Discours religieux : début, maturité et ce qui doit être

Au départ c’était le mot. L’univers a été créé à partir de la volonté de Dieu, qui quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : « Sois », et c'est chose faite. Sinon, le reste est détails et les propos ne sont qu’un moyen pour que parvienne le message entre le commandement divin et celui qui ne l’est pas. Il n’y a pas de changement dans les paroles de Dieu. Les méthodes de discours variaient dans ce qui relève des choses de la vie et qui ne concernent pas la religion et les messages divins, mais plutôt l’apparition de nombreux genres littéraires pour exprimer des idées humaines. Mais le langage du Seigneur n’est pas soumis à ces normes et lorsque les êtres humains y entrent librement et les messages célestes sont altérés au moyen de l’apostat sous prétexte de se rapprocher de Dieu mais ce qui nous préoccupe est le discours religieux islamique dans ses deux volets à savoir le discours divin et la compréhension qu’en font les êtres humains.

 

Quant au discours divin, c’est le Saint Coran, donc il n’est pas admissible et ne devrait pas être approché, c’est la révélation divine qui a envoyé l’esprit fidèle au maître de la création, Notre Maître Muhammad, la paix soit sur lui, et quiconque a essayé de philosopher en elle a été brûlé par le feu de l’accusation de blasphème injustement ou justement. Et l’histoire du Dr Hamed Abu Zeid n’est pas loin de nous, quand l’hommea été acculé à fuir et à s’exiler parce qu’il a philosophé et utilisé des méthodes de recherche linguistique dans ce qui n’est pas humain et a donc commis une erreur là si on lui prête la bonne foi ou a été traversé par le doute là où le doute n’est pas permis, si on doute de ses intentions. Dans les deux cas, il n’a pas atteint le bon port pour la bonne raison qu’il a complètement oublié cette croyance spirituelle et la voix du cœur qui se placent au-dessus de la quête scientifique qui n’est pas la bonne voie même si elle mène sans aucun doute à l’obtention d’un diplôme pour l’étendue des connaissances académiques.

 

Mais loin de la révélation divine, le Coran contient des secrets divins et des codes célestes qui consumeront la vie humaine jusqu’à ce que Dieu hérite de la terre et de ceux qui y vivent, et c’est le miracle du Coran, qui le rend valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est une doctrine, une sociologie, une philosophie, une éducation et des sciences de la vie, que nous trouverons dans le Coran, et avec les progrès de la science, nous comprendrons plus, et pour tout cela, et nous avons reconnu dans nos consciences que le Livre de Dieu n’est pas fait par l’homme. Laissons le Livre de Dieu et ne parlons que des êtres humains à partir du discours religieux, qui est ce que nous comprenonsdes paroles de Dieu ou des paroles du Saint Prophète que la paix soit sur lui et surtout les moyens par lesquels les érudits religieux expliquent ce message aux êtres humains à la différence de leurs origines, de leurs doctrines et de leurs connaissances.

 

Il y a le musulman analphabète et il y a le semi-apprenant et il y a celui qui possède un degré scientifique, ce qui fait qu’il n’y a pas de compréhension égale du discours religieux humain au même degré par tous. Dieu soit loué, tout ce qui doit être appris de la religion facilite nécessairement son assimilation par tous.Tout le monde sait où se trouve la qibla, le nombre de prières, le nombre d’unités de prosternation, ce qui est halal de ce qui absolument interdit, et Dieu merci que les similitudes sont peu nombreuses, et tout le monde s’en prévaut, afin que nous ne tombions pas dans l’interdit. Les érudits religieux ont la tâche la plus difficile et la plus importante, celle d’adapter le discours religieux à son époque. La jurisprudence humaine qui a été écrite par les érudits et diffusée par les érudits pendant de nombreux siècles est devenue inadaptée. Personne n’en doute. Notre propos est de remercier tous les adeptes des sectes pour leur loyauté et leurs grands efforts pour installer la religion et ses dispositions légitimes dans le cœur des musulmans avec leurs conseils et leur profonde compréhension des objectifs de l’Islam dans la préservation de la vie et des biens, l’argent, de l’honneur, de la raison et de l’argent, donc ils ont travaillé dur pour ne pas échouer et ne pas envisager de blâmer les blâmeurs tant qu’il est pur à Dieu Tout-Puissant jusqu’à ce qu’un temps soit venu pour les musulmans lorsque le califat islamique a déménagé en Turquie et en particulier à l’époque de Soliman le constitutionnaliste, qui a nié l’ijtihad motivé par la bonne foi lorsque l’hégémonie turque a atteint son apogée sur le monde islamique et que par peur de la différence, il a fermé la porte de la diligence et a donné libre cours à la doctrine hanafite seulement dans toute la législation gouvernementale, et la voie de la raison a été laissée derrière pour le simple fait que les dispositions de la jurisprudence sont limitées, oubliant que les évènements sont illimités, de sorte que notre maître Abu Hanifa al-Numan ne connaissait pas l’ordinateur, la transplantation d’organes, codes génétiques, ou autres innovations jusqu’au jour de la résurrection, de sorte que les érudits de la nation avaient un devoir de diligence conformément à l’ordre de Dieu d’aliéner un groupe de musulmans et non tous les musulmans d’être d’accord avec elle à propos de la religion de Dieu. Ceux-ci sont retournés à leur peuple pour leur enseigner leur religion, mais la paresse des érudits a fait émerger à la surface ces ignorants qui ont fait perdre la boussole au peuple.

Leurs mœurs se sont éparpillées et il n’est plus utile de projeter le passé dans une fragmentation après avoir éludé les pages glorieuses de l’histoire islamique et nous sommes ainsi séparés dans son essence et dans sa forme. En termes de forme, les musulmans ne sont plus aussi prospères et sans importance, ni ne savent plus comment sortir de cette situation, et nos ennemis sont aussi nombreux que les mouches dans une assiette de miel et objectivement la communauté musulmane est devenue faible et ses scientifiques ont déçu, de sorte que la boussole a été perdue et nous ne savons plus comment sortir de cela et nous nous sommes tournés vers la paresse de la jurisprudence et de la méfiance en appelant la théorie du complot, qui est une astuce fallacieuse qui n’a plus d’écho car nous avons oublié la chose la plus importante qu’au début fut le mot.

À suivre…

 

 Écrivain et chercheur égyptien en histoire des religions et philosophie des doctrines.