JO de Tokyo : Traçage des journalistes étrangers

Les déplacements des journalistes étrangers qui couvriront les Jeux olympiques de Tokyo seront contrôlés par GPS : l’annonce, formulée hier par la présidente du Comité d’organisation, Seiko Hashimoto, a fait le tour de la planète. L’information, censée rassurer la population nippone, a été reprise par un grand nombre de médias.

Problème : elle entrait en contradiction avec des annonces précédemment faites par la ministre des JO, Tamayo Marukawa, et celui du Numérique, Takuya Hirai. Ces deux derniers avaient affirmé que «pour des raisons de libertés individuelles, il était difficile de faire un suivi GPS des athlètes et autres personnes venant pour les JO et que, par conséquent, la fonction initialement prévue de positionnement GPS ne serait pas implémentée dans l’application spécialement développée». Le Premier ministre a avoué tout penaud hier mercredi qu’il n’était pas au courant de cette subtilité.

Ceux qui viendront au Japon pour les Jeux olympiques et paralympiques devront en revanche activer la fonction d’historique des positions de Google, laquelle permet de vérifier après coup où le smartphone se trouvait tel jour et à telle heure, avaient ajouté les deux ministres. Cette position n’est pas identique aux données GPS, mais est aussi déduite par divers autres moyens technologiques. D’autant qu’il s’agit de la localisation du smartphone, qui n’est pas nécessairement toujours là où se trouve son propriétaire, surtout quand ce dernier a plusieurs appareils.