Soudan : L’armée tente de convaincre

Le commandant Abdel Fattah al-Burhan, à la tête du coup d’Etat au Soudan, a expliqué que l’action menée par l’armée est une interpellation face à la division qui s’observe dans ce pays. Il a annoncé la dissolution du Conseil de souveraineté, le limogeage des gouverneurs et la suspension de certaines dispositions du document constitutionnel portant sur la période de transition.

Au lendemain du coup d’Etat mené par les militaires au Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan a tenu une conférence de presse. Au cours de cette activité, le commandant de l’armée soudanaise a indiqué que «le pays traverse une période dangereuse et la seule issue est l’unité et la cohésion», ajoutant que ce qu’ils font «n’est pas un coup d’État militaire, mais plutôt une rectification du cours de la révolution».

La conférence de presse de ce mardi intervient dans un contexte très particulier suite au soulèvement de la population après le coup d’Etat annoncé par l’armée, dans la matinée du lundi 25 octobre. A la base, les Soudanais ont brûlé des pneus pour manifester leur mécontentement face à ce coup d’Etat, qui d’après eux, «viole l’accord sur la transition démocratique» signé août 2019, entre les regroupements politiques du mouvement populaire et les généraux, en vue de mettre fin au règne d’Omar el-Béchir, qui était au pouvoir depuis 30 ans.