Afrique du Sud : Amère leçon pour l’ANC

Le principal parti d’opposition en Afrique du Sud, l’Alliance démocratique, gagne de plus en plus de terrain face à l’ANC. Les électeurs sud-africains envoient un signal fort aux leaders du parti de Nelson Mandela. Et ça, Cyril Ramaphosa le perçoit fort bien.

Il est de notoriété publique que le Congrès national africain (ANC, en anglais), le parti de Nelson Mandela, est en perte de popularité en Afrique du Sud. Les dernières élections municipales ont confirmé cette tendance qui a pris un virage dangereux sous la présidence du controversé Jacob Zuma, l’homme de tous les scandales, et qui a dirigé le pays de 2009 jusqu’à sa démission forcée en 2018.

Après la mairie de Johannesburg perdue face à Mpho Phalatse du parti de l’opposition, Alliance démocratique (DA, en anglais), lundi, la ville capitale, Pretoria est elle aussi conservée par le même parti. Ce qui a poussé le Président Cyril Ramaphosa à se prononcer, mardi, en marge de la visite de son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, sur ces revers connus par son parti : «C’est un gros revers pour nous, mais c’est aussi une grande leçon», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «C’est décevant pour le Congrès national africain, mais nous devons accepter le message clair envoyé par notre peuple».