Niger: Orano n’a pas tenu ses promesses

Au Niger, la société civile d'Arlit, ville minière du nord du pays, a rendu publique hier, une déclaration qui accuse le géant minier français Orano (ex-Areva) de ne pas avoir tenu plusieurs de ses promesses au moment de la fermeture, le 31 mars dernier, de la mine d'uranium d'Akouta, propriété de la Cominak (Compagnie minière d'Akouta) qui est une de ses filiales.

La société aurait inondé précipitamment les 650 km de galeries souterraines en y enfouissant des engins valant des millions d’euros. Quant au volet social, très peu a été fait. Le président de la coordination de la société civile d'Arlit, Almoustapha Alhacen, tire la sonnette d'alarme.

«La fermeture, dit-il, ils l’ont faite à la hâte en profitant des élections. Ils l’ont fermée en laissant des engins au fond de la mine, en ne mettant aucun dispositif de surveillance normale autour de la mine et sans faire participer les Nigériens à la fermeture pour comprendre au moins comment cela s’est passé».

«Il y a donc trois risques dans cette affaire, continue Almoustapha Alhacen. D’abord, on n’est pas d’accord avec les engins qui sont enterrés. Il y a des risques de contamination de la nappe par les huiles qui sont à l’intérieur et bien sûr la radiation. Il y a aussi les risques de débordement en surface».