Soudan de la liste des États parrainant le terrorisme constitue un intérêt fondamental du Soudan, mais elle rejette fermement la normalisation avec Israël.