Soudan : Encore des manifestations

Les forces de sécurité soudanaises ont fait usage de gaz lacrymogène hier mardi, contre des dizaines de milliers de personnes qui manifestaient dans le centre de Khartoum contre le régime militaire à la suite du coup d'État du 25 octobre.

Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, à Khartoum, des grenades lacrymogènes sur des milliers de manifestants réclamant à nouveau un transfert aux seuls civils du pouvoir dominé actuellement par les militaires.

Des policiers armés de «fouets», selon des témoins, ont en outre pourchassé des manifestants aux abords du palais présidentiel, l'ancien QG du dictateur Omar el-Béchir renversé par l'armée sous la pression d'une révolte populaire en 2019 et depuis devenu siège des autorités de transition chapeautées par le général Abdel Fattah al-Burhane, auteur du putsch du 25 octobre.

Près d'un mois après le putsch, un accord a été signé le 21 novembre au plus haut niveau : le Premier ministre civil Abdallah Hamdok, lui-même détenu puis placé en résidence surveillée, a retrouvé son poste, et la mainmise de l'armée et de son chef, le général Burhane, a été consacrée, au moins jusqu'aux élections promises en juillet 2023.