Législatives en Algérie: participation des jeunes aux processus politiques

*Une grande majorité de jeunes universitaires et activistes de la société civile a participé au challenge politique du 12 juin.

*Les élections prochaines vont nous déterminer les hommes et femmes appelés à légiférer une Algérie nouvelle, moderne.

 

La scène politique en Algérie pour sa part témoigne d’une concurrence accrue pour l’obtention du quorum parmi les prétendants à la deuxième chambre parlementaire, c’est-à-dire passer au deuxième défi celui de la campagne électorale où la tâche s’annonce déjà difficile avec une masse électorale quasi désintéressée.

 

L’Etat algérien, de son côté, avec l’approbation de la nouvelle loi organique relative au régime électoral, espère reconfigurer par les paramètres de sélection le nouveau paysage politique qui sera marqué par le potentiel jeune, véritable vivier que le politique algérien a toujours vanté. Par ses innombrables exploits et son dévouement à son pays et à l’héritage des martyrs de la Révolution nationale de libération, la moralisation de la vie politique aura pour but d’augmenter la participation des citoyens et de la société civile à la vie politique par la garantie du libre choix, loin de toute influence matérielle et d’argent sale.

 

Cela dit, la vie politique n’est pas dissociée de la vie sociale et le quotidien du citoyen algérien où tous les indicateurs socio-économiques sont au rouge. La propagation de la pandémie Covid-19 et son impact sur l’économie mondiale a entraîné une forte réduction des échanges commerciaux et de fortes variations des taux de change.

 

Il est, également, important de reconnaître que les perspectives restent très incertaines, car les risques de nouvelles vagues de contagion, d’inversion des flux de capitaux et de nouvelle diminution des échanges internationaux se profilent toujours à l’horizon. Selon le Fond Monétaire International dans une publication de Martin Kaufman et Daniel Leigh au mois d’août 2020, estime que les pays qui dépendent de secteurs gravement touchés, comme le pétrole et le tourisme, ou sont tributaires des envois de fonds, pourraient voir leur solde des transactions courantes chuter de plus.

 

La participation des jeunes

 

Pour une première, cette fois-ci, le législateur met l’accent sur la participation des jeunes et exige que la moitié des candidats présentés dans les listes devront être âgés de moins de 40 ans ainsi que la parité homme-femme qui peut ne pas être appliquée lors des législatives du 12 juin prochain, mais compte parmi les points forts de la nouvelle loi électorale. Cette dernière a ouvert la voie devant les candidats indépendants dont l’exigence pour chaque liste est d’au moins 100 signatures, recueillies auprès des électeurs de la circonscription électorale concernée, chose appréciée et saluée par la société civile et les partis politiques.

 

Cette décision politique a encouragé une grande majorité de jeunes universitaires et activistes de la société civile à participer au challenge politique du 12 juin qui va définir, selon plusieurs experts politiques et sociologues, la prochaine configuration de la scène politique du pays subséquemment l’avenir de l’Algérie profonde et les zones de l’ombre qui souffrent de délaissement et d’absence d’investissement économique.

 

Théoriquement, la mission semble facile et l’objectif semble proche, mais le terrain prouve le contraire, avec un électeur débranché avec la vie politique et un citoyen déjà trahi par ses représentants d’un côté et d’une majorité qui ne détient pas une carte de vote, pièce maîtresse pour la validation des formulaires de collecte de signatures individuelle, d’un autre. La volonté, elle seule, ne suffit pas pour mener un combat politique, encore moins participer au travail législatif et au travail de contrôle du gouvernement.

L’Algérie a besoin d’un sursaut salutaire. Pour peu que sa gouvernance soit menée par une intelligence nationale capable de la projeter vers les horizons des espérances.

 

Une Algérie nouvelle est à notre portée au vu des potentialités énergétiques, agraires et cognitives. L’œuvre des grands hommes est liée au sens des responsabilités et de la morale dans la conduite des affaires de la Nation.

 

Les élections prochaines vont nous déterminer les hommes et femmes appelés à légiférer une Algérie nouvelle, moderne. C’est du choix porté par les électeurs que le destin d’une assemblée législative montrera les sillons des prochaines moissons annonçant le Printemps de la nouvelle Algérie.