Algérie: Le gouvernement de tous les défis

Les consultations se poursuivent naturellement avec les partis et les indépendants issus du récent scrutin pour la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation du prochain gouvernement, dont la mission s’avère d’une extrême sensibilité au vu des préoccupations et attentes formulées et des défis à relever également.

Aucune omission n’est tolérée devant les urgences signalées, souvent d’une grande portée dans la vie quotidienne du commun des citoyens et d’une si rare importance dans le développement du pays. Au plan social comme au plan économique, un effort considérable est à fournir dans l’accomplissement des tâches de cet exécutif sommé de s’investir pleinement pour être à l’écoute des pulsations d’une société en mutation et de traduire fidèlement le programme du Président de la République dont l’objectif principal est d’œuvrer dans le sens de la matérialisation de cette notion de l’Algérie nouvelle.

Evidemment, la mission de ce gouvernement ne sera pas de tout repos, compte tenu d’un contexte marqué par une crise sanitaire et la gestion aussi d’un lourd héritage pour exiger une implication totale des acteurs et partenaires et une forte mobilisation citoyenne pour répondre au vœu de l’artisan de cette œuvre du renouveau.

La reconfiguration du paysage politique née de ces élections législatives doit justement être accompagnée par un esprit d’engagement, de persévérance et de responsabilité de cet exécutif gouvernemental pour réussir le pari et amorcer un nouveau départ de nature à rétablir la confiance et motiver le commun des citoyens. On ne peut désormais parler de moyens ou capacités à mettre en œuvre, mais d’un sens de l’initiative dans l’entreprise des actions d’édification et de relance de l’économie.

Certes, un travail de base a été réalisé même s’il demeure peu perceptible pour asseoir les fondements d’un développement durable grâce à la valorisation des ressources nationales, mais il n’en demeure pas moins qu’il reste insuffisant pour accélérer le rythme d'une cadence, passer à la vitesse supérieure et faire preuve d’innovation. C’est dire que le rôle du futur gouvernement revêt un intérêt particulier face aux impératifs et enjeux divers et multiples du contexte. Il sera sans doute mis à l’épreuve au lendemain même de sa nomination pour être suivi dans sa démarche et son action.

Si une évaluation de la situation est déjà faite, avec en plus une prescription d’un traitement de choc pour y remédier et mettre sur les rails une machine, il s’agit maintenant de conduire, d’entamer un trajet et de mener à bien un développement national en fonction des spécificités du pays et des perspectives à atteindre d’un programme d’action, d’où cette nécessité de favoriser une notion de proximité pour mieux saisir les aspirations profondes des populations et lever en revanche les contraintes du terrain. Le gouvernement ne peut que s’inspirer sur ce registre de la projection du chef de l’Etat qui s’est conçue d’une manière pragmatique âpre, un long parcours riche certainement en enseignements et reflétant une réalité du terrain.

La société civile dans sa diversité qui occupe une place de choix dans l’action du premier magistrat du pays est tenue sans doute d’apporter sa contribution, de soutenir le futur gouvernement et de participer à la construction de l’édifice de l’Algérie nouvelle. En clair, le développement et la modernisation du pays demeurent une affaire