Mozambique : Total compte sur une intervention militaire

La force majeure invoquée par le géant français révèle l’urgente nécessité de contrer l’insurrection islamiste. Sans coalition internationale, le projet gazier de Cabo Delgado, axe de développement stratégique pour Maputo, pourrait ne jamais voir le jour.

En 2020, Total avait signé un accord de financement par emprunt de 14,9 milliards de dollars pour le premier développement de GNL à terre du Mozambique.

Le recours à la force majeure fait suite au retrait de tout le personnel du projet du site d’Afungi, dans le nord du Mozambique, a déclaré Total dans un communiqué le 26 avril. Le géant pétrolier français avait déjà suspendu les plans de reprise de la construction à la fin de mars après que les insurgés avaient attaqué la ville voisine de Palma.

Une situation qui place, selon plusieurs analystes, la communauté internationale faire à un choix : abandonner Cabo Delgado, région qui héberge le mégaprojet de Total, à son sort ou reconnaître que le gouvernement mozambicain est trop faible pour s’attaquer seul à l’insurrection.