Boris Johnson refuse la démission

Pris dans la tourmente du «Partygate» et de ces fêtes privées organisées à Downing Street alors que le pays était plein confinement, le Premier ministre britannique Boris Johnson a répondu avec beaucoup de combativité aux attaques de l’opposition ce mercredi au Parlement.

Sur la défensive ces dernières semaines, Boris Johnson a visiblement choisi de passer à la contre-attaque. Face au tir de barrage de l’opposition, le Premier ministre britannique s’est montré intraitable ce mercredi lors de la traditionnelle et très éprouvante séance de questions au Parlement.

Son adversaire, le leader du parti travailliste Keir Starmer, n’a cessé de lui reposer la même question : «Allez-vous démissionner ?», Boris Johnson n’a cessé de répondre par la négative. «Nous aimons ce pays et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir afin de l’aider. Nous avons tenu promesse sur le Brexit, sur la vaccination, sur la criminalité, et sur l’économie ! Je veux simplement en arriver à ceci : nous avons pris des décisions difficiles, nous avons fait les bons choix aux bons moments… et nous avons bien l’intention de continuer ce travail, moi en particulier !»

Cette fois, ni excuses ni actes de contrition ; Boris Johnson répond qu’une enquête est en cours et qu’il n’a pas à la commenter ; et il évacue le sujet en parlant du Covid, de l’économie ou même du risque de guerre en Ukraine. La stratégie est donc clairement de passer à autre chose en attendant le résultat de deux enquêtes, celle de la police et celle organisée en interne au sein du cabinet du Premier ministre, sur les fêtes privées organisées à Downing Street pendant le confinement.