Tchad : Les limites du gouvernement de transition

Deux semaines après la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, la junte militaire au pouvoir, dirigée par son fils, Mahamat Idriss Deby, a nommé dimanche dernier, un gouvernement de transition avec la reconduction des anciens membres du gouvernement. Plusieurs opposants font partie de cette équipe de 40 membres dirigée par Albert Pahimi Padacké, nommé il y a tout juste une semaine.

Deux militants de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), du principal opposant, Saleh Kebzabo, occupent respectivement les fauteuils de ministre de l’Elevage et de secrétariat général adjoint du gouvernement.

Saleh Kebzabo ne participe pas lui-même au gouvernement mais il a reconnu les nouvelles autorités de la transition. L’ancien chef rebelle Acheick Ibn Oumar, qui était devenu en 2019 conseiller diplomatique du président Déby, a été nommé ministre de la Réconciliation et du Dialogue.

Un autre opposant à Idriss Déby Itno, Mahamat Ahmat Alhabo, le secrétaire général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), a, lui, été nommé ministre de la Justice. Il avait dénoncé, il y a moins d’une semaine, la répression sanglante des manifestations contre la junte militaire par les forces de l’ordre.

Les Transformateurs, le parti de l’opposant Succès Masra ne font pas partie du gouvernement d’Union nationale.