Côte d'Ivoire : Cinq ans après

Plages bondées, commerces florissants : Cinq ans après l'attentat jihadiste dans la ville balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, le tourisme a repris des couleurs, mais est menacé désormais par un «nouvel ennemi», la pandémie de coronavirus.

Située à 30 km d'Abidjan, la cité centenaire, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, a été la cible d'une attaque terroriste le 13 mars 2016, qui avait fait 19 morts, dont des ressortissants européens. Une catastrophe pour l'économie de cette ville de 100.000 habitants, première destination touristique de Côte d'Ivoire.

«C'est un souvenir difficile, notre ville paisible s'était transformée en champ de bataille, chacun fuyait pour se protéger des balles des jihadistes. Chaque fois que nous passons, le souvenir est présent», témoigne le sénateur de Bassam, Germain Ollo.

«Un simple bruit de pétard lors des anniversaires célébrés sur la plage me fait fuir», raconte Barakissa Koïta, une marchande de cacahuètes, témoin de l'attaque.

«Lorsque arrive le week-end, les plages, les maquis (bars-restaurants populaires) et les hôtels de Grand-Bassam attirent de nouveau des milliers de personnes plus ou moins fortunées, la plupart venant de la métropole abidjanaise de cinq millions d'habitants.