Sommet de la démocratie : Chine et Russie exclues…

Plus qu'une simple affaire de carton d'invitation, la liste des invités au «Sommet pour la démocratie», organisé les 9 et 10 décembre aux Etats-Unis, illustre les rivalités géopolitiques à l'œuvre entre les grandes puissances mondiales. Promesse de campagne du candidat démocrate, l'événement est conçu de sorte que Joe Biden mette en musique sa vision de la démocratie à travers le monde. Un rendez-vous entre grands dirigeants, membres de la société civile et acteurs du secteur privé, qui doit permettre «d'établir un programme affirmatif pour le renouveau démocratique» et de «s'attaquer aux plus grandes menaces auxquelles les démocraties sont confrontées», comme l'indique le Département d'Etat américain.

En choisissant de ne pas inviter Vladimir Poutine et Xi Jinping au sommet, le président américain entend-il montrer que la Russie et la Chine, par leurs pratiques autoritaires du pouvoir dénoncées par les Occidentaux, constituent des «menaces» pour l'équilibre des relations internationales ? Joe Biden ne s'en est jamais caché depuis son arrivée à la Maison-Blanche : il entend endosser le costume du défenseur du «monde libre», face aux «autocraties» incarnées à ses yeux par la Chine et la Russie.